On ne présente plus Evanescence, groupe ayant, fait assez rare pour un groupe de metal pour être souligné à cette époque, trusté le haut des charts en France avec Fallen. Cet album, tel une déflagration, aura scotché plus d’un ado en mal de sensations, se sera vendu à des millions d’exemplaires, et porté par les tubes Bring Me To Life et My immortal, deux singles qui passeront en boucle sur les bandes FM, propulsant le groupe tout en haut de l’affiche. Le groupe emmené par Ben Moody et surtout Amy Lee s’embarquent alors dans une tournée marathon mais les premières fêlures apparaissent puisque Ben Moody lâche le paquebot en cours de route et en plein milieu de cette tournée immortalisée sur cet album Anywhere But Home. C’est Terry Balsamo qui va relever le défi de remplacer Ben, les fans rassurés par ses prestations, le groupe peut poursuivre l’aventure. L’édifice aura vacillé mais reste sur ses jambes.
Enregistré au Zénith de Paris le 25 Mai 2004 (cocorico), le groupe choisit surement cette date en raison de l’engouement des fans français vis-à-vis du groupe à cette époque. La production est très léchée, presque trop lisse même, mais très en vogue à cette période et convient parfaitement à l’image du groupe. Une grande partie des titres de Fallen sont joués sur ce live, tous les tubes y passent de Bring Me To Life, My Immortal, Going Under, Everybody’s Fool… le tout dans une joyeuse hystérie juvénile ou presque avec des cris sur chaque annonce de morceaux.
Ce live renferme aussi quelques moments sympa avec la reprise de KornThoughtless, et les inédits Farther Away (et son intro de batterie superbe, je la conseille plein dans les enceintes pour le meilleur effet) et Breathe No More.
Je n’évoquerai pas Missing en fin d’album qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe puisque ce n’est même pas une version live, ça sent presque le remplissage. Un live assez agréable à écouter, témoignage d’une époque et d’un groupe à son apogée, assez dense et nerveux par moment, Evansecence a su surfer sur la vague du succès en proposant Anywhere But Home puisqu’il sera vendu à plus d’un million d’exemplaires. Un beau témoignage d’une autre époque qui aura eu le mérite de mettre en lumière auprès du grand public un renouveau du metal symphonique et gothique. Avec l’album le groupe propose même la version DVD de ce concert que je ne détaillerai pas trop ici car, si la partie audio est plutôt de bonne facture, les images sont vraiment foirées. Les changements de caméras se font toutes les cinq secondes et il est assez difficile de bien rentrer dedans. C’est saccadé, limite stroboscope. Dommage, mais comme c’est un plus à cet album on ne vas pas bouder ce supplément.
Tracklist de Anywhere But Home :
01. Haunted 02. Going Under 03. Taking Over Me 04. Everybody’s Fool 05. Thoughtless (Korn cover) 06. My Last Breath 07. Farther Away 08. Breathe No More 09. My Immortal 10. Bring Me To Life 11. Tourniquet 12. Imaginary 13. Whisper 14. Missing