KORPIKLAANI

Artiste/Groupe

Korpiklaani

Album

Korven kuningas

Date de sortie

21/03/2008

Style

Pagan/Folk

Chroniqueurs

Maxime, Christian

Note (Maxime)

16/20

Note (Christian)

12/20

Site Officiel

http://www.korpiklaani.com/

C H R O N I Q U E (Maxime)

Ca ne chôme pas en Finlande, dans les joyeux studios d'enregistrement de Korpiklaani. Après "Tervaskanto", le groupe nous revient avec un nouvel album de 14 titres, intitulé "Korven Kuningas" (littéralement "Le roi des Forêts). Bon, du folk en somme.

Mais comme on en à l'habitude avec Korpiklaani, du bon folk. Pêchu, speed et festif, tout ça à la fois. Cependant, la chose souvent décevante avec leurs albums, c'est le manque de variété musicale, et cet album ne déroge pas à cet implacable règle qui mène la valeureuse troupe de joyeux lurons par le boût du nez depuis quelques temps. Cependant, un album de korpiklaani, ça à l'effet d'un tonnelet de bière, ça rend joyeux, idéal pour une petite fête entre amis, placée sous le signe de la boisson alcolisée ( attention à ne pas en abuser ou à prendre le volant après, eheh).

Comme d'habitude, la maitrise des instruments du groupe est parfaite, la voix du chanteur toujours aussi jouissive, la place des instruments folk prennent une énorme dimension sur certaine chansons comme "Shall we take a turn" et "Keep on galoping, tandis que certaines mettent l'accent sur la guitare comme "Tapporauta". Notons également la présence d'un titre de 27 minutes, extrêmement prenant et dansant au début (l'accordéon y est pour quelque chose), mais laissant place à des battements de tambour durant les 22 minutes finales du titre, un titre excellent auquel une partie aurait pût être enlevée, sans pour autant que cela change grand chose.

En somme, korpiklaani nous impressionne toujours par sa capacité à vous faire sortir une bière du frigo en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ou à vous donner l'envie de vous installer définitivement en finlande (message subliminal ?), histoire de profiter un peu de cette superbe ambiance. Le manque d'originalité de l'album doit cependant donner à réfléchir au membres groupe, afin qu'ils ne se fassent pas piquer la vedette par d'autres sorties folks (Eluveitie par exemple).

C H R O N I Q U E (Christian)

Vous ne connaissez pas Mago de Oz ?

Alors vous serez probablement agréablement surpris par Korpiklaani : le style est analogue, c’est du Folk métal, l’origine diffère : les uns nous viennent de la péninsule Ibérique et le revendiquent en chantant dans la langue de Cervantès, les autres sont des vikings mais peut-être pas si fiers que ça puisqu’ils alternent le Finnois et l’Anglais (ce qui compte tenu de leur accent n’est pas du meilleur effet…).

Vous connaissez Mago de Oz ?

Là, la problématique s’avère toute autre !

Je fais partie de la deuxième catégorie de « clientèle », je vous livre donc pêle-mêle les raisons de ma déception…

Le charme du combo Espagnol, c’est son enthousiasme, son originalité et la virtuosité de ses musiciens. Rien (ou presque rien) de tout ça ici !

Passé le rafraîchissement provoqué par la découverte du style dès la première piste, on déchante au fur et à mesure de l’écoute de l’album comme si nos Finlandais n’arrivaient pas à trouver l’osmose nécessaire pour convaincre leur auditoire, non pas qu’ils faillissent côté technique mais plutôt parce qu’ils restent très académique… Dans Mago, on sent le côté festif sans lequel ce type de musique demeure une démonstration ; avec Korpiklaani, tout parait laborieux et… redondant.

Pourtant, le batteur s’arrache dans « shall we take a turn », le guitariste envoie dans « Ali… » (désolé, mais même à la copie, cette langue c’est pas du gâteau…), la prod est remarquable tout le long de même que le violon et l’accordéon mais finalement, c’est une rengaine interminable comme ces joueurs d’orgue de barbarie qui mouline à longueur de journée…

Dommage car les éléments étaient réunis pour alimenter un courant qui ne brille pas par un excès de représentants mais peut-être vaut-il mieux prôner la qualité que la quantité et donc se contenter de réécouter les opus des maîtres Espagnols…