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le 31 août 2026.

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Groupe:

Dirty Rotten Imbeciles

Date:

02 Juillet 2026

Lieu:

Paris

Chroniqueur:

darklord

Ce soir, le concert se déroule dans la petite salle du Glazart dans le 19ème arrondissement de Paris. Tandis que les fans de néo-metal affluent pour voir System of a Down au Stade de France, les fans de thrash crossover des années 80, eux, se sont donnés rendez vous pour assister à la prestation d'un des groupes les plus iconiques du genre, à savoir Dirty Rotten Imbeciles (DRI). De la même manière que leurs compatriotes de Suicidal Tendencies, le nom de DRI est associé au monde du skate mais aussi à celui du punk hardcore des eighties. Les texans ont acquis depuis bien longtemps un statut de groupe culte et plaît autant aux thrashers qu'aux hardcoreux. A peine arrivé sur les lieux, on a droit au set de Hooks & Bones, un petit groupe normand de Hardcore metal formé en 2017. Originaire de Rouen, ce quatuor joue un hardcore nouvelle école dans l'esprit de Terror ou Hatebreed.

 

Pour ma part, ce n'est pas trop ma tasse de thé (ou plutôt mon verre de bière). Certes, le chanteur se donne à 100%, ne manquant pas d'haranguer le public à tout bout de champ, ainsi que ses musiciens mais on reste un peu trop dans les clichés du hardcore. Très mobile, le vocaliste du groupe ne cesse de revendiquer son origine normande, ce qui peut être lassant à la fin. Bref, le groupe se donne du mal pour séduire le public mais il en fait peut-être un peu trop. S'il s'agissait de comédiens d'une troupe de théâtre, on pourrait dire qu'ils "surjouent" ! Leur musique tient la route techniquement mais n'a vraiment rien de très originale.

Après une petite pause, place aux vedettes de la soirée, les texans de Dirty Rotten Imbéciles (ou DRI pour les intimes). Le groupe est une référence dans le domaine du metal crossover au même titre que S.O.D. (Storm Troopers of Death) ou Agnostic Front. Les fans de Slayer se souviennent notamment de l'album de reprises punk Undisputed attitude sur lequel figurait un titre de DRI. Hormis le guitariste Spike Cassidy et le chanteur Kurt Brecht qui font partie des fondateurs du groupe en 1983, le reste du groupe est composé de nouveaux membre, à savoir le bassiste Gregg Or et le batteur Danny Walker qui ont rejoint respectivement DRI en 2018 et 2024.

Plutôt clairsemé pour la première partie, le public commence à se masser devant la scène. Vu l'enthousiasme palpable parmi les fans, on sent que les DRI sont très attendus. Les membres s'installent sur scène de façon aussi naturelle que s'ils s'apprêtaient à faire une répétition. N'oublions pas que DRI est d'abord et avant tout une bande de punks. Alors que le public est surexcité et prêt à se défouler comme jamais, le groupe entame son set par un vieux titre, All for Nothing, lequel figure sur leur album de 1988 (4 of a kind). Dans la foulée, le groupe enchaîne des vieux morceaux des années 80 dans l'esprit crossover. Sans transition entre les morceaux, les texans alternent titres courts qui rappellent que le groupe est d'abord issu de la scène punk hardcore avec des morceaux plus longs plutôt orientés vers le thrash metal. Un des meilleurs moments est celui au cours duquel le groupe reprend son titre Violent pacification, issu d'un EP sorti en 1984 et connu pour avoir été repris par Slayer sur l'album de reprises dont je parlais plus haut.

 

Du côté du public, les slams et autres pogos s'enchaînent à un rythme endiablé. Les fans reprennent les refrains en chœur. L'adhésion des spectateurs au groupe fait plaisir à voir. Sur scène, le guitariste Spike Cassidy, désormais âgé de 64 ans, fait preuve d'une énergie sans commune mesure et le chanteur Kurt Brecht est en communion avec le public. Malgré quelques soucis techniques qui font que le bassiste reste sur le banc de touche pendant quelques instants, le groupe ne se laisse pas démonter et continue de distiller un condensé de brutalité et d'énergie parfaitement maitrisés. Pour clore les hostilités en beauté, le groupe entame un de ses titres les plus iconiques et qui ouvrait leur album de 1987 (sobrement intitulé Crossover). Ravi, le public reprend en chœur le refrain de la chanson, si facilement assimilable (I win you loose, i win you loose, i win !). Au final, je crois bien avoir assisté au concert le plus énergique de DRI qu'il m'ait été donné de voir !

Selist :
All for Nothing
Manifest Destiny
I'd Rather Be Sleeping
Commuter Man
Dry Heaves
Probation
You Say I'm Scum
Standing in Line
Who Am I
Hooked
Yes Ma'am
The Explorer
Karma
Acid Rain
Violent Pacification
Tear It Down
Argument Then War
Against Me
I'm the Liar
Do the Dream
A Coffin
Syringes in the Sandbox
Thrashard
Mad Man
Couch Slouch
Beneath the Wheel
Suit and Tie Guy
Nursing Home Blues
I Don't Need Society
Worker Bee
Abduction
The Five Year Plan 
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