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Les 13 et 14 juin, j'ai participé à la quatrième édition du festival Rock à L’Usine, un événement de deux jours qui se déroule dans la célèbre salle L’Usine à Istres, dans la région P.A.C.A. L'ambiance y est chaleureuse, avec une sorte de cour où plusieurs stands sont installés, un bar en plein air, ainsi que des food trucks pour se restaurer. Une scène est également présente, occupée par deux groupes tribute (un chaque soir) qui assurent l’animation pendant les changements de plateau. Cette année, les concerts ont lieu uniquement dans la grande salle, où l'on trouve aussi à l'entrée les stands de merchandising des groupes.  
Soir 1 : Vendredi 13 Juin Pour cette première journée, quatre groupes vont se produire. L'ordre des passages est le suivant : Headkeyz, Disconnected, 7 Weeks, puis The Inspector Cluzo. Headkeyz Voici Headkeyz, un groupe de rock metal alternatif originaire de Montpellier, formé en 2021 en pleine période de confinement. En 2022, ils ont sorti un premier album remarquable intitulé The Cage & The Crown – Chapter I, que je vous recommande chaudement de découvrir.  
Sur scène, Headkeyz se présente en quintet : Adrien "Edge" Girard (chant et synthés), Timothée Bertram (guitare et chant), Samuel Maréchal (basse), Sylvain Molina (batterie), et depuis peu, Stella Cristi (guitare). Après une brève intro, les cinq Héraultais ouvrent leur set avec The Cage, suivi de Killing God. Le public adhère immédiatement aux mélodies accrocheuses et aux refrains puissants. Vocalement, Edge assure avec brio, soutenu par Timothée aux chœurs et sur certains couplets, notamment sur Passenger.  
Le morceau Run Run, très entraînant, fait bouger les têtes – ou comme on dit chez nous dans le Midi, "remuer du teston" ! Depuis le début du set, Tim nous régale avec ses solos, et cela continue sur Ctrl+7 puis Big Bad World, qui vient clore une série de six titres extraits de The Cage & The Crown – Chapter I. L’Usine est en ébullition après ces brûlots. Quelle claque de les voir tous les cinq sur scène ! Leur musique captivante et leur énergie communicative électrisent le public. Le duo rythmique Samuel/Sylvain tourne à plein régime, tandis que les riffs de Tim et Stella tranchent comme des lames. La petite nouvelle ne fait pas de la figuration : comme ses compères, elle savoure pleinement l’instant !  
Le groupe nous offre une prestation de haute volée et poursuit avec Intoxicated, son nouveau single. Son intro tonitruante fait immédiatement son effet, suivi de Dying Breathe, The End et enfin Viking — quatre excellents titres qui figureront sans doute sur leur prochain album. Quel concert d’ouverture ! Headkeyz a assuré de A à Z, laissant une forte impression auprès du public. Les cinq musiciens peuvent être fiers : ils ont mis la barre très haut. Setlist : Intro The Cage Killing God Passenger Run Run Ctrl+7 Big Bad World Intoxicated Dying Breathe The End Viking Pendant les changement de plateaux ce soir, c'est un hommage à System Of Down qui est assuré par le batteur de Headkeyz et deux autres musiciens. L'idée est plaisante, une grande partie des spectateurs apprécie sa boisson tout en tapant du pied en rythme. 
Disconnected Je prends place dans le pit photo. Comme lors de son dernier passage à Cannes, Disconnected entre sur scène avec Living Incomplete, morceau d’ouverture de son premier album White Colossus. Ce titre, aux ambiances contrastées, alterne entre violence brute et mélodies envoûtantes. Ivan Pavlakovic, fidèle à lui-même, jongle avec aisance entre growls puissants et chant clair, captivant dès les premières secondes.  
La salle est bien remplie et le groupe enchaîne avec I Fall Again. Ivan s’impose naturellement, son charisme et l’énergie sonore phénoménale de ses acolytes suffisent à conquérir le public. Viennent ensuite For All Our Sakes et The Wish, sur lesquels Adrian Martinot nous régale de ses solos, parfaitement épaulé par Florian Mérindol — un duo de guitaristes redoutable. On sent qu’on a affaire à des musiciens aguerris : tout est millimétré. À la batterie, le remplaçant de Jelly Cardarel est tout simplement monstrueux, et avec Romain Laure à la basse, il forme une section rythmique explosive. Devant la scène, l’ambiance est électrique : ça headbangue dans tous les sens !  
