Artiste/Groupe:

Kontrust

CD:

Madworld

Date de sortie:

Novembre 2023

Label:

Napalm Records

Style:

Crossover metal

Chroniqueur:

KABET

Note:

19/20

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Neuf ans ! Il aura fallu attendre neuf ans pour revoir le groupe autrichien de crossover rock heavy metal Kontrust sur le devant de scène. C’est bien simple, je m’étais même dit que c’en était fini du groupe, une petite larme à l’œil tant j’avais apprécié les débuts du combo, non mais neuf ans quoi ! Il s’en est passé des choses depuis. Et puis fin 2022 le groupe repointe le bout de son nez pour nous annoncer un nouveau line up avec l’arrivée de Joey Sebald aux futs (pas de bière quoiqu’on pourrait se poser la question) et la chanteuse aux cheveux rouge Julia Ivanova. Mouais, vu le pédigrée de la demoiselle, autant vous dire, chers lecteurs, le scepticisme de votre serviteur à la lecture du CV mentionnant surtout X Factor (le genre d’émission dont vous pouvez me croire sur parole que j’exècre au possible), l’idée de se retrouver devant un ersatz de Queen with Adam Lambert faisant son chemin, jusqu’à la sortie espérée et redoutée du nouvel album un an plus tard en 2023. Le reste du groupe demeurant la base solide de ce dernier ne bouge pas et on retrouve toujours Stefan Lichtenberger au chant masculin, Mike Wolff à la guitare, Gregor Kutschera à la basse, et Manuel Haglmuller aux percussions.
Les bases étant posées, il convient de prévenir que tout ce qui va suivre n’est absolument pas objectif, et ne le sera pas jusqu’à la fin de cette chronique, et je m’en excuse par avance, mais je l’assume parfaitement et m’en délecte un petit peu. Madworld, cinquième opus de Kontrust mais premier avec le nouveau line up pourrait se résumer en un seul mot : sen-sa-tio-nel ! Le groupe frôle le perfect et mes inquiétudes exposées ci-dessus se sont dissipées dès les premières notes de I Physically Like You, Julia Ivanova apporte ce supplément d’âme qui manquait au groupe et lui donne une dimension stratosphérique, un côté complètement déjanté pour un groupe qui l’était déjà pas mal avec leurs shorts tyroliens.

Ça swing, ça bourrine, ça chante et ça hurle en veux tu en voilà, les titres s’enchainent à un rythme de malade avec des sonorités electro, rock, punk, metal pop enchevêtrés les uns aux autres. Entre un Rock To Outer Space, The End ou Black Soul bien bourrin, un Criminal au refrain merveilleux de simplicité et d’une efficacité à faire pâlir n’importe quel groupe pop, tout fonctionne à merveille. Le groupe, bien qu’explorant un nombre incalculable d’univers reste malgré tout dans une ambiance metalleuse grâce au chant masculin de Stefan qui vient contrebalancer les vocalises complètement allumées de Julia sur Masterpiece Of A Monster (après avoir passé l’intro electro) ou Lederhosen Overkill

C’est bien simple il n’y a aucune fausse note sur cette galette, si ce n’est qu’on en voudrait encore plus, donc la solution je vous la communique (mais il ne faut rien répéter) : il suffit de relancer l’album et de se reprendre une petite quarantaine de minutes de shoot de plaisir qui fout bien la banane grâce à Madworld. Si le groupe s’était déjà produit lors du Hellfest 2022 avec ce line up et avait proposé quelque chose de prometteur qui allait annoncer la suite, l’album lui, aura j’espère définitivement fini de convaincre les plus sceptiques. En tout cas moi, je suis conquis par ce virage pris par le groupe, et j’ai vraiment hâte de les retrouver sur scène pour défendre cette dinguerie d’album.

Tracklisting de Madworld :

01. I Physically Like You
02. Madhouse
03. Rock To Outer Space
04. Black Soul
05. Criminal
06. The End
07. Pulling
08. Lederhosen Overkill
09. Masterpiece Of A Monster
10. U.F.I.U.
11. I Can’t Control It

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