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Le 17 mai 2025, la salle Altherax de Nice a vibré au rythme du Victory Fest II, organisé
par l'association Victory Productions. Cet événement a mis en lumière encore une
fois la scène metal de la région P.A.C.A, avec pour cette deuxième édition
les groupes Acod et Akiavel en tête d'affiche,
précédés par Dismo, Deceates, Ashen
Heart .
Dismo
Le Victory Fest a de nouveau démontré qu'il est un événement essentiel pour
les passionnés de musique extrême, en sélectionnant le groupe de black metal de la
Côte d'Azur, Dismo, pour lancer la soirée.
 
Dès les premières notes, l'ambiance dans la salle L'Altherax était
électrisante. Dismo a fait son entrée sur scène avec Astral
Conjunction, un morceau qui a immédiatement plongé le public dans
l'atmosphère. Le groupe a ensuite enchaîné avec The Room, affirmant ainsi
leur maîtrise et leur énergie sur scène. Pour ce concert, Dismo a
interprété huit titres, tous tirés de leur album The Architect Of Chaos
sorti l'année dernière.
 
Chaque morceau a été joué avec une intensité et une précision qui
ont captivé un public déjà conquis. Les musiciens ont montré une
cohésion impressionnante, et leur chanteuse, véritable prêtresse noire, a su
envoûter le public avec son charisme du début à la fin.
 
En tant que premier groupe de la soirée, Dismo a élevé la barre
pour les autres formations à venir. Leur performance sur scène a été un
véritable succès, et après cette messe noire, il est évident que le groupe a
encore un bel avenir devant lui dans le paysage du black metal français.

Setlist :
Astral Conjuction
The Room
Beyond The Sea Of The Acients
Beginning Of The Substitude
The Great Elder
Lost In The Galleries
Birth Of Blasphemy
The End Of An Age
Deceates
Deuxième groupe à monter sur la scène du Victory Fest, Deceates a
continué sur cette lancée avec une prestation technique et violente. Leur Death Metal,
mêlant énergie et complexité, a captivé le public et confirmé la
diversité du metal régional.
 
Tout au long du set, Lucas le bassiste chanteur a interagi avec le public qui lui a
bien rendu en enchaînant pogos et circle pit. Devant la scène, c'était bien chaud,
du premier Free Us All au dernier morceau End Of The Line. Depuis le
départ de leur chanteuse, Lucas avec ses compagnons Franky
à la batterie, Christophe et Cyril aux guitares ont
décidé de continuer à quatre.
 
Au final ce n'est pas plus mal car il en ressort sur scène une énergie beaucoup plus
bestiale. Le public adhère complétement à cette nouvelle formule. La performance de
Deceates a été marquée par des moments très forts qui ont
fait exploser la salle, notamment sur les titres Apocalypsis, Oblivion et Hell
Down On Earth. Deceates nous a offert une belle performance, pour moi la
meilleure depuis que je les suis ! Le public ne s'est pas trompé en les acclamant très
fort et en participant à la photo souvenir de cette prestation mémorable.
 
Setlist :
Free Us All
Endless Fury
Appocalypsis
Gone Away
Obilivion
Hell Down On Earth
End Of The Line
Ashen Heart
Programmé au début du festival l'année dernière, Ashen
Heart, le groupe dirigé par Olivier Albalat, président de
Victory Productions, se produira cette fois-ci en troisième position. Au chant et à la
basse, il est accompagné du duo de guitaristes Baptiste Viale et Julien
Bargelli. Après avoir été sans batteur l'an dernier, le trio a enfin
déniché sa perle rare, Mickael Palmieri.
 
Le quatuor de death metal mélodique a pris la scène avec une performance intense et
charismatique. Ils commencent leur set avec The Mighty Wizard, suivi de Fire ; leur
musique, à la fois sombre et puissante, capte rapidement l'attention du public, créant une
atmosphère explosive dans une salle encore une fois comble. Suit Fight For Blood, un
titre que je découvre mais qui fonctionne très bien en live, suivi du désormais
classique Black Dragon, devenu un véritable hymne sur scène, où le public
headbangue à fond.
 
On reste dans le rythme avec Slay puis Ignite My Heart, extrait de l'Ep
Slay. Ensuite, Ashen Heart enchaîne avec une composition qui m'est
inconnue, intitulée Last Stand, mais qui fait le job ! Le public a été
enthousiaste tout au long du set et, sur le final, il a chanté en chœur le refrain
"Victory ! Victory !" avec Olivier sur le dernier titre joué
du même nom.
 
Grâce à la contribution de Mickael, qui est un batteur exceptionnel, la
musique d'Ashen Heart a vraiment gagné en profondeur lors des concerts live. Les
quatre musiciens, chaleureusement acclamés, peuvent être fiers de leur prestation, laissant
la salle en ébullition pour Acod, leur successeur.
Setlist :
Intro
The Myghty Wizzard
Fire
Fight For Blood
Black Dragon
Slay
Ignite My Heart
Last Stand
Victory
Acod
C'est au tour d'Acod de nous offrir son rituel. Leur énergie scénique et
leur interaction avec le public avaient déjà marqué les esprits lors de leur
passage sur la Temple en 2023. Ce jour-là, ils avaient mis tout le monde d'accord : ils savaient
électriser les foules et s'affirmaient comme une valeur sûre en live. Ce soir, les
Marseillais comptent bien le prouver à nouveau. Aux côtés des deux piliers du
groupe, Fred (chant) et Jérôme (basse), on retrouve
Tom à la guitare et Orakle à la batterie.
 
