Groupe:

Lions Metal Festival 2025 - Jour 1

Date:

07 Juin 2025

Lieu:

Montagny

Chroniqueur:

philippec

L'ouverture des portes du Lions Metal Festival a eu lieu à 11h30, et le site s'est progressivement rempli. À 12h00, la salle de spectacle du Trait d'Union était presque pleine pour accueillir le premier groupe qui allait lancer cette sixième édition.

Damager

C'est donc les thrashers lyonnais Damager qui ont l'honneur d'ouvrir le bal. Pour nous mettre en condition, ils nous livrent un thrash plutôt old school, qui est d'ailleurs bien apprécié par le public, qui commence à headbanger dès le premier morceau joué, Assault in Place, un excellent titre tiré de leur EP Peace... But At What Cost. Le rythme de leur set est resté constant, avec quelques moments forts comme sur Scorched Earth ou G.O.T.F, tous deux issus de l'EP, puis Slicing Through The Masses, extrait de leur première démo.

Ils ont également interprété deux morceaux inédits, apparemment Bombarde et Satellite 14, qui n'ont pas atténué la chaleur suffocante de la salle ! Damager termine avec Whiplash, le célèbre titre de Metallica, très apprécié par le public qui se déchaîne devant la scène ! Les locaux ont fait le job, laissant pour le prochain groupe une salle en mode cocotte-minute prête à exploser !

Setlist
Assault in Place
Bombarde
Scorched Earth
Satellite 14
T.N.S.T.A.S
G.O.T.F
Slicing Through The Masses
Whiplash
 
Sans Roi
Avec Sans Roi, nous changeons complètement de registre pour une musique plus sombre, mêlant dark et black metal, mais qui contient une certaine violence. Pour beaucoup dans le public, c'est une découverte totale. Après Où La Folie s'Exprime, il est impossible de faire marche arrière avec l'enchaînement No Turning Back/Ora e Labora. Grâce à ces trois titres, Sans Roi nous plonge dans leur univers, et le public apprécie. Adam Dx, le bassiste qui partage également le chant avec Arnaud, nous présente le groupe et annonce The Lovers, la prochaine composition qu'ils vont interpréter.
 
 
À la fin de ce morceau, nous avons droit à un magnifique passage de guitare mené par l'expérimenté Pierre, soutenu par la jeune Manon à la rythmique. Un solo encore plus impressionnant suivra sur le dantesque Heptalion, une composition d'une intensité implacable qui fera réagir le public, qui sera en synergie avec le groupe jusqu'à la fin du set. Le titre suivant, Occult Love, en sera un bon exemple avec son accroche rythmique et la force de la frappe de Gus à la batterie. Ensuite, L'Hypostase Des Archontes, dont l'introduction rythmique basse/batterie est saisissante, est une véritable référence pour ce groupe qui existe seulement depuis 2021.
 
 
Malgré son jeune âge, Sans Roi a déjà produit deux albums dont est tirée la setlist jouée. Les cinq musiciens concluent leur set sous les ovations du public avec Alchimie Du Scorpion, le titre éponyme de leur second album, que je vous recommande vivement d'écouter. Je ne m'attendais pas à recevoir une telle claque dès le deuxième groupe de la journée ; Sans Roi est vraiment une belle surprise qui prouve que la scène Metal émergente française, tous genres confondus, est de grande qualité !
 
Setlist
Où La Folie s'Exprime
No Turning Back
Ora e Labora
The Lovers
Heptalion
Occult Love
L'Hypostase Des Archontes
Alchimie Du Scorpion
 
Je tire parti du changement de plateau pour prendre un en-cas et me désaltérer, il fait vraiment très chaud dans la salle. Avec tout le monde à l'extérieur, j'ai l'impression que le festival est complet pour aujourd'hui. Je dévore mes merguez et bois ma pinte, puis je me dirige vers les crash barrières pour prendre des photos du groupe suivant. 

Thy Legion

Ça y est, cela reprend. Nous allons assister à une démonstration de black metal maltais, le groupe s'appelle Thy Legion. La salle s'assombrit, tout comme l'ambiance musicale qui devient très sombre avec le morceau Black World Funeral. Thy Legion nous propose un set empreint de noirceur et de violence, soutenu par leur batteur qui est une véritable machine à blaster ; il est accompagné d'un bassiste, d'un guitariste et de deux hurleurs qui ont une belle présence sur scène.

