Artiste/Groupe:

Cancel The Apocalypse

CD:

Terminus Stairway 

Date de sortie:

Juin 2022

Label:

Indépendant / Inverse Records / Klonosphere

Style:

Hard Rock

Chroniqueur:

JeanMichHell

Note:

16/20

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Pour débuter cette chronique, je vais reprendre la phrase d’introduction de mon collègue Olphuster, qui avait commencé sa chronique de Our Own Democracy par :
« Enfin une poignée d’audacieux au milieu d’une myriade de timides imitateurs ! »

Et comment lui donner tort ?

Le concept de Cancel The Apocalypse est très simple dans les faits, faire du Metal à tendance hardcore sans électricité. J’imagine qu’ils ont eu cette idée un jour de panne, ou quelque chose comme ça… Cette recette, il la présente ainsi : « Tout a commencé simplement : Audrey (Paquet) et Arnaud (Barat), diplômés du conservatoire de Bordeaux et spécialistes du baroque, imaginent un nouveau style hybride, mêlant les styles d’aujourd’hui. » Les deux bordelais se sont bien entourés puisque l’on retrouve Matthieu Miegeville alias Milka au chant et un petit nouveau en la présence de l’excellentissime batteur de Gorod : Karol Diers. Un second violon accompagne certaines compositions en la personne de Catherine Févai.

Et comme annoncé dans leur biographie, musicalement, c’est un sacré melting-pot ! Ici on navigue de style, en genre, qui représente au final une sorte de bouillon de culture des plus plaisants. Les ambiances peuvent être aussi bien hispanisantes sur Where Is Soledad, que plus médiévales sur Only A Giant ou délicieusement aérienne sur Promise Me (We’re Not Lost). Les titres peuvent changer radicalement d’orientation musicale en cours de route, il peut y avoir un coup de collier, soit de la part des instruments, soit un coup de gueule de Matthieu ou encore un joli coup de percussion de Karol. Le titre Napoli ne serait certainement pas le même sans la démonstration de force de M. Diers.

Pour autant, ce n’est pas ces coups d’accélérations que l’on retient mais les mélodies. Elles se veulent sensibles, fines, et sont bien plus profondes que sur le premier album. Elles oscillent entre classique et baroque, modernité et classicisme, c’est remarquable. Il faut toujours un brouillon avant d’écrire un chef d’œuvre, et Terminus Stairway est clairement la version raffinée et affinée de Our Own Democracy.

Le chant de Matthieu va également dans ce sens, il peut se muer en clone de la mélodie comme en rajouter une autre. Il peut également être celui qui arrache tout sur un coup de « distorsion vocale » et accompagner une accélération. Ce qu’il fait est dans la même dynamique que les musiciens, une recherche incessante de mélodie.  

Cancel The Apocalypse nous propose un album empli de fraîcheur, le tout grâce, paradoxalement, à des instruments qui datent de plusieurs siècles. La magie des mélodies, associées à l’arrivée d’un batteur venant d’une toute autre sphère, font que cet album est unique, inclassable et complètement à des années lumières des propositions souvent bien formatée de moultes productions actuelles. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai fait aucun parallèle avec aucun autre groupe, ok il y a la limite de ma culture personnelle, mais je ne vois aucun autre artiste avoir ce style. C’est simplement car ce groupe a créé le sien.

Tracklist de Terminus Stairway :

01. Where is Soledad ?
02. Antartica
03. Promise Me (We’re Not Lost)
04. Only A Giant
05. Napoli
06. Call For Redemption
07. Alba Nueva
08. I Should Never Have A Stop
09. How They Killed Daddy



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