Groupe:

Veil Of Mist

Date:

15 Février 2024

Interviewer:

KABET

Interview JB et Amandine (par mail)

Tout d’abord pouvez-vous vous présenter ?

JB: Hé bien, nous sommes VEIL OF MIST, groupe fondé par Frédéric (guitares) et moi-même à Reims en 2004 et le groupe se compose actuellement, en plus de nous deux, d’Amandine au chant, de Cédric à la deuxième guitare et de John à la batterie.

Parlez-nous de votre parcours musical ?

JB: Lent et chaotique ! Je pense que ça résume bien. En gros, nous avons eu pas mal de musiciens différents entre 2004 et 2013 mais, avec l’arrivée d’Amandine en 2013, les choses se sont relativement stabilisées et nous avons enfin pu sortir notre premier véritable album, suivi d’un EP, puis du deuxième album qui nous occupe aujourd’hui. Nous n’avons jamais véritablement tourné mais nous avons toujours joué à droite à gauche quand notre line-up le permettait. Nous avons évidemment joué en France la plupart du temps mais nous avons aussi eu l’occasion d’aller jouer en Allemagne, en Belgique ou aux Pays-Bas. Pas mal de bons souvenirs dans l’ensemble !

Quelles sont vos influences musicales ?

JB: Si je parle pour moi, j’ai l’habitude de résumer en disant que ça va de Rotten Sound à Sigur Ros. C’est éclectique mais je suis quasi-exclusivement branché Metal depuis toujours. Je trouve que c’est un style qui offre une telle diversité que je n’éprouve pas le besoin d’aller chercher ailleurs. Et je bannis d’office tout ce que je trouve joyeux ou mièvre. Perso, ça fait plus de 25 ans que j’écume les concerts Metal et, ne serait-ce que pour le mois qui vient, j’ai pris mes places pour Inferno, Napalm Death et Tyranny. J’ai aussi revu Wolvennest en novembre, que j’adore. Je ne sais pas si tous ces groupes m’influencent mais en tout cas c’est mon univers. On a aussi un fan des Beatles et de Michel Sardou dans le groupe, dont je tairai l’identité, mais ça se ressent moins. Enfin j’espère !

Amandine : J’ai trois grandes influences : Floor Jansen (surtout dans After Forever et Revamp !) Cristina Scabbia et Anneke Van Giersbergen….

Le groupe a pas mal évolué dans son line up jusqu'à tout récemment avec l’arrivée de John à la batterie. Comment s’est faite cette intégration ?

JB: Avec une facilité déconcertante ! Je n’y croyais pas moi-même. Nous avons auditionné deux batteurs, John avait bossé sérieusement les morceaux et les a joués avec une belle énergie. Donc la cause fût entendue sur le champ. Nous allons pouvoir fignoler les morceaux avec lui pour le live et tout ça me rend raisonnablement optimiste.

Parlez-nous de la genèse de ce second album Another End Is Possible et pourquoi ce titre ?

JB: Comme beaucoup de musiciens, j’accumule des idées au fil du temps et il y a un ou deux passages sur l’album qui ont été créés il y a déjà un moment mais… Globalement, les morceaux sont récents et correspondent tout à fait à ce qu’on est aujourd’hui. Le premier confinement a été une occasion inespérée pour moi de finir l’album donc j’en profite pour remercier solennellement le laboratoire de Wuhan. Pour le titre, pendant un mouvement social il y a quelques années en France, j’étais tombé sur la photo d’un tag dans une université qui disait « une autre fin du monde est possible » et j’ai adoré cette idée qui consiste à sortir avec dignité d’une situation dont la fin est inéluctable. L’élégance face au tragique, en somme. J’ai juste enlevé « du monde » pour que la phrase ait une portée plus générale.

Comment s’est passé le processus de création et d’enregistrement de cet album ? En quoi est-il différent de votre premier album Disenchantment ?

JB: Comme dit juste avant, c’est un processus constant. Je prends les bonnes idées quand elles viennent à moi. Je sais que c’est aussi une des multiples raisons de notre lenteur mais… Je ne peux pas composer sur commande. Ca me paraît absolument vain. C’est de la musique, pas de l’agro-alimentaire.

