Artiste/Groupe:

Los Disidentes Del Sucio Motel

EP:

Breath

Date de sortie:

Décembre 2023

Label:

Klonosphere

Style:

Unplugged

Chroniqueur:

KABET

Note:

19/20

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La tentation de faire un album ou un EP unplugged est monnaie courante depuis la création du MTV Unplugged par la chaine du même nom. Un sacré grand nombre de groupes ou artistes ont tenté le coup, de manière plus ou moins réussie, les groupes de metal n’étant pas en reste tels Bon Jovi, Aerosmith, Korn ou Kiss entre autres, tous les citer n’aurait aucun sens. Certains groupes ont même fait des albums unplugged sans la « certification MTV » comme Klone par exemple (j’invite le lecteur à découvrir ou redécouvrir ce superbe album). Tout cela pour dire qu’avoir une version acoustique de ces propres morceaux est un exercice de style qui peut paraitre casse gueule, mais qui, s’il est réussi, propose souvent quelque chose de magnifique dans la discographie d’un groupe.

Les strasbourgeois de Los Disidentes Del Sucio Motel nous proposent donc leur EP acoustique / unplugged, bien différent de leur metal alternatif ou stoner progressif qu’ils ont l’habitude de nous balancer dans nos sensibles cages à miel. A l’écoute de cette galette on comprend bien vite que cet exercice est une nouvelle expérience pour LDDSM (je prends sur moi de ne pas écrire le nom entier du groupe, tout le monde l’aura deviné), un EP de cinq titres qui tutoie les sommets, et je pèse mes mots. Le groupe se met à nu avec des versions très épurées de leurs titres, et dès The Plague et la superposition des voix rehaussée de guitares acoustiques LDDSM prend direct aux tripes dans une sorte d’ambiance très planante mais ô combien réussie. Cette même recette est aussi exploitée sur Z avec en prime un final avec un solo électrique qui se marie avec le reste de cette chanson, c’est brillant et remarquablement joué et en plus cela ne dénature absolument pas le côté acoustique. Le groupe enchaine avec Horizon qui pour moi est un sommet de musique acoustique composé dans un tempo très lent qui fait immédiatement penser à Nirvana et leur album Unplugged in New-York (tiens donc) par certains moment, un titre là aussi très épuré et magnifique et toujours avec ce chant superposé qui offre une atmosphère très particulière et cocooning qui fait autant de bien qu’un thé bien chaud dans un fauteuil devant la cheminée un jour de grand froid. Les arpèges joués sur Blood Planet Child en introduction de la chanson sont juste à tomber et offrent une combinaison parfaite avec le chant, le tout avec des apparitions de violoncelle, instrument qui à mon sens est trop peu utilisé dans la musique métal mais là n’est pas le propos de ces quelques lignes, pour un titre souvent sur la tranche mais qui ne tombe jamais du mauvais côté.

L’album se conclut sur From 66 to 51 dont on remarquera un peu plus la présence du violoncelle juste ce qu’il faut, mais je n’en rajouterai pas au risque de me répéter car une fois n’est pas coutume, ils nous offrent une excellente version de cette chanson. Cet EP de LDDSM est tout simplement sublime, une parenthèse écorchée vive dans une version acoustique de leurs morceaux. C’est excellent et franchement c’est presque dommage de n’avoir que cinq titres, des EP comme celui-ci on en redemande, whoua !

Tracklisting de Breath :

01. The Plague
02. Z
03. Horizon
04. Blood Planet Child
05. From 66 To 51

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