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Walnut Grove DC : C'est la reprise dès 14h00, et Walnut Grove DC doit affronter une chaleur encore plus écrasante aujourd’hui. Mais les fans sont bien présents, et ils vont vite oublier la météo en se laissant porter par ce stoner rock bien huilé. Le chant avec sa voix grave et éraillée, et une touche de Johnny quand le chanteur s’adresse à nous, est posée sur des riffs gras comme de la boue. Il est outillé d’une magnifique Gibson blanche du guitariste qui ressort encore sous le soleil, et chaque note fait vibrer les tripes. Malgré un public restreint, le quatuor a su créer une ambiance lourde, groove et même psyché par instants. Ils chauffent instantanément l’atmosphère, grâce à des breaks psychés et des montées hypnotiques, invitant à la sueur et… à l’hydratation forcée (« Boire de l’eau, vous ne verrez pas ça souvent chez moi ! »). Les Rochelais ont démontré qu’ils maîtrisent autant les sonorités Heavy que Rock pour un mélange qui sent la poussière. Setlist : Never Break Take It Back 50 Foot Woman Tumble Weed Room 330 Roskov Turn Around Wait It Vain Bullet Time In God We Trust Mona Lisa 
 CCW : CCW s’est formé en 2004 à Bordeaux sous le nom de Counter Clock Wise. En 2006, l’arrivée d’Aurélie au chant féminin a consolidé l’identité du combo, qui adopte alors l’acronyme CCW. CCW a fait preuve d’une véritable touche de modernité dans ses compositions. Ils se situent à la croisée du djent et du hardcore et même un petit clin d’œil à Korn dans une des compositions. La chanteuse a alterné chant clair saturé et growls profonds. Les riffs parfois simples mais toujours taillés pour percuter, s’appuient sur de solides coups de boutoir grâce une double pédale incisive. Par instants mélodique, parfois frontal, le combo a tenté de ramener la foule vers eux, sans grand succès face à la chaleur, mais avec un véritable succès sur l’engagement scénique. Bref, CCW a proposé un set varié, direct et convaincant. Setlist : The Beast Phenix Big City Tiktokgo Perfect Toy Kids Rise and Fall We Will Conquer We Are One Tel Je suis 

Anesys : Ah enfin un peu de Death, et du local puisque made in La Rochelle avec Anesys. Musicalement, Anesys oscille entre mélodique Death Metal et quelques pointes de metalcore. Basé sur des riffs old school et thrash, le tempo est rapide. Le groupe ne baisse jamais en intensité, ponctuant quelques respirations plus légères avant de repartir à l’assaut. Chaque titre est conçu pour déclencher un circle pit ou pour briser des nuques. Le groupe joue sans superflu, misant tout sur une exécution précise et une communication frontale avec le public. Il reste un peu de taf sur la présence scénique, mais vu ce qu’ils envoient, pas très étonnant que les musiciens soient concentrés sur leurs instruments. Leur set finit par une touche humoristique avec des tortues gonflables lancées dans le public, qui ne se fait pas prier pour faire de ce moment un mix entre intensité et convivialité. Setlist : Outcasted Navigator Famous War Galimneech (The Eye) I Warm My Heart By Killing People Ice Age Remain Sweet Vain Black Frog Turtle Shell 