Bien qu'il ne soit pas encore minuit, le public est entraîné par Midnight Malediction, puis par Dark Mother. Musicalement, le set est solide, intense, et les vocalistes excellent dans leur domaine, le son est vraiment bon, tout est réuni pour apprécier ce moment. Les Blackeux maltais ont interprété cinq titres de leur nouvel album Grand Cosmic dans l'ordre. Aux trois premiers morceaux s'ajoutent Those Who Are Awake et The Adoration Of Omega. Après seulement trois groupes, j'en suis déjà à ma troisième découverte ! Bravo aux programmateurs. 

Setlist :
Intro
Black World Funeral
Minight Malediction
Dark Mother
Those Who Are Awake
The Adoration Of Omega

 

Carnation

Le groupe suivant vient de Belgique et s'appelle Carnation. Bien que leur chanteur se présente avec un maquillage sanguinolent, ils ne jouent pas de black metal, mais plutôt un death metal technique et brutal. Ayant entendu parler de leurs performances sur scène, j'ai écouté une partie de leur discographie, notamment leur dernier album, Cursed Mortality, sorti en 2023. J'ai bien fait, car ils en ont interprété trois d'affilée. Dès le début, ils affichent leur puissance scénique avec l'enchaînement Maruta/Metropolis/Cycle Of Suffering, trois morceaux qui vont ravir le public.

Simon Duson, avec son maquillage, est assez charismatique et possède un talent de growleur impressionnant, envoyant ses couplets comme des uppercuts. Musicalement, les Belges s'appuient sur un duo rythmique impressionnant, avec Yarne Heyl à la basse et Vincent Verstrepen, un batteur exceptionnel. Son frère Jonathan et Bert Vervoort aux guitares sont de véritables machines à riffs ! L'ensemble propose un death metal à la fois old school et moderne, développant une musique puissante qui respecte l'essence même du genre tout en intégrant des parties à la fois groovy et mélodiques.

On a également droit à des compositions plus anciennes, mais qui tiennent la route, comme Sepulcher Of Alteration, suivie de Submerged In Deafening Silence, qui clôt la série de titres du dernier opus. Ensuite, Carnation revient avec un titre de leur premier album, Plaguebreeder, suscitant une belle réaction des fans dans le public ! Avec un set magistral, Carnation nous achève avec Where Death Lies, le titre éponyme de leur second album sorti en 2020, tout comme Sepulcher Of Alteration mentionné plus tôt. Il n'y a rien à dire, Carnation est une véritable valeur sûre du death metal européen, tant par ses compositions que par sa prestation scénique. Quelle claque, mes amis !

Setlist :
Maruta
Metropolis
Cycle Of Surfering
Sepulcher Of Alteration
Sumerged In Deafening Silence
Plaguebreeder
Where Death Lies

 

Skeleton Pit

Après cette parenthèse entre deux groupes, c’est au tour du trio allemand Skeleton Pit de grimper sur scène. La formation, composée de Patrick Options (chant/guitare), Doyle Fascinator (basse) et Lizzard Chandler (batterie), fait secouer les têtes avec un thrash old school fidèle aux racines du genre : tempos ultra rapides, riffs acérés à foison et des textes mêlant humour noir, violence assumée et alcool décomplexé.

Imaginez : un soupçon d’Exodus pour le chant, du Anthrax pour le groove et une bonne dose de Destruction pour préserver l'esprit teuton. Mélangez le tout et vous obtenez le cocktail détonant qu’est Skeleton Pit. En dehors de leur single Phantom Fire sorti en 2023, la setlist pioche équitablement dans leurs deux albums. Quatre morceaux de chacun, alternés façon pile ou face.

Le public déjà bien chaud prend une sacrée claque avec l’enchaînement Like Vultures / Hit In The Pit, puis continue à transpirer sur les brûlots Violent Raid et Tits To Die For. Auteur d’un set impeccable, les musiciens de Skeleton Pit ont mis nos cervicales à rude épreuve. Le public quitte la salle rincé… mais ravi d’avoir pris une sacrée fessée sonore !

Setlist :
Skull Splitting Attack
Spreading The Virus
Like Vultures
Hit In The Pit
Awaken The Claw
Phantom Fire
Violent Raid
Tits To Die For
 
Withering Surface
Depuis le début de la journée, les organisateurs nous ont fait voyager à travers Malte, la Belgique, l'Allemagne, et cette fois, nous avons un représentant du Danemark nommé Withering Surface. Ce groupe de death metal mélodique, fondé en 1994, a sorti quatre albums jusqu'à leur séparation en 2004. Reformé en 2019 par deux membres de la formation d'origine, le chanteur Michael Andersen et le guitariste Allan Tvedebrink, les deux Danois ont publié deux nouveaux albums. Ils sont accompagnés de Jesper Kvist à la basse, qui les suit depuis leur retour, de Troels Lund-Sorensen à la batterie et de Marco Angioni en tant que deuxième guitariste, arrivés plus récemment.
 
