Artiste/Groupe:

Doll

EP:

Better Days, Different Times

Date de sortie:

Juillet 2025

Label:

Independant

Style:

Rock Alternatif

Chroniqueur:

KABET

Note:

13/20

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Ah ce fameux riff… « ta ta ta, ta ta tada…. »… On a tous essayé ce riff de Smoke On The Water sur une guitare au lycée. Pfft, trop facile en plus, Blackmore c’est pas un guitar hero je sais jouer Smoke On The Water ! Bon ok, une fois le solo arrivé…Ok je retourne à ma dissert’ de philo, l’est trop fort le Ritchie. Et ne me dites pas le contraire, on l’a tous fait au bahut ce riff, tous ! Même les deux du fond qui ricanent et se payant ma trombine. En tout cas ce riff est l’un des plus connus au monde, tout le monde sait, dès les premières nano secondes, de qui il s’agit et de quel titre aussi. Un marqueur, une madeleine de Proust, un éclair de génie ! Donc quand je suis tombé sur cet EP de Doll qui fut précédé du single Smoke On The Water, j’ai sauté dessus, forcément. Et puis me remettre un p’tit coup de cette chanson, quel panard ! Alors si la reprise assure et que le reste suit, il est fort probable de passer un excellent moment avec Doll. Mais avant ça, présentation.

Doll est le projet du couple canadien composé de Pete Kasper à la guitare, Christina sa conjointe à la basse et au chant, le reste du groupe étant composé pour cet album de Chris Zimmerman pour les parties de batterie sur Smoke On The Water, Josh Hart tenant les futs sur le reste de l’album, Phil Campbell aux claviers et Raphael Weinroth-Browne au violoncelle. Troisième album pour les canadiens dont, je dois bien maintenant l’avouer à nos estimés lecteurs, je suis passé de suite sur la reprise de Smoke On The Water et son riff légendaire, mon impatience a ses limites. Ce titre a été remanié par le groupe suite aux incendies de 2024, et, si on reconnait les paroles, rien, mais alors rien niveau guitare. C’est une version sans ce fameux riff…Mon dieu ! Si la version est plutôt sympa, lourde sur les guitares et au tempo très lent, on est loin de l’imaginaire que l’on se fait du truc. Après on s’y fait, même si un petit riff « classique » en toute fin aurait été un beau final.

Une fois cette découverte digérée difficilement, le reste de l’album oscille dans une couleur indie rock assez classique. Le titre Bleeding est assez planant même, la voix de Christina y est pour beaucoup, son timbre est vraiment sympa. Shark Bait nous renvoie vers le grunge des années 90, avec un tempo plus rentre dedans et énergique, et qui fait un peu décoller l’ensemble. Je passerai vite sur Scene Dream beaucoup trop pop et policé à mon gout, pour aller directement sur Ends Like This qui, là aussi fait la part belle aux guitares et changements de rythmes. Alors oui ce n’est pas le bourrinage tant espéré, mais le titre est bien foutu, donc on adhère facilement. Cet album se clôture en demi-teinte sur la ballade Goodbye, qui fait retomber le soufflé et laisse l’auditeur sur une note mitigée, dommage.

Ce troisième album de Doll nous laisse un peu sur notre faim avec de bonnes choses, mais pas assez poussée pour qu’on s’enthousiasme dessus. Et si je dis ça, ça n’a rien à voir avec mon regret du riff de Smoke On The Water, je suis passé au-dessus bien entendu. Il n’empêche que ça manque un peu sur ce titre non ? Pas si sur que je suis passé au-dessus moi.

Tracklist de Better Days, Different Times :

01. Bleeding
02. Shark Bait
03. Smoke On The Water
04. Scene Dream
05. Ends Like This
06. Goodbye

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