Du côté de Macon, on fait de très bonnes gaufres, mais on sait aussi distribuer les beignes ! Le quatuor Gozer et son premier album, sait peut-être faire des gaufres, mais niveau beigne je vous confirme que les petits gars en connaissent un rayon…
Vous devez vous dire que le nom Gozer vous dit quelque chose, bien entendu puisque Gozer signifie en argot allemand « Dude » ou « Bro ». Ah oui et c’est très probablement également une référence au rôle tenu par la magnifique divinité démoniaque Slavitza Jovan dans le film Ghostbusters.
Le quatuor se compose de Alexandre André à la basse, de Guillaume Thierry à la batterie, de Olivier Cagnin à la guitare, et de Guillaume Poncin derrière le micro. Ils officient dans un style Death Metal Old-school direct, franc du collier et brutal.
Dès le titre d’ouverture Hell on Earth, le ton est donné. Ici Messieurs, dames, on fait dans l’efficace ! Des riffs incisifs qui se retiennent facilement, pas de solo, mais une très solide base à la rythmique et un chant cru qui lorgne aussi bien sur le Death que sur le Hardcore. Le groupe ne tergiverse et va sans détour droit au but. Et tout l’album est basé sur cette idée directrice. Le son est épuré, sans fioritures ni couches superposées, et conserve ainsi un aspect très viscéral.
Il existe bien quelques variables avec un aspect plus punk-core sur Incantation, le mid-tempo bien écrasant de 666, le pure riffing malsain Death de Lilith qui amènent quelques changements qui évitent de lasser sur la longueur. Autre point les titres sont relativement courts, une grosse majorité tourne autour des trois minutes, et cela renforce encore cet effet d’urgence et de volonté de prendre l’auditeur à la gorge.
Globalement, Gozer ne réinvente pas la roue mais fait les choses bien avec envie et authenticité. This Is Gore est un premier effort, solide sur les appuis comme on dit dans l’ovalie. Je pense que le live doit être aussi une belle expérience car cet aspect cru de leur musique doit se prendre encore plus fort via la scène. Un groupe à suivre.