Disconnected incarne ce soir la puissance à l’état pur. Le morceau La Puissance — inédit dans leur discographie — en est la parfaite illustration. Unstoppable suit, et ce titre parle de lui-même : rien ne peut arrêter Disconnected sur scène. Tout au long du set, Ivan interagit avec le public, l’ambiance est incandescente. Le quintette enchaîne avec A World Of Futile Pains et Life Will Always Find Its Way, avant de conclure avec son nouveau single We Carry On.  
Comme toujours, Disconnected livre une performance magistrale. Sur scène, ce sont de véritables tueurs. Le public en redemande, mais le timing ne le permet pas. Le groupe quitte la scène sous une ovation bien méritée. Très accessibles, les cinq musiciens se retrouvent ensuite à leur stand pour échanger avec les fans. Quelle claque, mes amis !  
Setlist : Intro Living Incomplete I Falling Again For All Our Sakes The Wish La Puissance Unstoppable A World Of Futile Pains Life Will Always Find Its Way We Carry On 7Weeks Place à 7 Weeks, un groupe que notre webzine suit avec fidélité depuis de nombreuses années. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre site et à explorer la page qui leur est dédiée. Cela faisait un moment que je n’avais pas croisé les Limougeauds. La dernière fois, ils évoluaient en quatuor ; ce soir, retour aux fondamentaux avec une formation en trio. Julien Bernard (chant/basse) et Jérémy Cantin-Gaucher (batterie), les deux piliers du groupe, sont rejoints par le talentueux guitariste Gérald Gimenez. Au fil du set, ce dernier s’impose comme une véritable révélation, tant par sa maîtrise technique que par son charisme sur scène.  
Le groupe ouvre avec Gorgo, enchaîne avec Blackhole Your Heart, et dès les premières notes, le son est massif, percutant, fidèle à leur signature. Une bonne partie du set alterne équitablement des titres issus de leurs albums Fade Into Blurred Lines et Syphus, dont le brûlot Idols, qui monte en intensité jusqu’à un refrain poignant. Julien, dont la voix a encore gagné en puissance, communique généreusement avec le public, qui lui répond avec ferveur. La suite du concert nous offre Wax Doll, puis un retour en force avec Insomniac et Solar Ride, tous deux extraits de Syphus.  
Après cette série de morceaux récents, 7 Weeks nous propulse dix ans en arrière avec At The Drive In et Four Again. Une véritable orgie sonore où les effets fusent, aussi bien sur la basse de Julien que sur la guitare de Gérald. Jérémy, tentaculaire derrière ses fûts, déploie toute l’étendue de son talent. Ces deux titres, enchaînés sans répit, sont tirés de 7 Weeks Plays Dead Of Night, un album majeur dans la discographie du groupe. Ces dix minutes d’énergie brute et organique culminent dans une fusion totale entre le groupe et le public. L’Usine devient un brasier incandescent !  
Le concert s’achève sur 667-Off, et 7 Weeks est ovationné comme il se doit. Julien, Jérémy et Gérald nous ont offert une prestation XXL, intense et généreuse. À chaque concert, ils semblent se surpasser. J’ai hâte de les retrouver au stand de merchandising pour échanger quelques mots avec eux. Setlist : Gorgo Blackhole Your Heart Idols Wax Doll Insomniac Solar Ride Shimmering Blue At The Drive In Four Again 667-Off The Inspector Cluzo Ce soir, c’est un retour attendu : The Inspector Cluzo, les Gascons les plus rock’n’roll du Sud-Ouest, investissent la scène de l’Usine pour une performance électrique. Pour moi, c’est la troisième rencontre avec le duo landais : après un set furieux au Hellfest et une parenthèse acoustique aux Nuits Carrées d’Antibes, c’est la version électrisée qui s’annonce. Guitare rugissante, batterie explosive, et ce chant rocailleux qui évoque parfois Clutch — un clin d’œil d’autant plus savoureux que les Texans les ont récemment adoubés en les embarquant en première partie sur leur tournée américaine. Et comme si cela ne suffisait pas, quelques dates européennes en juin avec Neil Young himself viennent compléter ce CV déjà légendaire.  
