Artiste/Groupe:

Fury

CD:

Interceptor

Date de sortie:

Septembre 2025

Label:

Target Records

Style:

Hard & Heavy

Chroniqueur:

KABET

Note:

14/20

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Retour de Fury sur le devant de la scène pour nous présenter leur cinquième album mélangeant hard rock, heavy metal, AOR et autres influences, tout un programme hein ? Fury, c’est déjà un partage du chant entre Julian Jenkins et Nyah Ifill, donc une alchimie du chant féminin et masculin qui fonctionne au diapason. Julian s’occupe aussi des guitares, accompagné de Tom Atkinson sur les six-cordes. Tom Fenn se trouve derrière les futs et Becky Baldwin à la basse. C’est presque un équilibre parfait entre les deux genres (bon ok, presque, je sais ils sont cinq, on ne peut pas faire un exact équilibre). En tout cas il ne faut surtout pas se fier à la pochette de cet album qui fait penser à un truc AOR avec ses couleurs criardes et sa bagnole futuriste. Et même si j’ai écrit qu’il y avait de l’AOR dans leur musique, elle n’est que par touche très sporadiques.

Avec Interceptor, Fury avait toutes les cartes en main pour faire un album de folie. Entre riffs hard rock puissants, ce côté speed limite thrash qui confère un truc bien sympa, tout semble fonctionner (Look At Us Now). Le chant est bien partagé entre Nyah et Julian, et il est même juste parfait que What Is Gonna Be, chacun sublimant le chant de l’autre. On trouve de superbes solos distillés ça et là (In Poursuit Of Destiny), et ils vont même sortir une espèce de ballade country rock magnifique avec Walk Away. Bon ben alors tout va bien non ? Qu’est-ce qu’il va encore nous trouver celui-là ? Patience, chers lecteurs, j’y viens de suite…

Cet album m’a ramené quelques années en arrière quand je faisais mes dissertations au lycée. Après avoir révisé toute la semaine avec l’envie d’en foutre plein la tronche au prof, et que le sujet ne traitait que d’une partie du cours… Ah non ! Bordel je me suis pas infusé tout un chapitre pour ne pas lui refourguer à l’autre. Donc ni une ni deux, je balance tout sur ma copie, et la rends avec toute la fierté que je peux dégager, tiens ! Bon la suite tout le monde la connait : « vous en avez trop mis… hors sujet », et la note ne tutoie pas les sommets… Raté pour ma dissert’. Pour Fury c’est un peu le même problème, ils avaient tout pour tout arracher, mais à vouloir trop en mettre le groupe se prend un peu les pieds dans le tapis. C’est surtout le surdosage des « wo-ho » qui pose problème. Si ça fonctionne plutôt bien au départ sur On The Town, les retrouver partout après c’est trop. OK, on a compris, vous savez faire, mais ces couches supplémentaires portent préjudice aux titres en questions (Don’t Lie To Me, In Poursuit Of Destiny…). C’est d’un dommage.

Fury passe un peu à côté de son sujet (comme moi de mes dissert’) alors qu’il tenait un truc magique entre ses mains. Il suffit d’écouter le dernier titre Undistilled, ballade entrainante avec des beaux moments de guitares, mais truffés de « who-ho » crispants. Il n’en reste au final qu’un album, certes sacrément bien foutu, mais avec beaucoup de regrets pour certains dont l’auteur de ces lignes fait partie, mais qui trouvera sûrement son public.

Tracklist de Interceptor :
01. Interceptor
02. What’s It Gonna Be
03. On The Town
04. Don’t Lie To Me
05. In Pursuit Of Destiny
06. Can’t Resist (Gimme What I Need)
07. Walk Away
08. Look At Us Now
09. DTR
10. Undistilled

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