Artiste/Groupe:

Killswitch Engage

CD:

The End Of Heartache

Date de sortie:

2004

Label:

Roadrunner Records

Style:

Metalcore

Chroniqueur:

ced12

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Référence de la scène Metalcore des années 2000, Killswitch Engage a quelque peu disparu des radars depuis une dizaine d’années. Il est vrai que pas mal de formations "stars" de la première vague ont été "remplacé" par de nouvelles stars (Bring Me The Horizon, Architects) mais Killswith Engage avait bien marqué les esprits. Aussi parce que le groupe avait connu un âge d’or artistique alors que c’est un joyeux boxon en interne. Pensez donc, la sortie d’Alive Or Just Breathing tout juste faite, le récent marié Jesse Leach tombait en dépression et en avril 2002 lâchait l’affaire en envoyant un simple mail à ses comparses. Rude coup tant artistique qu’humain pour ses camarades. Le bassiste Mike d’Antonio confia alors que se considérant alors comme frères, un simple mail reçu pour une telle annonce fut considéré comme cavalier. La dépression belle m..... !! Dans une dynamique de succès, le groupe dut à la hâte trouver un remplaçant et le choix fut porté sur Howard Jones. Choix surprenant car ce dernier évoluait plutôt dans la scène hardcore et ce dernier avait d’ailleurs avoué avoir hésité avant de finalement se rendre compte que le potentiel était là. Pour ne rien simplifier, le groupe allait aussi avoir recours à un nouveau batteur en la personne de Justin Folyer (qui jouait auparavant dans le même groupe que Jones) en lieu et place de Tom Gomes parti pour raisons personnelles. Pas évident à suivre, j’en conviens. 

Joel Stroetzel à la guitare tenait le navire à flot, lui avait récupéré comme comparse Adam Dutkiewicz deux années plus tôt. Et le groupe allait frapper fort avec The End Of Heartache. Avec deux années d’expérience live, un line-up soudé, Killswitch Engage pouvait donner la plénitude de ses moyens. Alors bien sûr, nous avons là du metalcore presque cliché dont avec le recul certains ne veulent plus entendre un son. L’excès de groupes entendus n’a pas aidé. Mais à l’époque, ça le faisait pas mal. Les riffs des guitares étaient percutants, le chant agressif et l’alternance vocaux agressifs / clair assez novatrice. Les scènes néo, hardcore et mélodeath étaient passées par là et une sorte de fusion de ces registres était proposée. Et à ce jeu-là, le gang du Massachussetts faisait partie des talents, de ceux qui impressionnaient alors. Alignant titres catchy avec succès, le groupe avait un côté radio-compatible par la grâce de ces fameux refrains, de ceux qui donnent des boutons à certains encore aujourd’hui mais qui fonctionnent plutôt pas mal. Le morceau éponyme fut utilisé sur la BO d’un film Resident Evil (films aux qualités inversement proportionnelles à la qualité des jeux vidéos) preuve de l’impact sur la pop-culture de l’époque de Killswitch Engage.

Le groupe a connu ensuite une belle décennie de succès en étant bien présent dans les festivals et alignant les bons disques avec un sens du single affûté. En 2012, dix ans après tous les changements évoqués plus haut, Howard Jones lâchera à son tour l’affaire évoquant une certaine lassitude et Killswitch Engage verra le retour du fils prodigue Jesse Leach en son sein. Le problème c’est que le vent avait alors tourné et la scène metalcore moins populaire et ayant surtout fait l’objet d’un renouvellement des formations à succès. Les quelques disques de qualité mais sans surprise produits ensuite n’ont pas permis au groupe plus que le statut d’un groupe respecté, référentiel mais d’une autre époque. Une trajectoire finalement assez classique mais qui ne doit pas faire de bons disques, à remettre dans le contexte d’une autre époque. 

Tracklist de The End Of Heartache :

01. A Bid Farewell 
02. Take This Oath 
03. When Darkness Falls 
04. Rose of Sharyn
05. Inhale 
06. Breathe Life 
07. The End of Heartache 
08. Declaration 
09. World Ablaze
10. And Embers Rise 
11. Wasted Sacrifice 
12. Hope Is... 

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