MESHUGGAH

Artiste/Groupe

Meshuggah

Album

Obzen

Date de sortie

7 Mars 2008

Style

Trash/Death Indus

Chroniqueur

Damien

Note

19/20

Site Officiel

www.meshuggah.net

C H R O N I Q U E

Mesdames et messieurs, 2008 à peine commencé que la première bombe atomique vient pulvériser nos oreilles. Premier maître d'un genre a se coller à l'exercice, Meshuggah, proclamé empereur galactique de la polyrythmie.

Premier contact avec nos suédois frappadingues préférés, la pochette : étrange, moderne, sanglante. Moins abstraite (quoique) que les deux dernières mais plus directe.

Ensuite le titre : Obzen. Meshuggah se met au yoga ! Mais non, c'est une sorte de concept.

Start.

Le groupe coupe littéralement le souffle en démarrant par Combustion : un TGV lancé à 500 kilomètres/heures dans lequel il est plus que ardu de monter ! Niveau rythmique, c'est la grande fête, le batteur est toujours aussi bon et Jens hurle comme un damné derrière son micro. Bienvenu dans Obzen.

Puis le rythme ralentit, Electric Red nous envoie une décharge made in Chaosphère, Contretemps ravageurs, avenir incertain, dieu que c'est bon ! Le son est énorme, la puissance de frappe du groupe est cataclysmique, la production est digne d'un 747 qui aurait décidé de faire parler ces moteurs un soir de tremblement de Terre. Puissance, clarté, le son est parfait ! Troisième claque avec Bleed, sorte d'immense toile d'araignée tissée par une section rythmique qui bastonne version 38 tonne lancé à tombeau ouvert sur l'autoroute du désert. Mid tempo, riffs orageux, sentiment de colère étouffée, sa déblatère sec . Et là off. Petites notes, on respire. Difficilement mais on respire Meshuggah nous accorde une pause ! Une pause ! Bon bien entendu c'est juste pour bien se reprendre la montée décérébralisée des suédois mais quand même ! L'assemblage de note hautement improbable qui nous accueil sur Lethargica assomme littéralement Rampant, lourd, écrasant, aussi rassurant que des lumières d'une bagnole de flics un soir de brouillard épais, voici un énorme morceau. Le rythme reprend du poil de la bête pour le très méchant morceau titre, vraie bombe in youri face qui se paye même le luxe d'être groovy (!), court, déchaîné pour un morceau de Cyber Indus ravageur. The Spiteful Snake nous replonge en 1996, époque du terrible Destroy Erase Improve. On y pense beaucoup, comme si D.E.I. avait été produit en 2008 ! Et cette fin de morceau...sublime ! Puis la complexité reprend le dessus pour un Pineal Gland Optics de pure folie, Les riffs nous imposent une mélodie impossible, le sol tremble. Pravus accélère encore, majestueux, ténébreux, épuisant de puissance. Et arrive déjà le dernier morceau, Dancers To A Discordant System,. Intro en forme de Tetris, Kidman est menaçant, flippant, et hop le refrain explose. Arrivé à la frontière des 5 minutes tout éclate, le virus planqué au milieu du système surgit et finit de nous contaminer avec sa mélodie finale. Mélodie qui tourne, qui tourne, et soudain plus rien...le silence. C'est fini. Hagard, hébété, K.O., on cherche desesperement un point familier pour reprendre vie. On ne reconnaît plus rien. On ne comprend plus rien. L'écoute d'Obzen nous déphase. Totalement. Voici le disque idéal pour formater (en language informatique) votre cerveau. Une remise à zéro musicale. On efface tout les groupes soit disant foux et extrême, on reprend tout. Jamais Meshuggah n'a été aussi efficace, puissant, et ténébreux. Car oui, au delà de la puissance féroce d'Obzen, c'est surtout l'aura noire d'Obzen qui surprend. Meshuggah vous avait déçu avec I et Catch 33 ? Oubliez donc, c'était le grand calme avant la tempête. Oubliez aussi Nothing, Destroy Erase Improve, Chaosphere, simples brouillons d'Obzen. Obzen, disque le plus impénétrable du groupe,. Mais Obzen musique de l'absolution éternelle Choisissez, mourrez, respirez, vivez, voici l'ère Obzen. Et celle-ci ne fait que commencer...quelle baffe !