 
On peut considérer cette formation comme pionnière du death metal mélodique danois, influencée par des groupes de la scène suédoise de la même époque (At the Gates, In Flames, Dark Tranquillity…). Ils ont bien établi leur setlist, à l'exception du premier titre Walking On Phantom Ice et du dernier Joyless Journey, qui proviennent tous deux du même album. Pour le reste, ils joueront un morceau de chacun de leurs autres opus. Une setlist qui ravit leurs fans, nombreux dans le public, qui ont réagi de manière enthousiaste tout au long de la performance.
 
 
Nous avons pu ressentir de forts pics d'énergie, d'abord sur le premier morceau mentionné, puis sur Dancing With Faeries avec son refrain entraînant et accrocheur porté par un Michael en grande forme vocalement; mais aussi avec le puissant Gears et Joyless Journey qui clôt joyeusement la magnifique prestation des Danois. Withering Surface est vraiment un excellent groupe que je vous invite à découvrir, si ce n'est pas déjà fait.

Setlist
Walking on phantom ice
Scarlet silhouettes
Dancing with faeries
Leaves in the Stream
Denial denial denial
Gears
Joyless journey.
 

Destinity  

Je n'avais pas revu le groupe lyonnais depuis leur passage à Nice en 2011 à la salle l'Altherax, où j'avais été fortement impressionné ; c'est en partie ce qui m'a poussé à assister au Lions Metal Festival. Dès les premières notes, on ressent l'expérience, avec des guitares puissantes et saturées, une basse résonnante, et une batterie parfaitement rythmée, le tout accompagné par le chant de Mike.

En véritable chef de file, Destinity est bien présent, même s'il n'y a pas de titres comme Synthetic Existence ou Evolution Devilution dans la setlist, les musiciens vont tout de même nous régaler avec leur death metal aux influences scandinaves très efficaces. Pas de fioritures, la transition entre Aiming A Fist In Enmity et Reflections va immédiatement enflammer la salle, et l'accrocheur Silvers Shades, issu de leur nouvel album, ne fera pas baisser la température, qui va encore augmenter fortement avec les deux morceaux Black Sun Rising et A Scent Of Scorn, extraits de leur album légendaire Resolve in Crimson.

Pourquoi légendaire ? Parce que cet opus est sans doute le meilleur du groupe, comme le prouve la réaction du public face aux compositions qu'ils ont joué. De plus, c'est le dernier album sorti avant la longue pause que Destinity a choisi de prendre au sommet de leur art. Cependant, cette pause n'a pas entamé leur talent, comme le montre Reject The Deceit, tiré de leur album de retour In Continium. Le public, tout comme moi, est conquis par la performance de Destinity, et on ressent une véritable osmose entre le groupe et nous.

Les Lyonnais nous offriront l'excellent Dying Light, extrait de leur dernier album Ascension, puis ils vont nous achever avec The Hatred, qui sera d'une véritable intensité, le public en délire acclame son bourreau, c'était vraiment incroyable ! Merci et encore merci pour ce moment !

Setlist :
Aiming A Fist In Enmity
Reflections
Silvers Shades 
Black Sun Rising
A Scent Of Scorn
Only Way
Reject The Deceit
Dying Light
The Hatred

Warbringer 

Après un instant de répit, place à Warbringer, groupe de thrash metal originaire de Newbury Park, Californie. Déjà aperçus en 2018 au Motocultor, les Californiens, dont le nom signifie littéralement "celui qui apporte la guerre", n'ont rien renié de leur réputation. À l'époque, les Ricains nous avaient mis une sacrée rouste.
 
La salle continue de se remplir jusqu’à frôler le débordement. Après la performance solide de Destinity, on se dit que Warbringer va devoir bosser pour captiver l’audience. Mais dès leur entrée sur scène, le public explose d’enthousiasme sur le tempo de Firepower Kills. Dès cet instant, la fosse se déchaîne : ça jump, ça headbangue, ça slamme, ça fait des Wall of Death et des Circle Pits, parfois même sans que le groupe ait à demander quoi que ce soit.
 