Dès les premières notes, le public est happé par l’énergie brute du duo. La setlist fait la part belle à son dernier opus Less Is More, avec des titres comme We Win Together I’m Losing Alone et As Stupid As You Can, ce dernier déclenchant une véritable ébullition dans la fosse. The Greenwashers, brûlot engagé, promet de résonner bientôt sur les scènes américaines. Moment suspendu : une reprise habitée de Almost Cut My Hair de Crosby, Stills, Nash and Young, hommage vibrant à leurs influences.  
Le mélange entre compositions récentes et classiques du groupe crée un cocktail sonore explosif, une alchimie parfaite pour embraser l’Usine. Le final est d’une intensité folle : le batteur détruit littéralement sa batterie, tandis que son acolyte lui tend le charley comme un sceptre de feu. Il termine sur la grosse caisse, dans un fracas jubilatoire. Une conclusion apocalyptique, à l’image de son rock sans concession.  
The Inspector Cluzo ne jouent pas, ils vivent leur musique. Leur prestation est une ode à l’authenticité, une claque sonore et émotionnelle. Ce duo incandescent transcende les codes du rock pour livrer une performance d’une puissance rare, à la fois brute et raffinée. Ils sont des troubadours modernes d’un rock agricole, viscéral, et profondément humain. Ce soir, l’Usine a vibré au rythme de leur rage poétique. Magistral. Inoubliable. Essentiel.  
Soir 2 : Samedi 14 juin. Nous retournons à l'Usine pour la deuxième soirée du festival, et c'est sous une chaleur accablante que nous attendons l'ouverture des portes. Ce soir à l'affiche nous allons écouter et voir dans l'ordre suivant : Stone Horns, Babylon Pression, Lion's Law, Krav Boca (qui remplace le groupe Exploited) et Sidilarsen. Les balances ont pris un peu de retard, ce qui est finalement une bonne chose car le bar extérieur est constamment fréquenté. Grâce à mon pass, je peux néanmoins accéder à l'intérieur. Stone Horns, le premier groupe, est en train de finir ses réglages. Stone Horns Les portes s’ouvrent, le public commence à affluer dans la salle. Le concert prend un peu de retard, mais l’ambiance monte doucement. Une certaine effervescence entoure Stone Horns : les Marseillais ont annoncé sur leurs réseaux sociaux la présence d’invités surprise pendant leur set, et ça se ressent dans l’attente fébrile du public. Depuis leur formation, le groupe s’est forgé une fan base solide, ce que confirment les acclamations nourries dès leur entrée sur scène. Le show démarre tambour battant avec Rise of Apophis, suivi de Terra Genesis. Pas de doute, le public est là pour eux — ça chauffe fort devant la scène ! Ils enchaînent avec Outta Range, un titre issu des sessions d’enregistrement de Chimaira (2024), absent de l’album mais présent sur l’EP trois titres Chimaira: Lost Chronicles (2025). Vu la réaction de la fosse, le morceau est déjà bien connu des fans. Sur la droite de la scène, j’aperçois Antoine Roszak, qui rejoint le groupe avec qui il a collaboré jadis. Ils vont jouer Age of Chimairas. Ce guitariste, l’un des plus talentueux de la région, livre un solo magistral avant de s’éclipser avec sa modestie habituelle.   Le groupe poursuit avec Molten River, extrait de Rise of Apophis (2021). Son refrain, dans la veine de Sentenced, fait mouche : L’Usine est en ébullition. Place ensuite à Thebe’s Chronicle, habituellement interprété avec Fred d’Acod. Mais ce soir, c’est Auré d’Akiavel qui monte sur scène, micro orné d’une rose, pour partager ce moment avec les Marseillais. Une déflagration sonore s’abat sur la salle : growl puissant, présence scénique impressionnante, le public est en totale osmose. Comme Antoine, Auré salue brièvement les fans et quitte la scène avec élégance, sans voler la vedette. Stone Horns reprend alors les commandes avec No Mercy, avant de conclure en apothéose sur In The Clutches. Une prestation de haut niveau, qui confirme que Stone Horns est en pleine ascension et s’approche sérieusement du statut de poids lourd scénique. Le groupe quitte la scène sous les ovations, puis retrouve son public au stand de merchandising avec chaleur et simplicité. Setlist : Rise Of Apophis Terra Genesis Outta Range Age Of Chimairas Molten River Thebes' Chronicles No Mercy In The Clutches Pour cette dernière soirée, un hommage à Papa Roach se déroule à l'extérieur pendant les changements de scène. Avec la chaleur, je ne vais pas rester longtemps et je vais plutôt me rafraîchir au bar intérieur, qui est climatisé. Une bonne pinte, et c'est reparti ! 