Amandine : Pour les enregistrements, les guitares, la basse et les voix nous avons fait simple, en mode DIY. De ce fait, nous avons bénéficié de la souplesse qu’offre le home studio^^. Moins de pression pour le chant par exemple. Comme cette discipline est particulièrement liée à l’état général du chanteur, ça m’a vraiment permis de donner le meilleur de moi-même sans contrainte de temps. Avec JB, nous avons vraiment poussé certaines performances vers la quasi perfection… Et c’est très satisfaisant.

Quels sont les thèmes abordés dans vos chansons et vos sources d’inspiration ?

JB: Hé bien… Nous préférons laisser le soin à l’auditeur de se faire sa propre opinion sur nos textes et… Non, je déconne !! Je ne supporte pas de lire ça dans les interviews. C’est varié: Histoire sordide, maladie, mort de proches, faits historiques… L’un des morceaux est la suite d’une série de textes que j’ai commencés sur un personnage de l’Histoire de France que j’affectionne particulièrement. Ceux que ça intéresse trouveront lequel. Mais, en tout cas, la seule constante est que nos textes sont ancrés dans le réel. Pas d’heroic fantasy chez nous.

Amandine : J’ai eu aussi l’occasion d’écrire le texte d’Unconditional qui traite de la parentalité.

A l’écoute de l’album on se retrouve au croisement de plusieurs univers du metal, comment qualifieriez-vous votre style : gothique, heavy, symphonique… ?

JB: Mmmmh… Gros sujet de conversation chez nous. On n’a jamais trouvé d’étiquette satisfaisante. Donc si quelqu’un a une idée… On est preneur ! Gothic… Je prends. Au sens Paradise Lost du terme. Pas Bauhaus ou Fields of The Nephilim. Heavy… Pitié, non ! Symphonique, non plus. Nous avons quelques passages orchestrés et un chœur sur certaines parties mais on n’est pas symphonique pour autant. Ce serait prétentieux de notre part de l’affirmer. Non, sincèrement, je ne sais pas. Dark ? Progressif ? Mélodique ? Rien ne me paraît convenir parfaitement

Parlez-nous un peu de la scène ? Où en êtes-vous ? Une tournée est en cours ou prévue pour défendre cet album ?

JB: Nous prévoyons de reprendre les concerts cette année après une pause plus ou moins volontaire de 4 ans, mais rien de précis pour moment. On vous préviendra en temps et en heure via vos réseaux sociaux habituels.

Amandine : Je suis en recherche active de dates. En tout cas, pour ma part, j’ai hâte de défendre Another End Is Possible en live !

Si vous deviez ouvrir pour un groupe lequel serait-il ?

JB: Si c’est moi qui réponds, je vais te dire Gehenna de Norvège, mais personne ne voudrait d’une affiche pareille ! Du coup, je dirais plutôt Cheeno de Sarrebrück, un groupe ami que j’adore, mais pour ça il faudrait d’abord qu’ils se reforment.

Quels sont les projets futurs de Veil of Mist ?

JB: Je suis très très occupé cette année pour raisons professionnelles donc reprendre les concerts sera déjà bien mais sinon commencer à assembler des morceaux pour la suite. Album ou EP, on verra. En tout cas, dans un premier temps, juste avoir de nouveau le temps de plancher sur de nouvelles idées avec Amandine me ferait hyper plaisir.

Amandine : Alors oui, j’aime quand JB m’envoie des idées à bosser… C’est vrai que ça me manque. Vivement la suite.

Je vous remercie et vous laisse le mot de la fin pour nos lecteurs...

JB: Merci à toi pour l’interview et merci à tous ceux qui nous auront lus. On sait que la production musicale est foisonnante et que c’est très dur d’aller tout écouter mais… Donnez sa chance à au moins un morceau du nouvel album et, si celui-ci vous plaît, le reste vous plaira aussi, j’en suis sûr ! On a fait de notre mieux en tout cas.

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