Le rythme reste effréné. Les têtes semblent incontrôlables et bougent toutes en cadence. On n’en est qu’au deuxième morceau, A Better World ! Sur Crush Beneath the Tracks enchaîné avec Woe to the Vanquished, c’est le chaos total dans le pit. Carlos Cruz mène la cadence avec une puissance impressionnante derrière sa batterie, pendant qu’Adam Carroll enchaîne des solos d’une vitesse et d’une technicité bluffantes.
 
 
Depuis la dernière fois que j’ai vu Warbringer, je note que John, toujours aussi charismatique dans sa manière de capter le public, a franchi un cap vocalement. Il a gagné en assurance et maîtrise avec le temps, notamment sur The Sword and the Cross, extrait du dernier album. Sa voix est parfaitement contrôlée.
Il annonce Hunter Seeker, morceau furieux qui déclenche une vague de slams dans tous les sens. La sécurité a les bras en feu, et bientôt le dos en compote. La salle est en ébullition comme jamais.
 
 
Il faut le dire : le thrash, c’est du pur festif. L’ambiance est bon enfant, on se percute dans la joie et avec le sourire. Le set s’achève dans un délire total avec Remain Violent, puis Living Weapon—deux titres qui résument parfaitement la brutalité et l’intensité de Warbringer
Quelle puissance ! Quelle énergie ! Bordel, quelle correction on s’est prise ! On quitte la salle exténués, la bouche de travers, la colonne en vrac… mais heureux, comblés par cette prestation magistrale.
 
 
Setlist
Firepower kills
A Better World
Crush Beneath The Tracks
Woe to the vanquished
The sword and the cross
Hunter seeker
Remain violent
Living weapon
 
 
 
Après une pause bien méritée entre deux plateaux, je me dirige vers la scène pour accueillir les cousins québécois de Cryptopsy, véritables piliers du death metal technique depuis plus de trois décennies. Lauréats d’un prestigieux prix Juno — équivalent canadien de nos Victoires de la Musique ou des Awards américains — leur carrière est couronnée d'une reconnaissance internationale. Et pourtant, c’est une première pour moi ce soir. Bien que je connaisse une partie de leur discographie, je ne les avais jamais vus en live… jusqu’à maintenant.
 
 
Il n’aura fallu que quelques secondes pour que le groupe confirme sa réputation scénique, absolument pas usurpée. Ils bombardent la foule avec une avalanche de brûlots, anciens comme récents. D’entrée, Slit Your Guts nous ramène à 1998 avec l’album None So Vile : ça ne nous rajeunit pas, certes, mais ça nous électrise ! Puis vient Lascivious Undivine, extrait de As Gomorrah Burns (2023), qui, loin d’affaiblir l’ambiance, l’intensifie à merveille. Et là… tout explose avec Open Face Surgery, tiré de leur tout premier opus Blasphemy Made Flesh. Flo Mounier en furie derrière ses fûts mène un tempo infernale, Matt est en véritable transe au micro. Dommage qu’ils ne joueront qu’un seul morceau de cet album.
 
 
Le public, de plus en plus réceptif, s’agite dans tous les sens. L’intensité ne retombe pas avec Godless Deceiver et le classique Graves Of The Fathers, qui déchire littéralement. Suit Until There’s Nothing Left tiré de An Insatiable Violence (2025), que je n’avais pas encore découvert… et quel choc ! Il est taillé pour le live, tout comme le suivant, Flayed The Swine. Depuis le passage de Destinity, on sent clairement une montée en puissance — tant dans la qualité des groupes que dans la ferveur du public. Et malgré les claques sonores déjà encaissées, personne ne lâche rien.
 
 
Le set se conclut sur Phobophile, qui transforme la fosse en véritable boucherie. Une setlist brillante, puisée dans leurs deux premiers et deux derniers albums, et une performance XXL : Cryptopsy a su transcender la foule du début à la fin. La salle est en ébullition. La tornade québécoise a frappé fort, Decapitated peut entrer… le terrain est brûlant.
 
 
Setlist
Slit your guts
Lascivious undivine
Open face surgery
Godless deceiver
Graves of the fathers
Until there’s nothing left
Flayed the swine
Phobophile.
 
 
 
La dernière fois que j’ai vu Decapitated sur scène, c’était au Hellfest… impossible de me souvenir de l’année exacte, mais à l’époque, le charismatique Rafał « Rasta » Piotrowski était encore au micro, reconnaissable à ses imposantes dreadlocks. Depuis peu, il a laissé sa place à Eemeli Bodde, un remplaçant qui semble déjà prêt à égaler — voire surpasser — son prédécesseur.
 
