Voici un nouveau projet, un nouveau groupe, Luponero qui se classe dans la catégorie, rock alternatif, hard rock, post rock ou encore post punk, bref, en gros on ne sait pas trop où les coller les gars. Ce nouveau groupe est le projet d’un vétéran de la scène finlandaise qui d’autre que…oui je sais la tension est à son comble, nos lecteurs en haleine et impatients de découvrir la suite…Marco Luponero ! Et c’est accompagné de Jim Heikkinen à la guitare et Simon Grundvall à la batterie que le trio nous présente ici son premier travail et ce premier opus.
Et avec un artwork qui singe très très fort l’esprit de Ghost (il suffit de voir le maquillage sur la pochette), rien de bien étonnant à entendre par moment des inspirations puisées chez ces derniers, mais pas que, les « c’est marrant on dirait du… » seront nombreux à l’écoute de ce disque. D’ailleurs je vais rapidement évacuer le pas terrible avec Running On Empty, Angelo et Burden puisque « c’est marrant on dirait du U2 ». Alors oui, mais période The Joshua Tree (l’une des meilleures du groupe en question selon l’auteur de cette missive), avec une ligne de basse bien en avant sur Runing On Empty notamment. Les trois morceaux sont sympa mais légèrement hors sujet ici, mais je ne dis pas qu’ils sont foirés, faut juste leur trouver le bon public. Je vais en profiter pour enchainer sur Bipolaroids parce que « c’est marrant on dirait du Royal Republic » avec ces « pa da dam » et son côté assez mainstream. C’est limite pop rock même, mais ici un gros solo qui envoie vient remettre le groupe sur les rails pour sauver l’honneur. Bon j’arrête avec les comparaisons parce que Luponero mérite mieux et nous offre aussi de sacrément bons morceaux qui seront souvent argumentés par les guitares dont le travail ici est phénoménal, tant dans les riffs que les solos. Le groupe explore plusieurs pistes dont celle qui même vers le hard blues sur Everything Nothing qui, après une intro planante balance des gros riffs bien gras qui donnent cette couleur hard blues avec ce secret de nous faire taper du pied à l’écoute. Le morceau monte gentiment en puissance pour un final qui envoie bien. On retrouve cette ambiance bluesy sur Sapiens dont il est ultra simple d’imaginer la moto, les cheveux au vent (oh sans casque c’est pas très prudent) sur ce titre. Le solo de guitare fait son petit effet whoua pour boucler la boucle (de ceinture).
Luponero sait aussi faire dans le rentre dedans avec Killing Time où l’on repart sur des sonorités plus bourineuse (enfin tout est relatif, mais les riffs envoient bien), avec des claviers qui apportent une légère touche prog. En fait ce sont les grattes qui font pas mal de taf, mais l’ensemble assure du feu de dieu ici. Ce titre est superbe, je conseille à nos lecteurs de se le mettre dans les cages à miel tant c’est top du début à la fin. Et que dire d’Helsinki Intersection Mindfuck ! Ah là ok ! Luponero sait nous cueillir comme il faut avec cette ligne de chant à la limite du hurlement, accompagnée une fois n’est pas coutume par de beaux moments de guitares. Les changements de rythme donnent ce côté nerveux et jubilatoire tout en restant mélodique, un brulot dont vous m’en direz des nouvelles. Le final de cette galette est moins emballant avec Pickup Artist, car même si ça rock bien sans être cette fois-ci dans du costaud, les claviers et les who-ho risquent d’en irriter certains, mais, et j’ai bien peur de me répéter une fois de plus, soutenu par de bonnes guitares et un excellent solo, le titre passe la ligne ric-rac, mais ça passe.
Le groupe nous finit par The End, quoi de plus logique ? Bon ça démarre limite dégoulinant, pas gégén’ pour deux sous, et c’est rattrapé de justesse par…non je ne dirais pas quoi, vous allez me tomber dessus. Bon ce n’est pas le meilleur titre pour clôturer cette galette vu que ce titre, bien que sympathique n’éclate pas tout, et je en parle pas des « la la la » sur la fin…ah bon j’en ai parlé ? pas fort alors, et c’est presque dommage de finir sur cette note moyenne, d’autant que ce pu….de refrain va vous rester longtemps dans le crane sans vouloir se barrer en plus. Du bon, du plus discutable (mais les gouts et les couleurs…), et au final un album qui part un peu dans tous les sens, malgré de très bons titres divers et variés.
Tracklist de Luponero :
01. Everything Nothing 02. Bipolaroids 03. Killing Time 04. Running On Empty 05. Helsinki Intersection Mindfuck 06. Sapiens 07. Angelo 08. Pickup Artist 09. Burden 10. The End