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Helloween
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C H R O N I Q U EAprès la secousse que fut le premier volet des aventures du gardien des sept clés, autant dire que la suite était attendue avec impatience. Après un tel album, le monde du metal ne pouvait désormais plus ignorer les citrouilles teutonnes... d'autant plus qu'il avait également fait la découverte d'un chanteur d'exception en la personne de Michael Kiske. Essai transformé par Helloween donc, et en beauté ! Certes, le groupe peaufine son côté mélodique et continue de perdre en rugosité, cependant il se révèle être une redoutable machine à hits. Les singles Dr. Stein et I Want Out sont là pour en témoigner. N'allez pas croire pour autant que cet album n'est pas "metal". Ce disque est la parfaite synthèse de tout ce pour quoi Helloween est connu et réputé aujourd'hui. La production est bonne. Le son est assez puissant et dynamique... même si on ne peut s'empêcher de constater que tout cela sonne un peu plus propre et moins agressif que par le passé. Cependant, c'est assez logique : le fond et la forme sont en adéquation. Alors soit, on s'est vraiment éloigné d'un Walls Of Jericho, en termes d'agressivité ou de tempos ultra-rapides, mais quelle classe ! Michael Kiske nous livre une prestation vocale époustouflante, et c'est la dernière fois que Kai Hansen nous émerveille de par son jeu de guitare, car il quittera le groupe à la fin de la tournée et s'en ira former Gamma Ray. A n'en point douter, cet album clôt une période que l'on pourrait qualifier d'âge d'or pour Helloween, qui se voit d'ailleurs proposer pour l'occasion une tournée avec Iron Maiden. En parlant de la Vierge de Fer, sachez que beaucoup prédisaient aux Hambourgeois un avenir aussi radieux que celui de la bande à Steve Harris. Les nouveaux Maiden, c'était eux et personne d'autre ! Cela peut se comprendre, dans le contexte. En 1988, nos chères citrouilles avaient déjà aligné trois excellents albums (toujours considérés comme des classiques du genre depuis), de plus, l'art de la prestation scénique n'avait pas de secret pour ces messieurs... mais ça, c'était juste avant que le groupe ne subisse une longue traversée du désert. Et oui, l'alchimie aura bien du mal à perdurer après le départ de Kai Hansen, les démélés juridiques avec leur maison de disques suivront, les albums flirtant dangereusement avec la médiocrité aussi... Ingo Schwichtenberg, batteur du groupe, dépressif à tendance schizophrène, se fera limogé, et finira par se suicider en 1995. Mais oui, Helloween avait tout pour devenir énorme, réécoutez donc les Keeper Of The Seven Keys si vous n'en êtes pas convaincus !
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