Babylon Pression C’est au tour de Babylon Pression de venir retourner la salle. La première fois que j’ai vu ces furieux, c’était en octobre 2024 au Nuclear Fest — et ils avaient déjà tout dévasté.  
Fidèles à leur réputation, les Marseillais attaquent sans préambule avec Classé X, Qui Domine, puis La France a Peur. Après le traditionnel "Bonjour bande de fumiers", on enchaîne avec Je Ne Sers à Rien. L’Usine part en vrille totale avec La Boîte à Partouze et le très scatologique C’est La Merde. Slams, pogos, chaos : c’est un vrai champ de bataille.  
La pression monte encore d’un cran avec ce morceau "philosophique" sur le cerveau principal de l’homme : La Bite. Leur cocktail de textes provocateurs, parfois hilarants, souvent ancrés dans l’actu (Filme La Police), couplés à une musique qui tabasse, nous plonge dans un joyeux bordel. Moment fort : le bassiste et le chanteur descendent dans la fosse pour chahuter avec le public. Suivent Je M’en Sortira et La Pinte, que l'on aura bien méritée après ce set brûlant, avant de conclure avec Rock Warriors et Seul Parmi Les Autres.  
Les punks warriors marseillais ont laissé derrière eux une salle incandescente. Ovation massive, le public est ravi d’avoir pris une belle branlée et d’avoir vécu un moment de lâcher-prise total. Et après l’avoir évacuée… on va enfin la boire, cette pression !  
Setlist : Classé X Qui Domine La France a Peur Je Ne Sers à Rien La Boîte à Partouze C’est La Merde La Bite Filme La Police Je m’En Sortirai La Pinte Rock Warriors Seul Parmi Les Autres Lion's Law On enchaîne avec le troisième concert de la soirée : Lion’s Law, groupe de punk rock dans la mouvance Oi!, formé à Paris en 2012. Très apprécié sur la scène punk européenne, c’est pour moi une première rencontre ce soir. Dès les premiers riffs, le ton est donné : guitares puissantes, batterie millimétrée, lignes de basse bien grasses. La voix du chanteur, donne une furieuse envie de baston — ça va secouer sévère ! Les Parisiens balancent pas moins de dix-sept morceaux, tous fédérateurs et énergiques, du percutant Crucified à la reprise finale de I Ran du groupe A Flock of Seagulls. Tout au long du set, on est embarqués dans un univers de refrains accrocheurs portés par des thèmes forts : loyauté, amitié, esprit de clan et combativité. Le tout sublimé par de belles envolées de guitares. Lion’s Law nous a asséné quelques uppercuts bien sentis avec des titres comme The Code, Fidèles, Lafayette, Brother, For My Clan, Knock’em Out, Sewer Rats, Zonard… Autant de morceaux à découvrir sans tarder. Le public, lui, ne s’est pas trompé : ça jumpait, ça pogotait, ça vibrait ! Une vraie communion avec le groupe. Beaucoup de leur fans étaient déjà présents dans la salle, mais Lion’s Law a su rallier le reste de l’auditoire à sa cause. Une belle démonstration scénique, intense et généreuse. Ils nous ont régalés ! Setlist : Ouverture Crucified Our Generation Lafayette Brother Escape Lonely Road I Don't Give a Damn PBS Paris Fidèle The Code Knock'em Out Sewer Rats The World Is On Fire Zonard For My Clan I Ran Krav Boca Mais c’est quoi, Krav Boca ? Ce collectif toulousain débarque en remplacement de The Exploited, initialement prévu. Et quel remplacement ! On assiste à un set hallucinant, fusionnant art de rue, acrobaties, et un cocktail musical explosif mêlant punk, rap et électro. Le groupe, c’est une vraie troupe de cirque punk : - Une choriste-acrobate virevoltante - Un diablotin qui joue de la meuleuse et crache