Les salutations faites, le rituel débute avec Genus Vacuitatis, suivi par The
Prophecy of Agony. Dès ces deux titres, Acod s’empare de
l’Altherax, captivant son public. Fidèles à leur énergie habituelle,
Fred et Jérôme assurent le spectacle. Sur Artes
Obscurae, ils poussent les spectateurs à déclencher le premier circle pit : une
partie s'exécute, l'autre headbangue frénétiquement.
 
Le groupe enchaîne avec The Son of a God, et l’ambiance s’enflamme. Les quatre
guerriers de l’Ordre du Trident poursuivent leur rituel avec Through the Astral
Do, puis Empty Graves, déclenchant une frénésie de circle pits
devant la scène. L’énergie ne faiblit pas avec Black Trip, qui vient clore
le set en apothéose ! La foule, galvanisée, scande "Acod ! Acod
!", mais il n’y a pas à attendre longtemps avant qu’ils reviennent nous
terrasser avec Broken Eyes.
 
Une fois de plus, Fred, Jérôme, Tom et
Orakle nous offrent une prestation à la hauteur de la réputation de
"killer" qu’Acod s’est forgée dans le paysage du metal
français. Le public les ovationne longuement. Après cette claque magistrale, c'est bien
chaud que nous attendons Akiavel.

Setlist :
Genus Vacuitatis
The Prophecy Of Agony
Artes Obscurae
The Son Of A Dog
Trough The Astral Door
Empty Graves
Black Trip
Encore :
Broken Eyes
Akiavel
Depuis plusieurs années, avec des dizaines de concerts à travers la France et leurs
prestations marquantes dans divers grands festivals (Hellfest, Motocultor, Festival 666...), les membres
d'Akiavel, guidés par leur chanteuse charismatique, sont reconnus comme des
performers redoutables sur scène, et leur popularité dans le milieu metal atteint son
sommet depuis la sortie de leur nouvel album InVictus.

C'est dans un Altherax rempli à craquer qu'Akiavel est chaleureusement
accueilli. Dès les premiers growls d'Auré sur Oozing Concrete, le public
s'enflamme, et l'enchaînement avec le morceau Blind Torture Kill ne fait
qu'intensifier l'ambiance, entraînant une série de circle pits et de pogos. Suit
Captured Alive, un single sorti peu avant le nouvel album, qui se révèle
être une chanson fédératrice grâce à sa mélodie,
réussissant à conquérir le public en live. Après cette nouveauté, le
groupe revient sur un classique avec Kind Of Requiem, où Auré,
toujours aussi énergique, captive l'audience. Son interaction avec Jay, le
bassiste, et Chris, le guitariste, est constante et électrisante, et même
si elle les taquine parfois, ils semblent ravis.
 
Le groupe enchaîne avec trois titres inédits en live, commençant par le puissant
Promise To My Daughter, où l'on comprend pourquoi Ranko a
été choisi pour remplacer Butch à la batterie, apportant une
énergie et une force rythmique supplémentaires à ce morceau ainsi qu'aux autres. Sa
performance donne vraiment une nouvelle dimension aux titres. Suit le magnifique brûlot Lights
For Life qui enflamme le public. Pour conclure, Heart In Chrysanthemum, un titre
qu'Auré dédie à un ami décédé, crée un
moment particulièrement émouvant.
 
On repart sur le furieux Mommy I'm Capable, un véritable scud qui va faire exploser
l'audience, suivi de Violet, extrait du fabuleux nouvel album Invictus. Le spectacle
se termine sur My Lazy Doll et Cold, deux titres incontournables
d'Akiavel, la salle est en ébullition totale. Auré est
une fois de plus déchaînée ! Tout au long du set, la chanteuse a su établir
une connexion unique avec le public, se laissant même porter par la foule à un moment
donné. La communion a été totale sur Daddy Defiled Me, joué en
rappel, avec un refrain facilement mémorisable chanté en chœur par le public.
 
La performance d'Akiavel a été à la hauteur de sa
réputation. Les quatre musiciens ont proposé un set d'environ une heure, débordant
d'énergie et d'une maîtrise technique impressionnante. Ils ont su embraser la salle avec
une setlist comprenant certains de leurs classiques, tout en mettant particulièrement en avant
leur nouvel opus InVictus avec pas moins de sept morceaux joués, tous ayant
magistralement passé l'épreuve de la scène et suscité l'enthousiasme du
public !
 
Après ce concert exceptionnel, les quatre artistes ont signé des autographes et se sont
photographiés avec leurs admirateurs. Ce concert a constitué un moment clé du
Victory Fest, renforçant la renommée d'Akiavel comme l'un des groupes les
plus énergiques et fascinants de la scène metal française.
 
Setlist :
Oozing Concrete
B.T.K
Captured Alive
Kind Of Requiem
Promise To My Daughter
Lights For Life
Heart In Chrisantemum
Mommy I'm Capable Violet
My Lazy Doll
Cold
Dady Defiled Me
Pour conclure, chapeau à l'organisation ! Le Victory Fest II a été une
soirée inoubliable pour les amateurs de metal de la région P.A.C.A. Avec des performances
de haute qualité et une ambiance électrisante, cet événement a une fois de
plus illustré la vitalité et la diversité de la scène metal en France.
Rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle édition !
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