Artiste/Groupe:

Thy Art Is Murder

CD:

Dear Desolation

Date de sortie:

Août 2017

Label:

Nuclear Blast

Style:

Deathcore

Chroniqueur:

JeanMichHell

Note:

12.0/20

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Mine de rien, Thy Art is murder fait son petit bonhomme de chemin. Ils dépassent les dix années d’existence et même si beaucoup de changements de line-up ont émaillé leur parcours, aucun n’est venu réellement perturber la marche en avant des Australiens. Deux ans après Holy War, Thy Art is Murder revient à la charge avec Dear Desolation, quatrième LP pour autant d’EP. Et même si nous avons cru un instant que les carottes étaient cuites lorsque le hurleur CJ McMahon quittait le navire pour raisons familiales, le chanteur est finalement revenu sur sa décision et a repris sa place au sein de la formation. C’est toujours le même scénario au final, beaucoup de mouvement pour peu d’impact ; et c’est tant mieux pour ceux qui restent, ou ceux qui sont revenus, ou repartis ; et ceux qui étaient là avant, alors ? J’ai peut-être bien perdu le fil au final…


Bref, halte à la galéjade et découvrons cet objet…
Je suis désolé mais je ne résiste pas à l’envie de vous en toucher deux mots : je respecte totalement le travail de l’illustrateur Eliran Kantor, mais honnêtement cette pochette fait bien XVIème siècle tout de même… Ce petit mouton pris sous la coupe d’une louve, ce n’est pas tout à fait ce que l’on a fait de plus moderne.

Heureusement que lorsque j’ai appuyé sur mon petit triangle préféré, j’ai pris une grosse baffe dans ma tronche d’homme pas très moderne non plus… Slaves Beyond Death donne le la ou plutôt (à lire en growl) le laaaaaahhhh… Le son est dantesque, plus « chaud » que dans les dernières productions, et surtout on en prend plein les oreilles grâce à la production de Will Putney qui est, à l’image du dernier Body Count, juste énorme.


Au niveau du style, peu de surprise, on est dans la mouvance d’un Whitechapel et l’étiquette Deathcore prend tout son sens. Il y a des morceaux tout bonnement incroyables de puissance et d’efficacité. Le titre éponyme Dear Desolation est un titre d'une intensité folle, sur lequel je vous mets au défi de ne pas headbanger. Puppet Master amène un peu plus de groove sans pour autant perdre en puissance et un titre comme The Son Of Misery ouvre quelque peu l’horizon stylistique du groupe sans pour autant le dénaturer.

Bref, on est dans les standards du style avec le riffing gras, lourd qui nettoie les écoutilles sans demander son reste. Lee Stanton, dernier membre originel du groupe, est tout simplement incroyable d’aisance et d’agressivité. La paire de guitaristes Sean Delander et Adam Sandler (vraiment rien à voir avec son homonyme…) enchaînent riff de mammouth, bien épaulé par le bassiste Kevin Butler, et arpège tout en légèreté pour un contraste détonnant.

Et c’est ce côté standard qui fait le principal intérêt mais aussi le principal défaut de cette galette. Je n’ai été que trop rarement surpris par les dix compositions de cet album, pour ne pas dire que je suis resté sur ma faim. Mais ce n’est pas spécifique à Thy Art Is Murder, c’est malheureusement le cas de beaucoup de groupes dans ce segment musical. Donc si vous êtes des grands fans de ce genre musical, vous pouvez réellement y aller les yeux fermés, vous ne serez pas déçus.


Tracklist de Dear Desolation :

01. Slaves Beyond Death
02. The Son Of Misery
03. Puppet Master
04. Dear Desolation
05. Death Dealer
06. Man Is The Enemy
07. The Skin Of The Serpent
08. Fire In The Sky
09. Into Chaos We Climb
10. The Final Curtain