Artiste/Groupe:

Lazarus Dream

CD:

Imaginary Life

Date de sortie:

Janvier 2024

Label:

Pride and Joy Records

Style:

Hard FM

Chroniqueur:

KABET

Note:

15.5/20

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Le moins que l’on puisse dire sur Lazarus Dream c’est que les surprises et les featurings sont pléthores dans leurs albums. A la base il s’agit du projet du duo germanique Carsten « Lizard » Schulz au chant et Markus Pfeffer aux cordes (guitare et basse) et à partir de là ils vont s’entourer de pointures du metal. Si pour leur premier album Alive en 2020 on a pu apprécier les apports de Markus Kullmann (Glenn Hughes), Thomas Reider, Sabrina Roth ou encore Thomas Nitschke, il sont revenus encore plus fort en 2022 avec Lifeline cette fois-ci avec outre la présence de Thomas Nitschke, Markus Kullmann et Thomas Reider déjà présents sur l’opus précédent, nous avons pu bénéficier des efforts de Derek Sherinian (Alice Cooper, Dream Theater), Jorris Guilbaud (Heart Line), ou encore Andy Lubbert. Cette fois-ci pour leur troisième album Imaginary Life c’est Markus Herzog (Cherrie Curry) qui vient se mettre derrière les futs mais également Stephan Lill (Vanden Plas) sur un solo de guitare dont on reparlera un peu plus loin dans cette missive. J’avoue ça fait du monde tout ça, mais sur le papier ça donne bien envie.
Lazarus Dream, malgré l’apport d’une multitude d’artistes divers reste dans ce qu’il sait faire le mieux, un hard rock typé hard FM efficace et super bien chiadé qui reprend tous les codes de ce style dont je me demande s’il ne revient pas en force cette année. Le débat est ouvert sur le retour du Hard FM / AOR et sur sa présence dans l’univers metal actuel. Vous avez deux heures, je veux une copie double sur le sujet ! Dès le premier titre Sweetest Chaos on dirait une copie parfaite d’un Van Halen période Sammy Hagar, début 1992. Même si ce titre est plutôt réussi il est difficile de ne pas faire cette comparaison qui trotte dans un coin de notre cerveau tout du long de cette chanson ce qui peut agacer j’en conviens.

Il faut pourtant passer au-dessus car le reste de l’album sera différent, et dès Vulture’s Cry on chope un truc plus novateur, morceau de pur AOR avec un refrain ciselé, entrainant et imparable, et ça enchaine sans transitions (comme le dirait certains journaleux) sur Rebel Again qui déroule du gros son bien hard, la machine est lancée. A ce stade il est temps de revenir sur la présence de Stephan Lill de Vanden Plas qui vient poser un solo à tomber sur My imaginary Life, titre qui offre en plus un refrain suppléé de chœurs à damner un saint qui dès la première écoute reste bien dans la tête. Les mélodies et refrains accompagnés de chœurs et de « ho ho » par moment sont présents quasi partout sur cet album, si on aime comme c’est le cas de celui qui écrit ces quelques lignes, on passe un sacré bon moment, mais si le hard FM / AOR n’est pas votre truc vous risquez de fâcher vos cages à miel pour un bon bout de temps. Sur les titres Disaster Love et Vertigo, le spectre Sammy Hagar est bien loin, les envolées Bon Jovienne prenant le relais, et c’en est très surprenant tant cette influence est marquée et durera jusqu’à la fin de l’album et le final Empire of Thorn, fresque musicale de plus de 7mn30 qui tente une envolée plus planante sans pour autant réussir à sortir de son carcan FM. Au final le titre est redondant au possible et donne l’impression de tourner en rond, dommage car c’est la seule fausse note de ce Imaginary Life. Alors chers lecteurs si comme votre humble serviteur vous voulez passer un bon moment d’écoute Hard Rock sympa, clair et sans prise de tête, ce Imaginary Life est fait pour vous car c’est un réel plaisir à écouter. N’est-ce pas là l’essentiel ?

Tracklisting de Imaginary Life :

01. The Sweetest Chaos
02. Vulture’s Cry
03. Rebel Again
04. My Imaginary Life
05. Beauty Among The Ruins
06. Disaster Love
07. Vertigo
08. My Prayer
09. Drink My Blood
10. Empire Of Thorns

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