Groupe:

AĦNA

Date:

19 Mai 2025

Interviewer:

KABET

Interview Orianne et Florian (par mail)

Salut AĦNA et merci de nous accorder un peu de votre temps.

Salut ! On (Orianne et Florian) est très heureux de répondre à vos questions.

Pouvez-vous vous présenter ?

AĦNA, c'est quatre musicien•ne•s : Orianne "AME" (chant), Florian "FORNN" (basse), Sirem (guitare) et Guillaume (batterie). On vient de Lille et on fait une musique qu’on pourrait qualifier de metal alternatif.

Comment est né le groupe ?

Florian : Auparavant, nous avions un autre groupe, dans un autre style et avec une personne en plus. Quand cela s’est arrêté en 2020, on a décidé de continuer la musique à quatre, dans un projet qui nous ressemblait davantage — un vrai mélange de ce que nous sommes et de ce qui nous inspire.

Que signifie le nom AĦNA ? Comment en êtes-vous arrivés à ce nom ?

Florian : On voulait quelque chose de simple, mais porteur de sens. J’ai fait un voyage à Malte pendant qu’on cherchait un nom, et AĦNA signifie “Nous” en maltais (et dans certaines langues arabes aussi). Ça collait parfaitement à notre envie de montrer que nous sommes unis, que tout est une histoire collective. On le prononce simplement /ana/.

Orianne: En plus de cela, on aime bien se dire que le groupe forme aussi une communauté avec les gens qui nous écoutent et qu’ils sont inclus dans le “nous”.

Qui compose et comment se créent les morceaux ?

Florian : Je suis le compositeur principal. Je présente les idées aux autres, et ils valident ou modifient leurs parties en fonction. Souvent, ça part d’une mélodie ou d’un riff écrit à l’arrache sur Guitar Pro. Je compose beaucoup, mais plus le temps passe, plus mes attentes grandissent. Il arrive que certains morceaux soient réécrits plusieurs fois avant d’aboutir, comme ce fut le cas pour Your Ghost, présent sur notre EP.

Orianne : Pour ma part j’écris les textes et lorsque Flo me propose les maquettes, je vais poser les voix et parfois apporter des idées ou des modifications en ce qui concerne l’ambiance générale, les arrangements ou la structure du morceau.

Vous êtes à la frontière de plusieurs styles (metalcore, rock alternatif, nu metal). Pourquoi ce choix, sachant que cela peut rendre plus difficile de fédérer un public ?

Florian : C’est un mélange naturel de tout ce qu’on écoute. Il y a aussi beaucoup d’éléments pop, par exemple. On sait que ça peut froisser les puristes de tel ou tel genre, mais on n’est pas là pour se mettre des barrières. On essaie quand même de garder une ligne directrice et de respecter une certaine cohérence.

Orianne : Je pense que c’était pas forcément un choix réfléchi de notre part, ça s'est imposé à nous de manière naturelle. Comme l’a dit Flo, on écoute tous et toutes énormément de styles différents et surtout, on aime se dire que notre musique peut être accessible pour des personnes qui ne sont pas forcément adeptes de metal.

Quelles sont vos influences ?

Florian : Musicalement — et ça s’entend — il y a du Linkin Park, du Bring Me The Horizon, et toute la scène metalcore/metal moderne qu’on écoute et va voir en concert. Personnellement, j’ai aussi une grande admiration pour des artistes comme Finneas (le frère de Billie Eilish) ou Jordan Fish (ex-BMTH), pour leur travail de production.

Orianne : Comme on écoute beaucoup de choses, je pense qu’inconsciemment on se nourrit un petit peu aussi de tout ce qui nous entoure musicalement ! Mais au-delà de ça, je pense qu’on puise parfois des idées aussi dans d’autres domaines : le cinéma, la littérature, les jeux vidéos…

Parlez-nous de cet EP Waves, sa genèse, sa construction.

