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Interview Auré, Chris, Jay (par mail)
Bonjour je vous remercie de consacrer un peu de votre temps pour répondre à nos questions. Pouvez-vous nous parler de la genèse du groupe Akiavel ? Comment vous êtes-vous rencontrés et qu'est-ce qui vous a motivés à former ce groupe ?Chris : Akiavel est né à Cabasse, petit village du centre Var, j’avais l’envie de faire un groupe de death metal pas trop bourrin niveau musique, axé sur la mélodie avec une voix gutturale très forte et écorchée, à part Auré, personne ne pouvait relever le challenge, et apparemment j’étais avec Jay chez lui à un barbecue mais je ne m’en rappelle pas (rires). Jay : Normal que tu ne t'en rappelles pas, nous avions mal fini à ce barbecue. Mais c'était chez toi, hein... Auré : Avec Chris on se connaissait depuis quelques années car on se croisait souvent dans les concerts dans la région marseillaise, un jour il m’a proposé de m’envoyer quelques démos et j’ai accroché à fond ! C’était exactement le style que j’ai toujours rêvé de faire ! Puis j’ai rencontré Jay à ce barbecue, moi non plus je ne me souviens plus… (rires) Pouvez-vous présenter le line-up actuel du groupe ? Quels sont les rôles de chacun ?Auré : chant Jay : basse Chris : guitare Batterie : à confirmer Quelles sont vos influences musicales individuelles et comment se reflètent-elles dans la musique d'Akiavel ?Chris : heavy metal, black metal. Auré : Death Metal, je bosse différents types de voix mais surtout old-school. Jay : Hardcore, Death. Parlez-nous de votre nouvel album "InVictus". Quel est le concept derrière cet album et qu'est-ce qui l'a inspiré ?Auré : InVictus est un album qui a été composé avec minutie pour transmettre des émotions complexes et intenses. C’est un hommage aux individus capables de se relever face aux épreuves les plus sombres. Quels sont les thèmes principaux abordés dans "InVictus" ?Auré : InVictus signifie « invincible », il incarne la résilience et le courage face à l’adversité. L’album explore les dualités de la vie : douleur et espoir, faiblesse et force, ombre et lumière. Pour symboliser ces dualités, chaque morceau comporte une fleur. Pourquoi avoir choisi d’identifier chaque titre à une fleur ? Quelle est la signification derrière ce choix ?Auré : la fleur est à la fois forte et fragile, capable d’éclore à partir du chaos. Chaque titre a une fleur qui symbolise l’histoire. Oozing Concrete = la passiflore qui représente le temps, sur l’angoisse de la découverte d’un crime passionnel. Membrane = la rose pour symboliser les marches blanches pour les jeunes victimes. Daddy Defiled Me = la pensée pour représenter l’inquiétude de la jeune fille disparue qui était finalement enfermée sous leurs pieds durant des années. Captured Alive = le dahlia blanc pour représenter la beauté de Blanche qui a été retrouvée dans un état abominable. SK1 = le lys symbole de Paris où le tueur a sévi. Promise To My Daugther = le bleuet qui est une fleur symbole de l’Allemagne où la petite a trouvé la mort. Teenage Game = la variété géranium Kelly, le prénom de la jeune fille qui a été torturée. Lights Fore Life = le muguet pour représenter à la fois la chance pour la personne qui va recevoir un don d’organes et la période du décès de notre ami. Heart In Chrysanthemums = chrysanthèmes pour le deuil d’un amour toxique. Guillotine = orchidée sauvage, fleurs que les enfants ont cueillies et qui poussent en région marseillaise avant l’enlèvement de la petite. Violet = la violette pour représenter les hématomes que faisait le mari violent sur son épouse. Quelles sont vos attentes pour cet album ? Comment pensez-vous qu'il sera reçu par vos fans ?Chris : On attend, on espère, un accueil chaleureux. Nous pensons que l’album va plaire, après à voir jusqu’à quel point il suscite de l’intérêt, au vu des premières impressions des titres en live ça devrait être plutôt positif. Jay : Comme le dit Chris, nous espérons le meilleur accueil possible. C'est toujours stressant, le temps avant la sortie de l'album. Tu te poses plein de questions, du genre : Le public va-t-il aimer ? … etc. Pour cet album, vous avez cassé un peu vos habitudes car il a été enregistré, mixé et masterisé par HK Kraus au Vamacara Studio. Pourquoi ce choix ?Jay : En effet, nous avons enregistré chez HK avec Monsieur Buriez. Nous souhaitions quelque chose de différent pour cet album. Attention, ça n'enlève rien au talent de Sébastien, qui a enregistré nos trois premiers albums. C'est juste qu'on voulait explorer autre chose. Buriez est cité aux arrangements avec HK. Quel est leur apport sur le projet ?Jay : Tout à fait ! Stef et HK ont participé aux