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Name
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C H R O N I Q U EName…drôle de nom pour un groupe, non ? Non. Ce qui est étrange, c'est que ce sont des initiales signifiant New Approach to Martyrs Expressions. Assez zarbi aussi, le titre de l'album est une parodie du hit des eighties des Buggles "Video killed the Radiostar". Okay. On comprend un peu mieux à quoi on a affaire. C'est donc un groupe parodique à la Ultra Vomit, mais en version américaine. Et encore une fois, non. Car à peine a-t-on mis la rondelle dans le lecteur, que l’on revoit son jugement, puisqu'on est parti pour treize pistes de pure folie. On ne capte rien, on pense à beaucoup d'autres groupes, on se dit tous les changements de rythmes et d'ambiances, donc toutes les trente secondes : "Sont tarés ces mecs !". Surtout on jubile. Trop rares sont les groupes qui sont complètement imprévisibles et qui ne se fixent aucune limite si ce n'est celles de leurs instruments et de leur technique. Ce premier LP (en dix ans d'existence) est un condensé de tout ce qui se fait de barré dans la musique. Aussi violent et impossible à jouer que du Dillinger Escape Plan, aussi fou - dans le sens marrant et expérimental - que Frank Zappa. Un autre exemple au cas où vous auriez pas pigé le truc : imaginez Napalm Death jouant du Mr Bungle de façon jazzy et Michel Petrucciani reprenant du Nostromo, le tout dans le même morceau ? C'est bon vous l'avez ? Ca a le mérite de nous faire un peu oublier ce qui passe sur les ondes : la zik calibrée, surproduite, synthétique, répétititive, insupportable, les paroles ineptes, les voix insoutenables, les chanteurs gnangnan... Name est l'exact oppposé de tout ça. C'est certain, ce skeud ne sera pas certifié platine, le single ne sera pas clippé pour MTV et ne saurait contribuer à remplir des stades. Barré est un mot assez faible pour décrire les soixante dix sept minutes de cet album. Dans des tons souvent hardcore, jazz parfois, grindcore aussi, electro (sur « Dave Mustaine », si c’est pas génial comme titre ??!!?), et j’allais oublier, pop prog planante, cette musique déglingue, bourrine, temporise, contre-temporise, ça braille à tout va, ça choriste, ça growle, bref, ça part tellement dans tous les sens qu’on s’y perd mais en tout cas tout ceci ne peut laisser indifférent. C’est tout à l'honneur des créateurs de cet OVNI. A suivre de près donc ; entendre cette musique jouée en live doit être une expérience, disons, singulière.
PS : Cette chronique est assez décousue, un peu en roue libre, loin du standard de la chronique bien écrite, avec un plan cohérent et un avis objectif et surtout, une connaissance pointue du sujet. Désolé, l’écoute assidue et répétée de cet album m’a retourné le cerf veau.
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