Overkill

Artiste/Groupe

Overkill

CD

The Years of Decay

Date de sortie

1989

Style

Thrash Metal

Chroniqueur

Orion

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Alors qu’à cette époque, dans la Bay Area, on n'en finit plus de sortir des groupes de Thrash de grande qualité, sur la côte Est des States, on essaie de ne pas être en reste. La scène New Yorkaise ne se porte pas mal non plus avec, derrière les inévitables Anthrax, Nuclear Assault et Overkill.
The Years of Decay est le quatrième album d'Overkill, paru en 1989.
Je suis sûr que chacun trouvera son bonheur dans la longue carrière du groupe (dix-sept albums studios parus à ce jour). En ce qui me concerne, The Years of Decay y tient une place privilégiée. Voilà pourquoi :

On entre directement dans le vif du sujet avec le vindicatif Time to Kill et sa super intro. Direct, on est assailli par un son bien balaise (excellente production signée Terry Date, de loin la meilleure depuis les débuts d’Overkill) qui met la basse de D.D. Verni, leader du groupe, en valeur. Il faut dire qu’à l’époque, Overkill ne joue qu’avec un seul guitariste, Bobby Gustafson. Au niveau du son, ça laisse plus de place à la basse. Et la basse en premier plan, ce n’est pas si fréquent dans le Thrash. Bonheur double quand on sait que D.D. Verni n’est pas du genre manchot sur une quatre cordes.
Mais il ne s'agit que du hors d'oeuvre car déboulent derrière deux des meilleurs titres écrits par le groupe à ce jour (en tout cas, à mon avis, tout ceci reste très subjectif bien sûr), à savoir Elimination et I Hate le bien nommé. La voix hargneuse de Bobby "Blitz" Ellsworth, au débit hyper rapide mais parfaitement maîtrisé fait merveille. Quand il vocifère "I Hate", on sent que c’est effectivement le cas. Ces deux titres sont de véritables concentrés d’énergie dévastatrice. On note aussi un excellent boulot du guitariste. Nothing To Die For qui suit ne ralentit pas la cadence et laisse de nouveau une grande place à D.D. Verni qui nous fait une petite démonstration de son talent au cours du morceau.
Passée cette entrée en matière qui, à elle seule, vaut déjà l'investissement (à mon sens), voici qu'un Skullkrusher d'anthologie pointe le bout de son nez : jamais un groupe de Thrash n'avait joué aussi... lentement ! Dix minutes de lourdeur malsaine (à part le passage central en accéléré). Il fallait oser un tel titre.
Après cette entracte au rythme pachydermique, retour sur de l’agressif bien ficelé et au refrain bien speed avec Birth of Tension, où le batteur Sid Falck montre qu’il excelle dans le changement brutale de tempo.
Mais ce n'est pas terminé, deux autres joyaux arrivent encore : tout d’abord le bien lourd de nouveau, Who Tends the Fire, avec son intro inquiétante. Et surtout la ballade du genre apocalyptique, The Years of Decay. Une grande première pour Overkill et une grosse réussite d'entrée avec sa longue montée en puissance et son refrain repris en chœur sur le final (grand moment !)
Et pour finir comme on a commencé, un Evil Never Dies hargneux à souhait.

Alors, évidemment, celui qui ne cherche dans un album de Thrash que du défouraillage en règle, de la violence gratuite et de l’agressivité sans bornes (c’est bien aussi, attention) n’aura sans doute pas la même opinion que moi au sujet de cet album. The Years of Decay est, il me semble, l’album le plus varié d’Overkill. Du lourd, du speed, de l’agressivité et même de la ballade et le tout sans se compromettre.
Mon album préféré d’Overkill. Celui qui est passé le plus souvent sur ma chaîne depuis sa sortie, il y a plus de vingt ans…

 

Tracklist de The Years of Decay :

01. Time to Kill
02. Elimination
03. I Hate
04. Nothing To Die For
05. Playing with Spiders / Skullkrusher
06. Birth of Tension
07. Who Tends the Fire
08. The Years of Decay
09. E.vil N.ever D.ies

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