Plus de trois décennies de carrière, dixième album, Destinity n’est pas le premier venu. Et pourtant le groupe reste trop peu connu ce qui est bien dommage. Le groupe originaire de la capitale des Gaules connait une belle trajectoire et semble encore passer un cap avec nouvel album. A la fin des années 90 orienté plutôt metal extrême blackisant, le groupe lyonnais a désormais prêté allégeance à la scène mélodeath made in Göteborg. Impossible de ne pas songer à un Dark Tranquillityavec ce nouvel effort. La comparaison se veut un compliment car le death mélo proposé par Destinity fait mouche.
Pour aider à progresser dans la hiérarchie de cette scène, le groupe a fait appel à Jens Bogren réputé pour son job avec Katatoniaou encore Arch Enemy, des pointures du genre. Et ça se ressent car d’avis de connaisseurs du groupe (que je n’aurais pas l’outrecuidance de prétendre être) jamais le groupe n’a sonné aussi bien, aussi puissant. Comme quoi, se donner les moyens (quand on peut se le permettre bien sûr) ça donne de sacrés bons résultats. Le résultat est très qualitatif, surpuissant tout en étant très clair. Que ce soit le chant dynamique de Mick Caesare, les guitares incisives de Stephan Barboni et de Seb VS, la basse inspirée de David Richer ou la batterie musclée de Florent Barboni, tout sonne impeccablement.
Le chant reste résolument agressif, ce qui ne rend la présence de Steva (Deathless Legacy) que plus intéressante sur Children Of The Sun. Bien bon disque de death mélo que voilà et surtout un groupe sur lequel se pencher. Le groupe qui a participé à la dernière croisière Metal 70 000 Tons of Metal a mécaniquement une belle expérience live où le groupe est à son aise. La France tient un talent death mélo qui a passé un réel cap et dont on peut leur souhaiter que l’album porte bien son nom. Avis aux amateurs.