Groupe:

The Burning Fingers

Date:

19 Novembre 2025

Interviewer:

KABET

Interview Sebastien Cauquil (par mail)

Tout d’abord, Comment ça va?

Ça va bien ! Merci Kabet de nous accorder cette interview pour AUX PORTES DU METAL et bien le bonjour à tous les lecteurs !

Peux-tu te présenter et présenter le groupe ?

Le groupe, typé blues-rock, s’appelle THE BURNING FINGERS (les doigts brûlants !). Laurent Burcet assure le chant, Christophe Marc, la batterie, Alain Tesconi, la basse et moi, Sébastien Cauquil, la guitare (parfois les chœurs). Nous sortons notre troisième album « Revenge ».

J’ai vu que le line-up a pas mal évolué depuis les débuts du groupe, peux-tu nous faire un résumé de l’évolution du groupe ?

En effet ! J’ai créé le groupe en 2013 en Ardèche, avec l’envie de jouer des reprises de Stevie Ray Vaughan et d’Hendrix. Par petite annonce musicale, j’ai d’abord rencontré Alain Desmet qui débarquait de Belgique, qui allait devenir le premier bassiste du groupe, et nous nous sommes retrouvés à quatre avec Stéphane Donnet à la batterie et Philippe Heurtier au chant. Je me suis mis rapidement à la composition. Après un EP, le groupe s’est réduit à trois (moi, Alain et Philippe qui est devenu batteur chanteur). Notre « power trio » a enregistré un album studio en 2018. Et puis à la suite du départ de Philippe puis d’Alain D., Christophe, Laurent et Alain T. ont intégré le groupe.

Ces changements ont-ils eu une incidence sur ta manière de composer, de travailler ?

Jusqu’en 2019, non car nous avions une formule stable de power trio. A partir de 2020, cela a été plus compliqué car j’avais dans l’idée de faire un troisième album et cette instabilité a retardé le projet. Mais cela a été un atout car le renouvellement de l’équipe m’a permis de donner une autre direction, un peu plus rock, par rapport à l’album Ride qui était plus bluesy. C’est plus intéressant pour moi d’avoir des titres différents et ne pas faire un album qui ressemble au précédent.

Comment ont été intégrés les membres actuels du groupe ?

Quel que soit le groupe, quand un membre s’en va, ce n’est parfois pas évident de le remplacer. Nous sommes dans le Sud Ardèche et ceux qui jouent dans le style blues-rock et qui en ont intégré les codes ne courent pas les rues. Après le départ de notre batteur chanteur (Philippe), j’ai contacté Christophe Marc, un batteur que je connaissais depuis longtemps et qui avait justement un groupe de reprises blues-rock. Christophe a remplacé Philippe à la batterie en 2020 car il était intéressé par le côté « compositions » notamment. Et puis il pensait qu’il ne faisait qu’un remplacement au départ. Cela fait 5 ans maintenant : je pense qu’il a compris qu’il était désormais titulaire (rires). Laurent Burcet est arrivé au chant peu après. Il avait un répertoire pop et était très versé dans les Beatles, mais j’ai vu qu’il avait du potentiel pour notre style. Je pense qu’il se surprend encore lui-même aujourd’hui. Quand mon bassiste est parti en 2022, nous avons donc fait un casting et nous avons trouvé -fait du hasard- un nouvel Alain ! Alain Tesconi a donc intégré la bande en 2023. Il a un répertoire plutôt jazz et classique à la base mais il a toujours aimé le blues et notamment Eric Clapton. Il est allé très vite pour intégrer le répertoire et enregistrer dans la foulée.

Qui compose et comment se créent les morceaux ?

Essentiellement depuis 2014, c’est moi (Sébastien) qui apporte la matière première (texte en anglais et musique) en arrivant avec des maquettes. Le groupe adapte ce matériau brut plus ou moins en fonction des envies et des besoins. Mais depuis l’arrivée de Laurent au chant, il nous est arrivé de composer ensemble. Dans Revenge, Il a composé les paroles de Wake up et j’ai arrangé son idée musicale de départ pour l’adapter à notre style. On lui doit les paroles de Do it that way et il m’a aidé quand j’étais à court d’idées sur un passage de Locked up. Nous avons composé ensemble un autre titre mais qui n’a finalement pas été retenu pour l’album : ça arrive ! Pour Let’s rock, le groupe m’a un peu refreiné (heureusement !) car j’étais en train de faire un titre fleuve, trop long qui aurait été moins percutant…

Comment est né cet album Revenge ? Parle-nous de sa genèse.

J’ai composé Evil woman, qui est en huitième position sur l’album, en 2020 à peu près, I go home n’a pas tardé à suivre. On sent encore les racines blues dans ces titres. Puis sont venus les titres Revenge & Locked up. Nous avons l’habitude de faire tourner les titres sur scène pour les rôder et là vers 2021-2022, j’ai commencé à entrevoir la possibilité d’un album. Sauf qu’Alain Desmet, après dix ans de bons et loyaux services en tant que bassiste a voulu tourner la page pour se consacrer à sa première passion, le jazz. Alors bien sûr, nous sommes amis avant tout dans le groupe et j’ai tout à fait compris son envie mais pour l’album, ça a un peu coupé mon élan. J’étais assez démoralisé concernant ce projet et même l’avenir du groupe car Alain en était l’un des piliers. Mais heureusement Christophe et son optimisme sans faille m’a permis de garder espoir et de recomposer une équipe. Ensuite les autres titres sont arrivés assez rapidement et le projet d’album a pu éclore. Pour cet opus, je voulais une belle production et nous nous sommes entourés de professionnels pour avoir un son au-dessus de nos productions précédentes. Groupe indépendant, nous nous autoproduisons : cela prend du temps, de l’argent mais cela laisse une certaine liberté aussi.