arrangements de InVictus. Nous avions déjà fait les pré-productions de notre côté, et eux nous ont apporté des idées, du genre : Essaye de le jouer d'une manière différente… Plein de petits détails qui rajoutent une vraie valeur à notre musique. Pouvez-vous nous donner vos sentiments sur ces moments passés avec Stef et HK, ainsi que sur le résultat final ?Jay : Très sincèrement, c'était vraiment sympa ! Nous avons travaillé dans une chouette ambiance. Mais Stef et HK sont exigeants, donc beaucoup de rigolade, mais aussi beaucoup de travail. Je connais Stef depuis un moment, il nous a donné l'occasion, avec Loudblast, de faire notre première tournée. Quant à HK, je l'ai rencontré pour la première fois en allant au studio. C'est un super gars, et sa petite famille est adorable également. Avez-vous rencontré des défis particuliers ?Jay : Non, tout s'est très bien passé, hormis pour la chanson Lights for Life, en hommage à un ami à nous parti trop tôt. C'était dur de faire cette chanson, et Auré a eu beaucoup de mal, car l'émotion prenait le dessus. Mais on y est arrivé, et cette émotion se ressent dans le titre. Il est très poignant. Comment composez-vous vos morceaux ? Comment vous répartissez-vous le travail entre la musique et les textes ?Jay : Depuis le début, on se voit avec Chris dans mon studio, et on compose tous les deux l’ossature des morceaux. Après, nous envoyons aux autres membres, qui donnent leurs idées et leur ressenti. À partir de là, Auré se met au boulot et écrit les textes. Auré, peux-tu nous parler de tes techniques de chant ? Comment as-tu travaillé pour atteindre ce niveau de performance ?Auré : j’ai commencé de façon autodidacte et avec beaucoup de passion il y à vingt ans. J’ai pris quelques cours avant le studio pour enregistrer V notre premier album, avec un professeur d’opéra pour travailler sur le souffle et l’endurance. Puis c’est un travail de tous les jours de prendre soin des cordes vocales, avec une bonne hygiène de vie et des vocalises, respirations au quotidien. Quels chanteurs ou hurleurs t’ont influencé et comment ?Auré : je me suis inspirée de chanteurs que j’adore comme Julien Truchan (Benighted), Chris Barnes (Six Feet Under), ou Jeffrey Walker (Carcass). Dernièrement Will Ramos (Lorna Shore). Il y en a tellement qui sont talentueux ! Vous êtes considérés par vos fans comme une machine de guerre en live et des amours hors scène. Comment décririez-vous votre performance live et votre rapport avec votre public ?jay : Comme on le dit souvent, sans eux (le public), nous ne sommes rien. Concernant la scène, on adore vraiment ça, c'est une véritable passion pour nous. Ça nous permet, après le show, de papoter avec tous ceux qui nous soutiennent, et ils sont adorables avec nous. Discuter avec eux, c'est notre récompense. En 2023, lors de votre passage au Hellfest, j’ai pleuré dans le pit photo de la Temple. Vous m’avez bluffé, quel show ! Comment avez-vous appréhendé cette expérience live ? Quels souvenirs de ce moment gardez-vous ?Jay : Hooo, le but n'était pas de vous faire pleurer ! Hahaha. Ça nous a donné beaucoup plus de visibilité. C'était magique, nous étions aux anges. Ces moments passés à Clisson ont-ils boosté votre carrière et comment ?Auré : notre passage au Hellfest nous a boosté surtout parce que ça ramène énormément de monde de toute la France et international, et nous avons plaisir à retrouver ces personnes dans un concert plus intime où nous pouvons échanger, souvent on nous dit qu’on nous a découvert là-bas. C’est réellement un booster pour toucher un large public. Pour défendre ce nouvel album, avez-vous des nouveaux shows prévus ? Pouvez-vous nous en dire plus ?Jay : Oui, nous allons incorporer dans le set des chansons du nouvel album, et nous avons travaillé un nouveau show lumière. Parlez-nous du cinquième élément Philippe. Quel est son rôle ?Chris : Phil est un élément présent depuis le début de l’aventure, il sait tout faire à part de la musique, heureusement ! Et surtout il a toujours raison, blague à part il est le chef du merch et aussi un stage manager aux petits soins. L’équipe s'agrandit de gens sur qui l’on peut compter avec la présence régulière de Bérengère, qui est chargée de toute la communication et de la promotion de l’album et du groupe (hors réseaux sociaux). Pour finir, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez partager avec vos fans ou une question que vous aimeriez que l'on vous pose ?Jay : Ce n'est pas nécessairement une question, mais je voulais simplement vous dire merci. Un merci vraiment sincère, car vous nous apportez beaucoup de joie. Mille mercis !
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