Sepultura

Artiste/Groupe

Sepultura

CD

Beneath The Remains

Date de sortie

1989

Style

Thrash Death

Chroniqueur

Orion

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

1989. Un missile venu d'Amérique du Sud s'écrase sur le monde du Metal et va redistribuer toutes les cartes.
On croyait le Thrash chasse gardée des Américains (et un peu aussi des Européens). Ce Beneath the Remains remet tout le monde en place. La haine, la rage, la violence pouvaient aussi naître des favelas immondes des pays en voie de développement. Et finalement, tout cela est assez logique.

Sepultura, groupe formé de quatre Brésiliens de Belo Horizonte (pays plus connu pour la lambada et autres musiques sucrées que pour le Metal), va montrer avec ce Beneath the Remains un nouveau degré dans la violence instrumentale. Ce groupe représentait un peu le chaînon manquant entre Death et Thrash. Le Death pour la voix de Max Cavalera, bien rauque, et le son de l'album, plus proche des groupes comme Obituary et Death que Exodus ou Megadeth. De ce côté-là, le passage chez Scott Burns (producteur de Obituary, Death, Morbid Angel...) a sérieusement boosté le son des Brésiliens. Le Thrash pour la construction des titres, le côté mélodique des breaks, les solos absolument lumineux d’Andreas Kisser.
Attention, Sepultura n’est pas un lapin de trois semaines et a déjà à son actif deux albums à cette époque, dont le déjà bien sympathique Schizophrenia. Mais il manquait encore quelque chose. Le son bien sûr, c’est une évidence, mais aussi des compositions bien plus abouties. Et Beneath the Remains propose tout cela.

Parmi les très grands moments de cet album, citons le titre éponyme brillant avec son intro mélodique. Une sacrée claque pour celui (comme moi, par exemple) qui découvrit l’album à l’époque. Violence ultime sur une base mélodique non négligeable. Inner Self, au tempo lourd mais dévastateur et son break en douceur. Un des morceaux cultes du groupe. Stronger than Hate et son solo de basse final. Titre dont les paroles ont été écrites par Kelly Shaefer (Atheist) et sur lequel on retrouve, aux chœurs monstrueux, ce même Shaefer, John Tardy (Obituary) et Francis Howard (Incubus, devenu plus tard Opprobrium). Mass Hypnosis, aux changements de rythmes hypnotisants (justement) et son break mélodique, qui est un petit chef d'oeuvre du genre. Sarcastic Existence, très technique avec moult cassures de rythmes aussi (rapide, très rapide, très très rapide). Slaves of Pain, hyper efficace, hyper agressif mais quand même mélodique. Lobotomy, avec encore un break magique et son "brain killing brain" final. Enfin, Primitive Future, la claque ultime, rapide et intense (c’est clair qu’en terme de rapidité, Slayer pouvait commencer à s’inquiéter).
Ce qui fait qu’on a quasiment cité tous les titres de cet album, finalement...

Au même titre que Kill 'Em All et Reign in Blood, Beneath the Remains est une pierre angulaire du Thrash qui emmène le style encore plus loin dans la violence et la rapidité d'exécution et place d'emblée Sepultura comme un concurrent très sérieux à tous les groupes américains du genre (et le seul capable de concurrencer tout à la fois Slayer et Death).
A posséder.

 

Tracklist de Beneath the Remains :

01. Beneath the Remains
02. Inner Self
03. Stronger than Hate
04. Mass Hypnosis
05. Sarcastic Existence
06. Slaves of Pain
07. Lobotomy
08. Hungry
09. Primitive Future

 

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