Quoi qu’il en soit, tant que Wacław « Vogg » Kiełtyka, guitariste fondateur et seul membre rescapé de la formation originelle, reste aux commandes, on sait que la qualité sera au rendez-vous. Il a toujours su s'entourer de musiciens redoutables, que ce soit sur disque ou en live. Sur scène, Decapitated est une véritable tornade. Chaque titre est une déflagration, chaque riff une attaque en règle. Et ce soir encore, les Polonais prouvent qu’ils n’ont rien perdu de leur mordant.
 
 
Mis à part le bref changement de plateau, le public n’aura aucun répit. Le set débute avec A Poem About An Old Prison Man, enchaîné sans relâche avec Just A Cigarette. Les riffs de Vogg sont destructeurs, ses solos incisifs, le tempo infernal avec un batteur, à la double pédale omniprésente et aux blasts tonitruants, qui pousse la machine dans ses retranchements.
 
 
Eemeli, malgré l’absence de dreadlocks, arbore une chevelure épaisse qu’il fait tourbillonner avec style. Vocalement, il tient la barre avec une aisance impressionnante. Sur les titres phares comme Three-Dimensional Defect, Earth Scar, Cancer Culture, 404, ou Kill The Cult, il passe le test haut la main. Sa présence scénique et sa carrure imposante lui confèrent un charisme naturel, parfaitement en phase avec le public qui réagit avec enthousiasme. Mon compère chroniqueur Deicide a coutume de dire : *« Decapitated, tu regarderas jouer, sur le cul tu tomberas. ». Et bien son dicton reste indéniablement d'actualité !
 
 
Du premier au dernier morceau, le groupe maintient une cadence infernale, transformant la fosse en champ de bataille. La machine de guerre polonaise est toujours aussi féroce, Décapited achève sa phénoménale prestation sur une explosion de brutalité avec Iconoclast, véritable coup de grâce pour une première journée déjà marquée par des prestations monumentales. Journée qui n'est pas encore terminée puisque va suivre TTT - Tribute To Trash le groupe de reprise d'Alex Colin - Toquaine et Stéf Burriez deux pionniers du Thrash et du Death français.
 
 
Setlist
A poem about an old prison man
Just a cigarette
Three-dimensional defect
Earth scar
The blasphemous psalm to the dummy God creation
Last supper
Sensual sickness
Sphere of madness
Cancer culture
404
Winds of creation
Kill the cult
Suicidal space programme
Iconoclast

 

TTT – Tribute To Thrash  

 

Les sexagénaires comme moi vont, grâce à TTT, bénéficier d'une cure de jouvence, tandis que les jeunes présents vont enrichir leur culture musicale ! Ce tribute dédié au thrash des années 80 est formé de deux pionniers du genre : Stéphane Buriez (Loudblast) - chant/basse, et Alex Colin-Tocquaine (Agressor) - chant/guitare. Ils sont rejoints par Nicklaus Bergen (Loudblast, Altered Beast) - chant/guitare et, pour ce soir, par l'excellent batteur César Vesvre (Thagirion, Ruïm, ex-Death Decline).

Le quatuor va enchaîner les hits de l'époque comme des perles. Comment ne pas réagir à Black magic / Hit the lights... Peace sells... Mad butcher / Jump in the fire / Black metal, qui sont en plus interprétés de manière magistrale ! Pendant le set, nous nous sommes bien défoulés et avons beaucoup ri avec les musiciens qui, comme nous, ont gardé le sourire du début à la fin.

Une fin qui se termine dans un joyeux désordre avec Alex et Niclaus qui croisent le fer dans le public sur le classique United Forces, qui sera prolongé pour l'occasion. Quel plaisir nous avons eu, dans une ambiance survoltée, avec des classiques à la pelle et une interaction totale ! Merci pour ce moment de fraîcheur. 

Setlist
Black magic
Hit the lights
Nuclear war
Peace sells
Flag of hate
Madhouse
Mad butcher
Jump in the fire
Black metal
United forces.

Pour cette première journée placée sous le signe de la fureur et de la chaleur, nous avons eu droit à une programmation incroyable par sa qualité et sa diversité. Bravo aux groupes qui ont tout donné, car à la fin de chaque performance, nous avons pu nous dire que nous avions assisté à la meilleure. Il est près de 1h30 du matin, nous quittons le site épuisés mais heureux en criant à tout le monde à tout à l'heure !

 

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