Comment pourrais-tu définir le son de Revenge ? Quelles sont vos influences musicales ?

Je dirais « modern blues-rock ». Des influences, il y en a beaucoup mais pour recentrer sur les principales je dirais : Stevie Ray Vaughan, les trois King (BB, Albert et Freddy), Hendrix, Johnny Winter, Led Zeppelin, Deep Purple, Bonamassa, Slash, Rival Sons et ZZ Top bien sûr !

Parle-nous un peu des thèmes évoqués sur Revenge, quels sont tes sujets de prédilection ?

Le désir de liberté (Wake up, Locked up, I go home), la volonté par-delà des obstacles (Sad Road), la vengeance et la rédemption (Revenge), le lien au-delà de la mort (Day by Day), la tentation (Evil Woman), la nostalgie et la défense du rock comme art de vivre (Let’s rock), les bizarreries du couple (I got a girl, Do it that way). Je m’inspire de mes lectures, du cinéma et de mon quotidien !

Je sais que promouvoir un album ce n’est jamais simple, mais comment fais-tu ?

Comme j’ai fait avec toi : d’abord, j’envoie des mails ou des lettres pour présenter l’album en espérant que les webzines ou magazines acceptent de le chroniquer : c’est un peu comme jeter une bouteille à la mer, en croyant à ma bonne étoile. Je sais que les chroniqueurs sont généralement débordés et peuvent par conséquent ne pas répondre ; mais là avec Revenge pour l’instant j’ai un taux de réussite bien satisfaisant, ce qui montre que j’ai bien fait d’y croire.

Une tournée ou des dates sont prévues pour soutenir l’album ?

Nous tournons régulièrement chaque été essentiellement (scènes locales, petits festivals…). Effectivement, après avoir parlé de l’album dans les médias, il faut le défendre sur scène. Nous avons un showcase prévu à Montélimar le 28 novembre. En règle générale, c’est moi qui « booke » le groupe et après la promotion, je vais m’y consacrer. D’ailleurs si quelqu’un veut nous programmer… n’hésitez pas à nous contacter sur Facebook par exemple !

Comment vois-tu l’avenir du groupe les dix années à venir ?

Sur les scènes locales, nous faisons aussi des reprises (SRV, ZZ Top, Kravitz, ACDC…) mais pour nous booker j’ai toujours mis en avant nos compositions depuis le début. Donc là j’aimerais qu’on fasse vivre « Revenge » sur scène. On a mis du temps et de l’énergie dans cet opus et nous croyons en chacun des titres. Ce serait bien qu’on ait l’opportunité d’avoir des scènes un peu plus importantes tout en continuant d’aller dans des lieux plus intimistes où nous sommes proches du public, c’est essentiel pour nous.

Quels sont tes derniers coups de cœurs musicaux ?

J’aime bien les groupes où il y a du chant mais j’aime bien écouter des albums instrumentaux aussi de temps en temps. Je dirais : Robert Jon and the Wreck, Moon Rising ; Extreme, Six ; Eric Johnson, The Book of Makinget pour les albums instrumentaux : Andy Timmons, Recovery ; Patrick Rondat, Escape fromShadows, Pascal Vigné, Funky cyborg…

Si tu avais la possibilité d’organiser ton propre festival, quels seraient les cinq groupes qui t’accompagneraient à l’affiche sur scène ?

Bonne question ! Avec du budget ? Côté français Fred Chapellier, Ko Ko Mo, côté outre Atlantique : Rival Sons, Robert Jon and the Wreck et Joe Bonamassa (ou Eric Johnson car j’adore les deux)!

Quels sont les projets futurs pour The Burning Fingers ?

Nous allons bientôt tourner le clip de Revenge avec Christophe Garnier qui a réalisé récemment celui pour « J’ai des noms » de Sanseverino (que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’un showcase où le clip était projeté et c’est quelqu’un d’adorable !)

Tu peux nous glisser une exclue pour les lecteurs du webzine ?

Pour l’album, j’ai enregistré les guitares en trois jours. Le dernier jour, je devais enregistrer le seul morceau instrumental de l’album : Jackhammer. Je n’étais pas sûr de vouloir faire un solo: j’avais tenté quelque chose sur une maquette et je n’étais vraiment pas satisfait. A 3 heures du matin (enregistrement prévu à 9 heures) je me lève et tente des choses qui me paraissaient meilleures. A l’enregistrement, je fais le solo en une seule prise. Jean-Yves qui nous enregistrait m’a dit que c’était la bonne… Parfois un passage, un solo ne tiennent qu’à un fil !

Merci de ta disponibilité et je te laisse le mot de la fin pour les lecteurs d’Auxportesdumetal.com

Merci pour votre lecture, pour votre amour du rock sous toutes ses formes ; si vous voulez nous soutenir, vous pouvez acheter notre album Revenge sur Bandcamp : https://theburningfingers.bandcamp.com/album/revenge

Des bises !

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