Alternight : Alternight est un cover-core show mélangeant Metal moderne, Hardcore, Metalcore... Le tout avec Arthur Alternatif (vu hier avec Vestige) au chant accompagné d’une formation et de divers invités venant représenter la scène Metal ! Ce groupe-projet-collectif a mis le show en mode « défilé » puisque Arthur se retrouve souvent accompagné pour effectuer ses reprises et ce sont jusqu’à dix chanteurs qui ont pu investir la scène ensemble ! Même si la recette est forcément convenue, puisque l’on parle de reprise. L’énergie sur scène et le sens du show avec les copains réussit à capter l’attention. Et même s 'il n’est pas simple de trouver une identité propre à ce collectif, en perpétuel mutation sur scène, il se dégage un bon état d’esprit amical. Setlist : Lost In The Wave (Landmvrks) Worldwide Suicide (In Hearts Wake) One Step Closer (Linkin Park, feat Pierre Martel) Animals (Architects) Counting Worms (Knocked Loose, feat Gurvan de Who I Am) Hostage (Chelsea Grin, feat Jenny) Akudama (Alpha Wolf, feat CHRIS de Fhorce) Comets (10 artistes) Tyron (Downterra) 100% Older Days (Resolve) Sempiternal mashup Throne (Bring me The Horizon feat Pierre Martel et Jenny) We Got The Moves (Electric Callboy, feat Karim de Blooming Discord) Lord & Master (Apashe avec tous les invités sur scène) 

Ashen : J’ai malheureusement totalement raté Ashen puisqu’avec Victor, président de l’association, pour un moment de debrief. (cf Bilan) Setlist : Chimera Angel Sapiens Hidden Crystal tears Smells Desire Sacrifice Cover me Red Outlier 

Alea Jacta Est : Les Toulousains de Alea Jacta Est, toujours fidèles à leur Hardcore dopé à l’énergie pure. Les guitares tranchantes à souhait répondent à la profondeur rythmique de la basse et de la batterie, le tout porté par un chant viscéral et sincère. Le quintet, comme à son habitude, n’a pas lésiné sur la furie rythmique, galvanisant la fosse avec une puissance et une furie de tous les instants. Visuellement, il y a de l’animation sur scène, ce n’est pas compliqué, ils ne tiennent pas en place ! Les guitares volent, les pieds volent, ils vont de gauche à droite, et la scène semble presque trop petite pour qu’ils puissent transmettre toute l’énergie qu’ils ont à donner. Le public ne s’y trompe pas et entre aussi en mode furie ! La vague de poussière qui ressort du pit en témoigne. Setlist : A Sword Called Revenge From Silence I Rise Enough Is Enough 2 Words 1 Finger Get Revenge Veni Vidi Vici You Make Me Stronger Today You Die Ffwf Bullets Are Loud Fake Power Napalm For Everyone 

Karras : Karras, est connu pour être non seulement le nom de famille du prêtre qui a sa mère qui fait des cochonneries en enfer dans l’Exorciste, mais également pour être l’autre groupe de Yann Heurtaux de Mass Hysteria. Accompagné de Diego Janson (ex-Sickbag) et Etienne Sarthou (ex-Aqmé), le trio ne propose pas ici d’être positif à bloc, mais d’être aussi vite à bloc. Entre Death Metal old school et Grindcore, ils font dans le registre musique extrême et brutale. Autant musicalement, il y en a partout, entre blast effrénés, un frontman qui martyrise ses cordes vocales et un niveau de BPM plus qu'élevé. Visuellement, il est difficile d’attendre beaucoup de mouvement tellement le trio est concentré sur ce qu’il a à jouer. Même sur le titre le plus court du festival, cela demande une énergie et une concentration de tous les instants. Le public soulève la poussière sur un circle pit forcément énervé, qui venait forcément tout droit des enfers ! Setlist : Dark Days Pazuzu Chord Virgin Of The Damned Life Grinder The Hermit’s Anger Litany For The Lost Souls My Aim Is Violence The Ouija Of Death And Earth Deathcrusher Demons Got Rhythm Ritual Overdose Prelude To The Depths A Chaplain’s Breath Negative Life Lutheran Blade Roland Doe Afterlife Lumbago 

