Aie ! Gros chantier en perspective ici. Chroniquer un tel album sans allumer le groupe, ni le contenu ne va pas être une tache de tout repos. Petit feed back pour piger un peu le truc. Evanescence a littéralement explosé dès son premier album Fallen tel un champignon atomique qui mettra la lumière sur ce style metalistique auprès des ados de l’époque. S’il reste encore aujourd’hui pour une partie des amateurs de metal symphonique, une référence, il demeure aussi un navet pour d’autres, mais là n’est pas le propos. Ça a aussi été le début des emmerdes pour Amy Lee, probablement pas préparée à cette déferlante puisque dès la tournée qui a suivi, les allers et venues dans le groupe n’ont pas cessé, Amy n’arrivant pas à conserver une base solide et un line up sur la durée. Après un second opus The Open Door, loin de renverser les foules et toujours en proie à ce problème de stabilité, le groupe s’octroie une longue pause de presque 5 ans entre 2009 et 2014. Il faudra encore attendre fin 2016 pour qu’Evanescence annonce – enfin – un nouvel album pour succéder à l’album Evanescence de 2011.
Les fans de la première heure se détendent et espèrent enfin un gros truc, les autres…Ben ceux-là on les a perdus depuis belle lurette, donc cette sortie ne fera pas lever les foules de cette catégorie. C’est donc en 2017 qu’arrive dans les bacs Synthesis, quatrième album du groupe marqué par une pochette sublime qui annonce peut-être un renouveau ? Ouais ben le soufflé non seulement retombe tout de suite, mais il est même foiré dès la base de la recette. On attend un nouvel album et Evanescence nous balance sans scrupules un best-of symphonique, truffé de boucles electros, ‘tain ça sent le foutage de gueule les amis. L’album est construit comme un concert avec une intro, un interlude, le tout au piano, Amy montrant ici son talent sur cet instrument, c’est toujours ça de pris. Le reste, le groupe va piocher dans sa discographie, et passée la première impression des deux ou trois premiers titres, le reste est poussif et ne provoque guère d’intérêt. Gageons que cet opus renferme malgré tout deux inédits (quelle générosité du groupe), Hi-Lo qui montre l’étendue vocale d’Amy Lee. Si le titre est correct sans pour autant faire lever les foules, je passerais très vite sur le deuxième, Imperfection, vraiment pas digne du groupe tant c’est très moyen avec tous ces éléments electro.
Pour cet album, il convient de préciser qu’Amy Lee est accompagnée de Tim McCord à la basse (ce dernier est actuellement le guitariste du groupe, pour s’y paumer y’a pas mieux), Troy McLawhorn à la guitare, Jen Majura à la guitare (ce dernier a déjà quitté le groupe), et Will Hunt à la batterie. Ce Synhesis sera défendu sur scène par une tournée de 60 dates qui aboutira à….un Live intitulé Synthesis : Live. Non mais sérieux ! Ils arrivent à nous pondre un live d’un best of dont les titres sont déjà ré-orchestrés ??? Quand la fée pognon traine trop près du groupe, voilà le résultat. Au moins on sera raccord sur un point concernant Evanescence : à partir de cette date ils se sont complètement perdus. Ouais je sais, je vois déjà ceux qui avaient quitté le navire au tout début me dire : « on te l’avait dit ! ».
Tracklist de Synthesis :
01. Overture 02. Never Go Back 03. Hi-Lo (feat. Lindsay Stirling) 04. My Heart Is Broken 05. Lacrymosa 06. The End Of The Dream 07. Bring Me To Life 08. Unraveling (Interlude) 09. Imaginary 10. Secret Door 11. Lithium 12. Lost In Paradise 13. Your Star 14. My Immortal 15. The In-Betwwen (Piano Solo) 16. Imperfection