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Retour sur le site pour la seconde et dernière journée où je croise notre nouvelle chroniqueuse L.Red qui de son côté est bénévole pour ce fest. On cause metal, of course, metal, encore of course, et toujours metal, toujours of course. Le problème dans tout ça c’est que je n’ai laissé qu’une oreille assez distraite sur le premier groupe, heureusement épaulé par L.Red qui m’aura donné un généreux coup de main sur cette seconde journée pour un report encore plus étoffé. Breakstuff
C’est un tribute band qui se présente en ouverture de cette journée, le groupe se focalisant sur les reprises de Limp Bizkit. Entre le fait que je ne sois pas accro aux tributes bands (c’est le moins qu’on puisse dire), ni à Limp Bizkit, et qu’on y ajoute que je vois le concert en fond de salle que dire si ce n’est que le groupe fait le boulot. C’est plutôt sympa mais ça ne m’emballe pas des caisses. L.Red "Un public un peu timide pour ce premier groupe du samedi soir, peut être expliqué par un excès d'aller retour au bar bien occupé la veille? C'est en tout cas avec une belle énergie qui occupe la scène qu'on retrouve Breakstuff, un tribute de Limp Bizkit tout droit venu de Nice. Avec leur néo metal, les français font participer le public au fil de leur prestation avec des "jump, jump, jump" et autre agenouillement (ça se dit vraiment ça?). Et le pit répond à l'appel, même si l'apothéose arrive quand la formation nous propose un medley comprenant in the end de Linkin Park, un Killing In The Name Of de Rage Against The Machine, un extrait de Nirvana, ou encore Smatch My Bitch Up de Prodigy. Forcément avec des fragments de reprises pareil, le public valide et entonne en chœur! A noter une déco sobre avec seulement deux panneaux sur scène qui affichent le sigle du groupe et qui tranche avec le guitariste arborant une veste pailletée dorée." L.Red accompagné du guitariste de Breakstuff 
Akiavel
Là on rentre dans le vif du sujet. J’attendais Akiavel avec impatience, les dernières chroniques et interview de Philippe donnaient bien envie, merci encore à toi Philippe. Le groupe arrive tambour battant pour un show de death metal mons-tru-eux ! Jay est monté sur pile électrique avec sa basse et Auré a une aura (ouais elle est nulle celle-là) exceptionnelle. Elle prend tout l’espace avec ses postures d’outre-tombe, ses screams de malade, je manque même de superlatifs quant à sa prestation. Elle est juste géniale. Le groupe prend plaisir à jouer et ça se remarque, Auré vient au milieu d’un circle pit pour chanter ou termine en slam en faisant le tour de la salle. Akiavel est venu et a balancé un parpaing au milieu du Sid Fest. Dommage juste que la salle ne soit pas comble, certains festivaliers resteront dehors ou au bar…Hé hé…Tant pis pour tout ceux qui auront loupé ce concert fabuleux, merci à Akiavel pour ce moment, et merci aussi pour la simplicité et la disponibilité du groupe, vraiment abordable et adorable en dehors.  
No One Is Innocent Je préviens de suite nos estimés lecteurs que je ne suis pas le plus grand spécialiste ni le plus grand fan du groupe. Mais dès le logo du groupe en fond de scène je suis reparti à mes années lycées dans les années 90 et j’attends (comme beaucoup) La Peau pour me rappeler à mes bons souvenirs (que le groupe jouera forcément). Le combo arrive pour en découdre face à une salle acquise à sa cause. Kemar est en pleine forme, même si le mix de sa voix n’est pas au top, on a du mal à distinguer les paroles, ce qui ne gène pas grand monde visiblement. Avec ce line up remodelé, No One trouve un nouveau souffle et balance son metal fusion en plein dans nos esgourdes, et si j’ai du mal à rentrer dedans, je dois bien être le seul car si ça bourrine sévère, même si ça finit par être brouillon par moment. Il n’empêche que le groupe en a dans les cannes, et nous le prouve ce soir. Finalement No One Is Innocent m’a renvoyé quelque 30 ans en arrière avec un très bon moment de metal nineties. 