Guilt Trip : Les remplaçants de dernière minute de Counterparts ne sont autres que les excellents Guilt Trip, comme quoi un train peut en cacher un autre… J’ai souvenir de les avoir vu en première partie de Landmvrks il y a un peu plus d’un an et j’en garde un très bon souvenir. Leur hardcore cross-over, sautillant à l’arrière-goût thrash est idéal pour enfoncer les clous avec son front. Les changements de tempo, les banderilles à la batterie et une bassiste à casquette à la technique qui force le respect, cet ensemble ne peut que convaincre l’auditoire. Techniquement c’est vraiment bien foutu, toujours au service de la puissance, le tout saupoudré de quelques passages thrashisants qui, entre les riffs directs et les solos assez nombreux, me font penser à Machine Head par instant. La preuve le groupe reprendra un extrait de Davidian pour conclure. Bim dans le museau ! Setlist : Fallen At My Feet Surrounded By Pain Sweet Dreams Eyes Wide Shut Unrelenting Force Separate Disdain Severance Burn The Gates Guilt Trip Tearing Your Life Away Thin Ice Davidian (Machine Head) 

Paleface Swiss : Très attendu par une bonne frange du public d’aujourd’hui, Paleface Swiss fait office de groupe dont la côte est en train de monter en flèche. Soyons clair, je ne suis pas un grand défenseur du Deathcore, style qui à mon sens est un hardcore épuré de technique avec une superproduction sonore et des potards montés à 12. Mais, je ne vais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir écoutée. Et le décor va vite être planté, évidemment un décor brutal avec des guitares hyper-saturées, une voix qui déchire tout, lightshow sauvage, et des soli rares mais incisifs. Le Deathcore primitif du combo suisse déroule son savoir-faire et ses montées en puissance. Bon concrètement, ce n’est pas ma came, c’est ainsi, mais il y a quelques chose que j’ai vraiment apprécié dans ce concert. Tout d’abord le batteur qui, avec l’envie de quelqu’un qu’on envoie à l’échafaud, sort de derrière son instrument et s'adresse au public en français parce que c’était le seul à savoir le parler. Vraiment pas à l’aise dans l’exercice, il retourne vite se planquer derrière sa batterie. Autre point, Marc « Zelli » Zellweger, chanteur charismatique du combo, tient un discours très bienveillant, de tolérance, à des années lumières de la violence vocale qu’il dégage. Et dernier point, l’animal sait également tenir une scène c’est une évidence, et même si j’ai l’impression de jouer à Jacques a dit, il a toute un tas de petite proposition pour entretenir une relation chaleureuse avec le public, et ça ce n’est pas donné à tout le monde… Setlist : Hatred Suppressing Times …and with hope you’ll be damned Nail to the Tooth I Am a Cursed One The Gallow Best Before: Death Please End Me Love Burns 

Hatebreed : Dernier groupe du festival et pas des moindres avec Hatebreed qui va frapper fort avec son Metal Hardcore implacable. Là encore la scène est vraiment chiadée, des rolls-up de chaque côté à l’effigie du groupe, des plateformes qui cassent la linéarité de la scène, paré de rouge et de noir, avec en plein centre la mascotte du groupe qui doit faire plusieurs mètres de hauteur : sympa. Jamey Jasta est également un frontman charismatique, qui n’a de cesse d’aller chercher le public. Il enchaîne cris furieux et appels au public, déclenchant circle pits et walls of death dès les premières mesures. Chaque riff est un prétexte pour sauter en chœur, chaque break un signal pour mettre le feu à la fosse. Et petite connerie sur le gâteau, sur le fameux titre Destroy Everything, il va nous chercher une Ball Of Death qui fera le bonheur du public ! Hatebreed aura conclu de main de maître cette dernière journée, placée sous le signe du Hardcore, de la sueur et de la poussière ! Setlist : I Will Be Heard Make the Demons Obey Tear It Down To the Threshold Serve Your Masters A Call for Blood Before Dishonor As Diehard as They Come Destroy Everything This Is Now Driven by Suffering Proven Seven Enemies Perseverance Smash Your Enemies Last Breath Live for This Looking Down the Barrel of Today 

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