Artiste/Groupe:

Degreed

EP:

The Leftovers Volume I

Date de sortie:

Avril 2025

Label:

Frontiers Records

Style:

AOR Moderne

Chroniqueur:

KABET

Note:

13/20

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Nouvelle production pour les suédois de Degreed qui ne sont pas des lapins de trois semaines puisqu’ils peuvent s’enorgueillir d’une carrière de plus de 15 ans et sept albums à leur actif. S’ils sont passés un peu à travers les mailles du filet de notre célébrissime webzine (ouais ben on peut pas être partout ! Et puis je fais quoi là !), c’est donc presque légitime de parler quelques mots de leur nouvel EP The Leftovers Volume I. Degreed c’est Robin Eriksson à la basse et au chant, Mats Eriksson à la batterie, Daniel Johannsson à la guitare et Mickael Blanc aux claviers. Le groupe se revendique comme une sorte d’AOR moderne, tiens ? Jamais entendu ce style « AOR moderne ». C’est donc avec la plus grande curiosité que l’auteur de cette missive plonge les deux pieds dans cet opus. 

D’ailleurs ce n’est pas par le début que je vais commencer, mais directement par Wildchild (tribute to Alexi Laiho) qui, rien que sur le titre, m’a de suite attiré. C’est très speed sur les riffs, le chant clair assure ce qu’il faut, limite thrash et vraiment efficace sans abus de claviers. Bon ok j’ai triché et j’ai commencé par le meilleur, méchant que je suis. 

En même temps le titre d’introduction, If It Wasn’t For Me ressemble bien à ce qu’ils disent, de l’AOR moderne, ou pour le dire autrement on dirait du mauvais hard FM des années 90. C’est truffé de bons effets, bourré de claviers Bontempi. Le titre hésite entre la ballade punchy et le titre hard rock qui ne veut pas trop en faire. Pour une entrée en matière foirée, c’en est une ! Quand Degreed montre un peu les muscles, on se retrouve dans un ersatz de Van Halen période Sammy Hagar, toujours dans les nineties. Si certains vont se frotter les mains, je rappellerai qu’Eddie Van Halen et consorts ne sont pas là non plus. C’est sympathique, mais ça sent très fort le réchauffé ce titre.

Et ce n’est pas Hard To Be A Human en clôture de cet EP qui va faire vibrer l’auditeur. Une ballade en clôture, pourquoi pas, mais là on est presque dans le cliché de la ballade Bon Joviesque, encore une fois gavé aux claviers dégoulinants, moi je passe vite.

Au moins Love Your Enemy relève un peu le sujet. Forcément quand les claviers foireux font silence, que les guitares s’accélèrent et que le groupe se remontent les manches, ben ça assure. Elle n’est pas compliquée la bonne recette pour Degreed

D’ailleurs Get Up ! qui est dans la même mouvance est aussi assez réussie et punchy à souhait. C’est d’autant plus surprenant que Degreed arrive à allier sur le même EP le chaud et le froid, ou pour le dire plus clairement le très bon et le moins bon.
Avec cet EP il est clair que Degreed nous laisse sur notre faim. Capable du meilleur (Wildchild, Get Up !), comme du pire (If It Wasn’t For Me, Hard To Be A Human), on pourrait en attendre plus d’un groupe déjà bien expérimenté. Un EP loin d’être désagréable, mais, a contrario, loin d’un excellent cru.

Tracklist de The Leftovers Volume I :

01. If It Wasn’t For Me
02. Good Enough
03. Love Your Enemy
04. Wildchild
05. Get up !
06. Har To Be A Human

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