C H R O N I Q U E
Passiondale. Oh que oui le titre intrigue. Après une petite recherche, vous trouvez deux choses en rapport avec ce nom : une chanson moisie d'Iron Maiden et le lieu auquel elle fait référence, le théatre d'une bataille décisive de la première guerre mondiale, quelque part dans les flandres. Passionnant
hors contexte, cette indication se révèle un poil moins explicite dans le menu de ce nouveau God Dethroned.
Cantonné a cirer le banc de la première
division du Death européen a cause d'une musique motivée mais pas toujours jouée dans le bon rythme, le groupe au line up remanié revient conquérir
sa place. Allusion a la guerre donc, mais aussi à au Death. Oscillant entre vitesse plaisante et brutale (le facteur qui permit le dénouement de cette bataille,
si vous avez suivi, la vitesse) et ralentissements doomesques pour ne pas laisser de survivants a l'assaut, les néerlandais nous récitent leur propre vision du
Death. Saupoudré de mélodies nordiques pas toujours du meilleur effet, de noms de chanson très fins (No Survivors, Behind Enemy Lines, No Man's Land,
Drowning in Mud), et d'une voix de mort vivant souvent efficace mais parfois redondante, ce Death là n'est pas dépourvu d'idées et d'envie mais dès
qu'on y rencontre des voix claires comme celles de No Survivors là où on attendait un déluge de barbarie, on se dit que cette fois ci ne sera encore pas
la bonne. Il n'ont pas du comprendre ce qu'était le Death. Trop de mélodie nuit a la brutalité, et là c'est le cas. C'est... Triste de voir qu'un groupe qui
aurait pu être plus que ça n'est au final qu'un groupe bancal qui ne confirmera pas tout de suite ce a quoi il prétend.
Dommage, on note des points qui
promettent beaucoup, mais dès la seconde d'après le groupe par ses maladresses anéanti tout espoir de trouver là un nouveau dieu du Death.
On attendra alors le prochain essai ? Mais en a-t-on envie ? Il est peut être temps de se rendre compte que God Dethroned ne sera jamais ce qu'il veut,
et que si il est en seconde division avec un maigre temps de jeu c'est peut être mérité. Ouais. C'est dur. Mais la vie, et surtout le Death, c'est comme ça.
Sans pitié. Pas comme eux.
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