le feu - Deux frontmen survoltés qui hurlent et courent dans tous les sens - Un guitariste qui balance des riffs tranchants - Un batteur qui martèle le rythme sans relâche - Un clown triste qui hurle et, parfois, gratte la mandoline - Plus un intru... Musicalement, c’est une transe immédiate. L’ambiance est électrique, bon enfant, ça danse, ça slame, ça vibre. L’Usine, submergée par le tsunami Krav Boca, frôle l’implosion. Visuellement, le show est dingue : lumières, scénographies, effets… tout est pensé pour en mettre plein les yeux. À vrai dire, seules des images pourraient vraiment rendre justice à ce spectacle. J’étais sceptique mais Krav Boca, en mariant le chaos musical façon Bérurier Noir et des mises en scène dignes de Punish Yourself, m’a littéralement retourné. Une claque monumentale. Les spectateurs repartent avec un sourire jusqu’aux oreilles et des étoiles plein les yeux. Si les Toulousains passent près de chez vous, ne les ratez sous aucun prétexte ! Sidilarsen On termine le festival en beauté avec Sidilarsen. Depuis la sortie de leur album Que la lumière Soit, les Toulousains ne cessent de parcourir l’Hexagone, enchaînant festivals et concerts en salle. Et, cerise sur le gâteau, leur premier Olympia est prévu pour l’automne. Cette régularité scénique a consolidé une fanbase toujours plus nombreuse et fidèle, présente à chaque date. La setlist reste globalement inchangée depuis le début de la tournée, mais cela n’entame en rien l’enthousiasme du public dès l’entrée du groupe. Le show démarre fort avec Comme On Vibre, véritable décharge d’ondes positives qui nous traverse de la tête aux pieds. S’enchaînent ensuite Intox et Retourner la France, où les musiciens, sourire aux lèvres, nous balancent leur énergie brute, toujours teintée de bienveillance. Ce soir, si ce n’est pas la France, c’est bien l’Usine qu’on va retourner avec le très dansant Money Game. Ça bouge dans tous les coins, sur scène comme dans la fosse : une véritable osmose s’installe entre le groupe et le public. Puis vient ce moment fédérateur, ce refrain repris en chœur : "Hello, ici l'adelphité / Hello, hello, hello, hello" sur le brûlot Adelphité, qui n’est pas seulement un titre, mais une réalité : ce soir, nous ne faisons qu’un. On Revient Sur Terre et Back To Basics poursuivent cette dynamique : ça chante, ça danse, ça saute dans tous les sens ! À Vif et On Va Tous Crever prennent le relais sans relâcher l’ambiance. Et pour le final, tout le monde s’assoit, chantant ensemble : "Tant que l'humain s'adresse à l'homme, nous sommes Des Milliards contre une élite…" Puis c’est l’explosion et le groupe quitte la scène sous nos chants a cappella. Quelle fin magistrale ! La communion ne s’arrête pas là, ils reviennent nous saluer, puis après le set, les musiciens prennent le temps pour des signatures, des photos, des sourires. Bienveillance, humilité, générosité… C’est ça, Sidilarsen. Setlist : Intro Comme On Vibre Intox Retourner La France Money Game Adelphité On Revient sur Terre Back to Basics À Vif On Va Tous Crever Des milliards Nous remercions l’Usine et ses bénévoles pour cet accueil chaleureux ; nous avons vraiment vécu deux soirées magnifiques avec une programmation réfléchie qui nous a également offert de belles surprises. L’ambiance familiale, la qualité des groupes, le lieu... tout a été réuni pour que le public profite pleinement. Pour ma part je vous dis à l’année prochaine.
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