Elmer Food Beat C’est l’heure du moment de poésie au Sid Fest. Alors non, point de Jacques Prévert ou autre Charles Baudelaire, c’est Elmer Food Beat qui va nous offrir ses talents de poésie. Et après un retour à mes années lycées avec No One, Elmer Food Beat va me renvoyer à mes années collège, ‘tain j’ai pris un sacré coup de vieux moi, mais quand je vois Manou et sa bande, je me dis ne pas être le seul. Vlan dans les gencives ! Dès l’arrivée de Manou en marcel et short arborant une épuisette en guise de guitare, les conneries vont aller crescendo avec EFB (d’ailleurs il finira en slip kangourou Superman après avoir balancé dans la fosse sa casquette, son marcel et son autre slip kangourou). Et des conneries…Bah il suffit de lire les paroles que tout le monde connait de Daniela à la Caissière de chez Leclerc, moi je me suis bidonné du début à la fin avec leur prestation. C’est con, mais toujours aussi efficace. Manou remercie le public à sa façon après chaque titre (Merci les filles !), le groupe nous offre un véritable best of de leur récital de poésie (Est-ce que tu la sens ?, Le Plastique c’est fantastique…). Et en plus de cela, cerise sur le gâteau, la production est parfaite, la guitare et la basse sont super audible et d’une clarté à damner un saint. Le chant est limpide (vu la qualité des paroles c’était plus que nécessaire). Une bidonade à tous les niveaux, mais un sacré bon moment avec EFB qui revient en force et nous fait passer un sacré bon moment en leur compagnie. L.Red Pendant que votre humble chroniqueuse cherchait à se foutre le plus possible dans un coin, le reste des bénévoles de l'équipe sécurité était pleinement emballé par EFB, connaissant et entonnant en chœur chaque parole. Manou semble avoir très chaud et nous propose un effeuillage jusqu'à s'éponger les parties avant de jeter la sacro-sainte serviette dans le public, qui n'en demandait pas tant. Entre les jets de poils de torse, les simulations d'actes sexuels avec des groupies et des refrains en slip, la beaufitude a encore de belles années devant elle. Autant vous dire que le dernier Lorna Shore m'aura moins fait saigner des oreilles ! 
Black Bomb A C’est au tour de Black Bomb A de clôturer cette édition du SidFest. Cette fois-ci à contrario de la veille, la salle est comble pour venir voir ceux dont le nom était sur toutes les lèvres. Un très grand nombre de festivaliers de ce jour étaient venus pour Black Bomb A et son hardcore puissant. Il n’aura pas fallu trois minutes pour faire exploser la salle, Poun et Arno sont arrivés le couteau entre les dents et ont survolté la scène d’Oesia. Les titres s’enchainent dans une touffeur irrespirable, le groupe tenant le public dans le creux de sa main. Le combo occupe la scène en entier, les deux chanteurs ne ménageant pas leurs efforts en la matière. Entre puissance et gros jeu de lumière, Black Bomb A n’a pas usurpé sa place de tête d’affiche et se montre, une fois de plus, comme un groupe majeur de la scène metal française. L.Red Groupe de mon adolescence, encore jamais vu sur scène, je n'avais qu'une hâte, pouvoir être dans le pit (mais le surveiller un peu quand même, sécurité oblige). Et bien malgré les années, Black Bomb A envoie encore du lourd! On notera la reprise de Beds Are Burning qui emmènera le public dans une communion vocale. Ponctués d'entractes verbaux engagés, BBA nous aura proposé un set puissant qui aura embarqué la salle du début à la fin. Et c'est avec le sourire qui ne se sera pas décroché du visage depuis le début de la journée que je poursuis la nuit. Et oui, après l'enchaînement de concerts, c'est le rangement des salles, mobiliers et tivolis qui m'attend avec le reste des bénévoles. Mais, heureux de cette magnifique édition se clôturant, plier bagage à 4h du mat n'aura jamais été aussi satisfaisant. Et parce qu'on est jamais trop nombreux pour qu'un festoch se passe au mieux, soyez curieux et poussez les portes du metal en vous engageant quelques heures avec ceux qui partagent votre même passion. Et pour moi, je dis encore à l'année prochaine cher Sidfest.
Une édition du Sid Fest réussie de part en part, le festival affichait complet pour les deux jours, soit une affluence d’environ mille personnes par jour. Une organisation parfaite notamment grâce à la centaine de bénévoles présents à tous les postes. Ce festival prouve que le public metal est existant en Touraine et ne demande qu’à voir ce style de musique. Un énorme bravo aux organisateurs de ce fest dont le seul mot qui me vient pour les résumer est « réussite ». Pour terminer je tenais à remercier Gauthier et l’asso Rock Style pour l’accréditation. Merci à toi, à l’équipe, et à l’année prochaine !
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