Artiste/Groupe:

Asterise

CD:

A Tale Of Wandering Soul

Date de sortie:

Décembre 2024

Label:

Inverse Records

Style:

Power Metal

Chroniqueur:

KABET

Note:

13/20

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Groupe de power metal fondé en 2018, Asterise est formé du noyau dur Bartolomiej Mezynski à la guitare et basse, Dionysis Maniatakos aux claviers et Slawomir Siwak à la batterie. Comme pour leur premier album, c’est tout un panel de featuring qui est venu prêter main forte aux groupes ici avec Lucasz Wyspiarki, Mateusz Karmelita et Andi Kravljaca pour les parties guitares, Sozos Michael, Arnaud Menard, Tristan Harders, Noah Edward Simmons, Garett Campbell et Katharina Stahl pour les parties vocales, et à cela on peut ajouter les choristes. Donc ça fait un sacré monde pour ce second album des polonais, mais ces derniers avaient déjà opéré comme ceci sur leur premier opus, donc peu de surprise sur cet aspect.


Si l’artwork est vraiment sympa, et ça me tenait à cœur de le préciser, l’entrée en matière l’est un peu moins. De Twisted Ferryman à Into Fantasy et Wicked Dream c’est du power metal qui reprend certains codes, et pas les meilleurs malheureusement. C’est certes efficace, sans être transcendant, très rythmé par la batterie, et si le refrain sur Twisted Ferryman est très prévisible, cela reste efficace pour les amateurs de power speed.

Le groupe sait aussi proposer d’autres trucs, notamment des ballades qui méritent une oreille attentive. C’est le cas de Raven, première ballade de cette galette, assez bien fichue pour le coup. Les arpèges de guitares acoustiques sont sublimes, le titre monte progressivement en puissance pour finir sur un final en apothéose pour un titre qui assure du tonnerre. La seconde ballade A Tale Of Wandering Soul ressemble un peu à la première, avec mention spéciale aux guitares qui s’entremêlent et au duo vocal tout en suspension. Le groupe excelle sur ce genre de titre, c’est une certitude et aime à proposer des ballades, le lecteur ne sera pas surpris d’en trouver quelques unes sur cet album.

Asterise nous propulse bien plus loin sur Drifting Into Darkness avec un chant hurlé et criard, presque trop et limite désagréable. Les grattes et la frappe sont toujours aussi speed, tellement qu’on perd le fil pour ne finir par prêter qu’une oreille distraite. Dommage car c’est truffé de bonnes idées comme les claviers au son de clavecin ou la partie de basse très en avant par moment. Si la seconde partie du titre passe mieux car plus ralentie sur le tempo, il est difficile de l’atteindre et de l’apprécier. Et ce n’est pas sur Golden Land qu’il faut chercher la rédemption puisque les claviers très datés eighties donne un côté assez laid au morceau, tout comme le reste : chant, ambiance, guitares, je passe mon tour tout comme Awaken dans la même couleur que la précédente, un peu poussiéreuse comme si le groupe avait 40 ans de retard. C’est très flagrant sur les chœurs qui reprennent « awaken ». Le final sur une...troisième ballade Farewell redonne un peu de baume au cœur, et si ce n’est pas la plus réussie des trois, elle reste efficace.


Asterise souffle le chaud et le froid, très efficace sur les ballades et moins sur le reste de leur power metal selon l’auteur de ces lignes, cela va sans dire. Si les onze titres sont assez inégaux, ils laissent néanmoins présager de belles choses tant le groupe regorge de bonnes idées par moment.

Tracklist de A Tale Of Wandering Soul :

01. Intro
02. Twisted Ferryman
03. Intro Fantasy
04. Raven
05. Wicked Dream
06. Drifting Into Darkness
07. Tale Of A Wandering Soul
08. Golden Land
09. Call Of Whsipers
10. Awaken
11. Farewell

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