Florian : C’est un assemblage de nos premières compositions en tant qu’AĦNA. Le processus a probablement commencé au moment du COVID et s’est étalé sur toute cette période, pleine de changements dans nos vies respectives.

Orianne : L’idée de Waves, c’était vraiment d’avoir un support avec nos premiers morceaux et un objet pour créer notre univers visuel en plus de notre musique. On le décrit comme un mélange de sentiments bruts. Je pense que l’artwork retranscrit plutôt bien cette idée ; un mélange coloré et en même temps texturé d’un mouvement naturel qu’on ne contrôle pas.

Quels sont les thèmes abordés sur Waves ?

Orianne : Waves, comme tous les morceaux d’AHNA, puisent leur source dans mes expériences, mes sentiments, ma vie de manière générale. Mais j’aime faire en sorte que les gens qui nous écoutent puissent s’identifier ou s’approprier le texte. Globalement, les textes évoquent des thèmes comme notre rapport au monde, notre rapport aux autres et à nous-mêmes : affronter ses peurs, ses doutes et ses démons. Certains morceaux évoquent des thèmes beaucoup plus identifiables comme le deuil ou encore la dépression.

Vous tournez déjà pas mal pour défendre cet EP. Comment est la réaction du public ?

Florian : On aimerait tourner encore plus ! On postule à plein de festivals. Globalement, on a toujours de bons retours — parfois des gens nous disent : “Je n’écoute pas de metal, mais j’aime ce que vous faites.” Ça nous fait extrêmement plaisir si on peut être une porte d’entrée pour certain•e•s.

Orianne : Je pense que notre musique est plus efficace en live ! On aime la partager avec un public, et c’est pour ça qu’on fait de la musique même, pour pouvoir la jouer sur scène.

On vous propose d’ouvrir pour un groupe : vous choisissez lequel ?

Florian : Il y en a trop ! Mais pour rester en France, Landmvrks ? Pourquoi pas refaire une première partie pour Resolve, ou ouvrir la scène pour Ashen, vu qu’ils passent chez nous en octobre.

Orianne : J’aimerais beaucoup ouvrir pour des groupes dans notre veine comme Dream State ou As Everything Unfolds. Mais sinon il y en a tellement, du moment qu’on peut jouer avec un groupe qu’on aime, ça serait super !

Quels sont les projets futurs d’AĦNA ?

Florian : On prépare actuellement notre second EP, avec tout le travail de réflexion et de conception que cela implique.

Orianne : On aimerait le partager avec vous bientôt et surtout le défendre en live ! Pour l’instant, on a joué majoritairement en France, et maintenant, on aimerait beaucoup essayer de se produire ailleurs !

Pour les lecteurs d’Aux Portes du Metal, vous pouvez nous donner une exclu (album, concert…) ?

Florian : Pour les lecteurs du Nord, on sera présents le 13 juin 2025 sur la Place François Mitterrand à Lille, dans le cadre du festival Un Air d’Été, à 12h et à 17h (l’annonce officielle devrait avoir lieu fin mai).

Orianne : On a pas encore vraiment d’exclu à partager mais on pense pouvoir dire que début 2026 le nouvel EP sera là !

Je vous remercie beaucoup du temps accordé, et vous laisse le mot de la fin pour nos lecteurs.

Florian : Si vous aimez ce qu’on fait, n’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux et à venir nous voir en concert, pour échanger. Ça nous fait toujours énormément plaisir !

Orianne : Merci beaucoup à toutes les personnes qui auront lu cette interview et pris le temps de s’intéresser à nous ! En live je dis toujours que sans public, il n’y a pas de musique et que sans vous, il n’y a pas de nous ! Je pense que cette phrase s’applique également ici, si personne ne partage notre EP, c’est compliqué pour nous de se développer, donc merci à tous les médias comme vous, qui prennent le temps de promouvoir les groupes émergents et merci à toutes les personnes, qui prennent le temps d’aller checker les interviews et chroniques !

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