Pour le fan de Touché Amoréque je suis, Defeater c’est du pain bénit. On retrouve ce type de chant, éraillé, agressif mais hyper émotionnel. Et les guitares très belles et dégageant de très jolies vibes sont à l’unisson. Defeater c’est vraiment un bijou de post-hardcore mélodique. Le groupe a été formé en 2008 et a déjà sorti cinq albums en comptant cet album sans nom paru en 2019 ce qui commence à dater. Mais le groupe semblant revenir aux affaires en 2025 (avec entre autres une présence très attendue sur la Warzone), il peut être intéressant d’y revenir car le post hardcore ici proposé est vraiment intéressant.
Composé de Derek Archambault (chant) - Mike Poulin (basse) tous deux présents depuis les débuts en 2008, de Jake Woodruff (guitare) arrivé en 2009, Defeater a ensuite rapidement été rejoint par Joe Longobardi à la batterie puis Adam Crowe (guitare) arrivé lui en 2019 en remplacement de Jason Maas guitariste de 2008 à 2015. Le groupe nous vient de Boston et est enrôlé chez le légendaire label Epitaph depuis 2015. Les vocaux me font beaucoup penser à Jeremy Bolm le vocaliste de Touché Amoré. Cette voix abrasive, à fleur de peau, nous ramène à la scène émo. Defeater est cependant moins punk avec une dimension presque indie. Ainsi on pense parfois à ce peut proposer un High Vis (en moins anglais et surtout plus récent que Defeater). Le résultat est vraiment plaisant à l’écoute, posé et sonne étonnamment très actuel avec ce patchwork de différents styles entre post-hardcore mélodique et chant screamo. Defeater a donc tout pour s’imposer dans un contexte très porteur à mon sens pour eux. Un excellent groupe qu’on recommandera volontiers (et pour les Hellbangers 2025 placés de manière imparable entre Terroret Turnstile pour une journée dantesque sur la Warzone).