Place Vendome

Artiste/Groupe

Place Vendome

CD

Thunder In The Distance

Date de sortie

Novembre 2013

Label

Frontiers Records

Style

AOR

Chroniqueur

Blaster of Muppets

Note Blaster of Muppets

14/20

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C H R O N I Q U E

Quelle régularité ! Comme tous les quatre ans depuis 2005, Place Vendome nous livre un nouvel album, son troisième donc, afin de ravir les fans de Hard FM (ou AOR) en leur fournissant leur lot de sucreries pour affronter la froideur de l'hiver. Diabétiques, faites bien attention aux risques d'hyperglycémie induits par l'écoute d'un nouvel opus de Place Vendome ! D'ailleurs, je ne devrais pas vraiment être celui qui chronique cette sortie dans la mesure où ce genre musical n'est pas ma tasse de thé... mais j'ai un point faible... et il s'appelle Michael Kiske. Oui, je l'avoue, je fais mon coming-out : Michael Kiske et Jeff Scott Soto sont les deux vocalistes capables de me faire écouter du FM. Ils sont bien les seuls (jusque-là) à provoquer ces écarts de conduite... Tout cela a commencé en 2005, avec le premier album de Place Vendome : un vrai plaisir coupable que je ne puis renier. Oui, c'était gentil, même un peu mielleux par moment, mais rien ne servait de lutter : j'avais envie d'écouter ce disque et de chanter ses mélodies infectieuses à tue-tête. Pour moi, il s'agissait clairement de ce que Kiske avait fait de mieux depuis son départ d'Helloween. Et nous voilà huit ans plus tard, après un Streets of Fire (sorti en 2009) très plaisant, avec Thunder In The Distance qui, malgré une pochette plus menaçante, se situe dans la droite lignée de ses prédécesseurs.

Au niveau des musiciens, on retrouve le fameux Dennis Ward (Pink Cream 69, Unisonic) à la production, à la guitare rythmique ainsi qu'à la basse. C'est l'excellent Dirk Bruineberg (ex-Elegy, Consortium Project) qui reprend les baguettes laissées par Kosta Zafiriou, quant à Uwe Reitenauer (Pink Cream 69, guitare) et Günter Werno (Vanden Plas, claviers), ils sont toujours de la partie. Comme sur Streets Of Fire, le projet a bénéficié de compositeurs extérieurs et ce coup-ci les chansons sont signées Alessandro Del Vecchio (Hardline), Magnus Karlsson (Primal FearAllen-Lande, et un paquet d'autres projets sortis sur Frontiers Records), Timo Tolkki (ex-StratovariusAvalon...), entre autres.

Voilà pour les présentations... Qu'en est-il de la musique ? Et bien, comme je le disais un peu plus haut, ce Thunder In The Distance est dans la lignée des deux albums précédents. En gros, si vous avez aimé Place Vendome jusque-là, il y a de grandes chances pour que ce nouvel opus fasse votre bonheur. Logiquement, si vous n'avez pas accroché aux efforts antérieurs de ce projet, il n'y a aucune raison pour que ça marche davantage cette fois-ci. L'album démarre avec un titre rythmé, un des plus heavy de l'album : Talk To Me. Et il ressemble beaucoup à Streets of Fire. De la même façon que Streets of Fire, chanson d'ouverture de l'album du même nom, ressemblait beaucoup à Cross The Line (chanson d'ouverture du premier album). Efficace à défaut d'être surprenant, donc. La production, elle aussi, est très proche de ce qui s'est fait avant : propre, léchée, chaleureuse. C'est nickel, peut-être trop. Rien de dépasse, c'est un peu lisse, mais c'est le genre qui veut ça. Evidemment, cette remarque peut également s'appliquer aux compos de l'album. Mais pourquoi feindre la surprise ? Après tout, si l'on tient à écouter ce genre de disque, c'est pour avoir notre compte de hits, de mélodies faciles à fredonner sous la douche. On sait bien que la galette va être traversée de claviers gentillets aux sonorités rappelant les 80's (quelques mélodies et arrangements mériteraient d'ailleurs le label "illégal"), de choeurs mignons sur les refrains... Oui, on le sait. Il faut assumer. D'autant plus que le savoir-faire est globalement présent. Reconnaissons que c'est bien fichu et que Michael Kiske et sa voix exceptionnelle brillent de mille feux (attention tout de même au vibrato "Elvis" un peu daté sur certaines fins de phrases).

Bien sûr, cet album contient son lot de tempos enlevés et mélodies optimistes qui font mouche (Thunder In The Distance est dans la lignée de Talk To Me, Broken Wings, Never Too Late sont bien enjouées), de refrains bien troussés et accrocheurs (Fragile Ground, Heaven Lost, Break Out), même la ballade Maybe Tomorrow s'en sort bien et évite l'effet guimauve... Mais, à coté de cela, il y a aussi quelques compos fades qui passent sans trop se faire remarquer. Le petit souci vient du fait que la musique semble parfois trop calibrée ou millimétrée. C'est propre, net et sans bavure mais ça manque un peu de folie et d'âme... ça sent la formule sagement appliquée. Alors soit, il y a de jolies mélodies, un magnifique chanteur... Pour certains, cela sera suffisant, d'autres préfèreront passer leur chemin. Moi, je m'attarde encore un peu sur cet opus agréable mais pas renversant. Ce n'est pas ma faute, c'est ce satané Kiske...

 

Tracklist de Thunder In The Distance :

01. Talk To Me
02. Power Of Music
03. Broken Wings
04. Lost In Paradise
05. It Can't Rain Forever
06. Fragile Ground
07. Hold Your Love
08. Never Too Late
09. Heaven Lost
10. My Heart Is Dying
11. Break Out
12. Maybe Tomorrow
13. Thunder In The Distance

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