Groupe:

SUN

Date:

20 Juin 2025

Interviewer:

KABET

Interview Karoline Rose

Donnes moi tes impressions de ton concert de ce matin

Génial ! Franchement je vais te dire j’avais peur, on m’avait dit « tu vas voir la Mainstage le matin y’a pas trop de monde…Je viens de poster la photo c’était blindé, j’étais heureuse, les gens ont trop bien réagi. Je n’en doutais pas, mais y’avait quand même un peu de pression sur cette date parce que c’est un peu une consécration tu vois.

C’était surtout une grosse scène…

Oui mais j’ai fait les Shaka Ponk une vingtaine de fois dans des arénas de 15 000, donc ça m’a bien aidé. Mais ce n’est pas trop la taille de la scène que le fait d’être là, et surtout là avec ma brutal pop et ma robe rose, et de faire du gros son pour ce public, et j’étais trop heureuse.

Le public a effectivement répondu présent…

Oui et j’étais trop heureuse. Après j’ai croisé Morgane du groupe Kittie qui m’a, quand j’étais petite fille, influencé à mort, et qui m’a dit avoir adoré. Franchement y’a des jours comme ça il faut les prendre et les garder.

Je reviens sur la brutal pop, comment c’est arrivé ? Parle moi de ce concept.

En fait ce n’est pas du tout un concept. Quand j’étais petite j’écrivais des chansons, j’étais très obsédée par la production dans les CD que j’écoutais, je notais tout et j’analysais beaucoup. J’écrivais des chansons et en parallèle j’apprenais la guitare metal parce que je m’ennuyais en Forêt Noire. J’avais 12 ans il n’y avait rien à faire là-bas. Mon frère m’a filé une guitare et un bouquin sur la guitare metal, et donc quand j’écrivais mes petites chansons de petite fille qui imite Destiny’s Child, au lieu de m’accompagner au piano, j’avais toujours un gros riff en fait. Donc ça s’est fait naturellement, et je n’ai jamais vraiment cherché à croiser des choses, ça s’est fait comme ça tout en me disant que ça ne serait jamais un plan de carrière avec la brutal pop. J’ai fait des comédies musicales pendant des années, des pièces de théâtre, du cinéma, et un jour j’ai eu l’opportunité de lancer ce projet, et ça a pris comme ça. Et encore aujourd’hui j’ai du mal à y croire parce que c’est ton truc. Donc oui ça fait comme ça car j’aime autant Janet Jackson qu’Erik Rutan.

Tu as fait un télécrochet très connu (ndlr : The Voice). Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Ca m’a apporté de travailler ! Quand j’ai fait The Voice, j’étais un bébé, et j’ai quand même été repérée par Dove Attia qui m’a donné un premier rôle dans 1789 Les Amants de la Bastille. A partir de là j’ai pu travailler sur les plus grandes scènes 6 jours sur 7 au Palais des Sports, et ça ça te forge. The Voice m’a fait rentrer dans les comédies musicales et m’a fait gagner ma vie, assez pour développer mon projet en parallèle.

Quand on voit tes activités (cinéma, littérature, comédies musicales, musique), comment fais-tu pour tout mener de front ?

En fait…C’est très peu réfléchi. En fait quand je fais un truc je le fais à fond, je suis sur scène c’est à fond. Quand je produis un album c’est à fond. Après j’ai eu beaucoup de chance. Pour la littérature c’est une personne qui m’a vu au théâtre et qui m’a demandé si je n’écrivais pas des choses. La personne a lu ce que je faisais et ça s’est fait un peu comme ça par hasard.

Ton album Krystal Metal, qui a été chroniqué en coup de cœur sur notre site, est bourré d’influences de Black Sabbath, en passant par Muse ou Hole. Je suis dans le vrai ou à côté de la plaque ?

Tu es totalement dans le vrai. Black Sabbath, Muse, Hole, At The Drive In aussi, tout ce qui est très organique. Par exemple Ross Robinson qui a produit Relashionship Of Command d’At The Drive-in, il a aussi produit le premier album de Slipknot. Il y a cette vérité du fait de ne pas faire entendre la production, et ça ça m’a beaucoup influencé. Et bien sur Courtney Love, à travers elle, rien que l’image qu’elle véhicule ! Quand tu es petite fille tu te dis « ah c’est possible ». Alors quand aujourd’hui je vois des petites filles avec le casque sur la tête à mes concerts, je me dis que c’est tout ce que j’ai toujours voulu dans la vie en fait.

Tu arrives a attraper les regards de la scène ?

Oui bien sur. Après je balaye, j’essaie de choper, mais je suis heureuse de voir des jeunes, des moins jeunes, tout public, moi j’adore.

Quels sont les projets futurs pour SUN ?

Continuer la promo de cet album sorti il y a un mois et demi, ce qui est très jeune encore. Je fais l’Elysée Montmartre l’année prochaine. C’est un gros plateau avec un autre artiste, mais je ne peux encore rien dire. On a fait une petite opération à la Boule noire qui était complète. On a mis des QR code pour pouvoir acheter sa place pour le concert à prix réduit, et tout le monde à joué le jeu. Il y a énormément de tournée pour Krystal Metal, et une belle surprise pour juillet mais du côté de l’Allemagne puisque je tourne dans les deux pays. J’emmène mon équipe partout en ce moment, c’est focus sur la tournée. J’ai commencé à écrire sur d’autres trucs, mais je vais prendre le temps cet hiver d’enregistrer la suite. J’ai beaucoup tourné en France, on a fait plus de 200 dates, en France mais aussi en Europe (Bulgarie, Hongrie, Scandinavie…). Même si c’est très international, il y aura toujours beaucoup de dates en France.

Merci de ta disponibilité et je te laisse le mot de la fin pour les lecteurs d’Auxportesdumetal.com

Je suis super heureuse d’avoir pu être là au Hellfest et de montrer ma brutal pop. C’est ce que j’attendais depuis longtemps, qu’il ne faut pas s’arrêter à un mot « brutal pop » que ça va te péter à la g… En fait je suis super heureuse d’être là, je n’aurai jamais pensé faire tout ça. Ne surtout pas dire que c’est impossible car quand ça arrive c’est juste génial !

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