Artiste/Groupe:

Jinjer

CD:

Duel

Date de sortie:

Février 2025

Label:

Napalm Records

Style:

Metalcore

Chroniqueur:

KABET

Note:

17/20

Site Officiel Artiste

Autre Site Artiste

Et bim, la déflagration est partie ! Jinjer nous balance son poing dans le tarbouif à le faire saigner avec Duel, leur nouvelle galette de metalcore que le groupe maitrise à la perfection. Après, nos estimés lecteurs me diront que je savais à quoi m’attendre avec eux, ce ne sont pas non plus des enfants de chœurs (quoique l’image me fasse sourire rien qu’en l’écrivant). Tatiana Shmayluk nous montre une fois de plus toute l’étendue de son talent entre le chant clair sublime et ses growls tout aussi bien maitrisés. C’est bien simple, avec elle à chaque fois on en redemande. Les ukrainiens, stabilisés depuis bientôt une dizaine d’années autour de Roman Ibramkhalilov à la guitare, Eugene Abdukhanov à la basse et Vladislav Ulasevitch à la frappe (de mule) en plus de Tati au chant, nous offre déjà leur septième album ici dont on ne va pas faire attendre nos lecteurs impatient de savoir ce qu’il a dans le bide. Alors pas une minute à perdre, on essuie le pif qui saigne, et on se plonge dans Duel.

Bon déjà, Jinjer ne s’emmerde pas avec une petite intro libellule, rivière qui coule tranquille, ça non ! Ils balancent la purée dès la première note avec Tantrum. Ça gueule à tout va, bien qu’entrecoupé du chant clair de Tatiana dont on retient l’excellence de justesse et le timbre sublime. Ce titre est très marqué par une ligne de basse dantesque qui donne une pu… d’impulsion à l’ensemble. Le groupe veut marquer le coup d’entrée et c’est parfaitement bien joué avec Tantrum. Ça enchaine avec Hedonist et ses gros riffs toujours portés par une frappe à faire péter les peaux et se poursuit sur Rogue. Titre d’une violence inouïe, le groupe balance toute sa haine du début à la fin, sans laisser l’auditeur reprendre son souffle. Et le pire c’est qu’on en veut encore plus, entre les growls et les riffs, la puissance est juste dans nos oreilles. Nos petites esgourdes trouvent un tout petit peu de répit sur Tumbleweed. Le chant clair de Tatiana rappelle par moment presque du No Doubt (Nan juste pour le timbre de voix, je déconne me lancez pas des caillasses bordel !), heureusement que les growls et la puissance prennent le dessus, j’ai presque eu peur rien qu’en écrivant ceci moi. Et pourtant cette comparaison réapparait aussi sur Kafka, uniquement sur les parties chantées en voix clair par Tatiana (’tain vous prenez tout au pied de la lettre aujourd’hui !). Cela reste cependant parfaitement exécuté et le rendu est monumental. Faut pas déconner non plus hein ? Aller sérieux, ça repart sur Green Serpent et son côté saccadé qui renforce la solidité dont le groupe sait faire. Et même lorsque le côté plus « calme » avec le chant clair apparait, ça n’est jamais pour très longtemps, l’énergie est toujours tapie non loin. 

A l’écoute de Dark Bile et Fast Draw, si je continue à dire que le groupe envoie le gros son, certains vont dire que je me répète. Ouais et alors ? C’est le mélange de riffs sauvages, d’une frappe monumentale et portée par le chant growlé de Tatiana qui a dû se mutiler les cordes vocales ici tant ça part des tripes sur ces parties. Le pire c’est que les parties au chant clair, bien qu’exécutées avec précision, si elles se marient bien avec le reste, on en préfère presque les parties violentes surtout que là on retrouve une belle ligne basse au premier plan dynamiser Someone’s Daughter. Ici le côté « mainsteram » (même si le terme peut paraitre ici galvaudé) avec un chant clair est plus prégnant puisqu’il couvre presque les deux premiers tiers de Someone’s Daughter. Et pourtant, non seulement ça marche là aussi, mais en plus ça assure grave. C’est à croire Jinjer trouve la juste mesure dans tout ce qu’ils font.

Puissance, énergie, violence ou intensité, voilà comment qualifier ce nouvel opus de Jinjer. Les ukrainiens nous envoient tout ça dans la face dans fioritures, et ce n’est pas le final Duel qui dira le contraire. Ils ont trouvé le curseur d’un metalcore qui allie le froid et surtout le chaud, le chant clair et growlé dont la chanteuse maitrise tous les arcanes. Les gars (et la fille), rendez-vous le 19 Juin sur la scène du Hellfest pour en découdre ! Je sens que ce show sera à marquer d’une pierre blanche.


Tracklist de Duel :

01. Tantrum
02. Hedonist
03. Rogue
04. Tumbleweed
05. Green Serpent
06. Kafka
07. Dark Bile
08. Fast Draw
09. Someone’s Daughter
10. A Tongue So Sly
11. Duel

Venez donc discuter de cette chronique sur notre forum !