Accept

Artiste/Groupe

Accept

CD

Restless and Wild

Date de sortie

1982

Style

Heavy Metal

Chroniqueur

Orion

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Revenons quelques années en arrière si vous le voulez bien. En ce début des années 80, les albums de Metal ne pleuvent pas par centaines tous les mois. Quelques noms sonnent déjà comme des références parmi les hardos (nom du metalleux de l’époque) et Accept commence à se frayer un chemin parmi eux. Fort d’un album bien reçu par la critique (Breaker), le combo allemand déboule en 1982 avec ce Restless and Wild sous le bras, album qui va sévèrement marquer les esprits.

Cet album à la pochette trompeuse (non, ce n’est pas un live – d’ailleurs, une autre pochette représentait deux Flying V en feu mais en France, on a eu droit à celle-là) commence de la plus belle des façons :
Un diamant se pose sur un vieux disque. Quelques craquements. Une petite musique traditionnelle retentit (reprise en des temps obscurs par la Wehrmacht, ce qui vaudra au groupe de se faire taxer de nazis, ben voyons !) et soudain le diamant dérape, ponctué par un hurlement de malade... c'est parti ! Fast as the Shark, la tornade absolue. Double pédale d’un bout à l’autre du titre, rythmique en béton armé, solo jubilatoire et voix au papier de verre. Jamais Accept n'avait joué un titre aussi rapide. Le premier morceau Speed Metal ? Ca y ressemble bien. En tout cas, après ces trois minutes quarante de folie, on est assommé. mais pas le temps de respirer car voici qu'enchaîne directement Restless and Wild, un véritable rouleau compresseur. Un titre hyper efficace comme Accept sait nous en servir, avec des chœurs monstrueux, marque de fabrique du groupe. Ahead of the Pack et Shake your Heads sont dans la lignée, deux titres bétons pour se dévisser les cervicales.
Neon Nights, qui termine la première face de l’album (mais pas du CD, il n’y a rien sur l’autre face, n’essayez pas de le retourner), est un titre bien plus surprenant. Un morceau à l’atmosphère assez glauque avec un démarrage tout en douceur avant de devenir bien lourd et une petite accélération sur le final. A propos de douceur, pour cet album, Accept n’a pas enregistré de ballade (il y en avait jusqu’alors sur chaque album du groupe).
La seconde face n’est pas en reste. Car si elle ne démarre pas de façon aussi expéditive que la première, elle n’en demeure pas moins un petit bijou du genre avec notamment ses deux derniers morceaux. J’ai vraiment un faible pour Don’t Go Stealing my Soul Away qui n’est pas l’un des morceaux les plus connus d’Accept mais qui est construit sur un riff très efficace et possède un refrain super bien fichu. Un titre qui annonce les Midnight Mover et autre Monsterman.
Le point d’orgue étant bien sûr le monumental Princess of the Dawn. Quel titre, mes amis ! Un de ces morceaux qui ont construit la légende du groupe (voire celle du Metal). Je connais bien des groupes de Metal actuels qui vendraient leur âme au music business pour posséder dans leur CV ne serait-ce qu'un ou deux titres de la trempe d'un Fast as a shark ou d'un Princess of the Dawn. Accept, lui, a réuni ces deux morceaux sur le même album.

L’image du lutin hurleur en treillis et de ses grands acolytes tout en noir va commencer à envahir les pages des magazines spécialisés de l’époque. Accept, le groupe dont il allait falloir suivre les exploits.
Si l’année 1982 a vu naître quelques uns des plus grands albums de Metal (The Number of the Beast, Screaming for Vengeance, Blackout), il ne fait aucun doute que ce Restless and Wild fait partie de ceux-ci : un album qui défie le temps.
Cet album n'est pas simplement un album culte du Heavy Metal, il EST le Heavy Metal.

 

Tracklist de Restless and Wild :

01. Fast as a Shark
02. restless and Wild
03. Ahead of the Pack
04. Shake your Heads
05. Neon Nights
06. Get Ready
07. Demon's Night
08. Flash Rockin' Man
09. Don't Go Stealing my Soul Away
10. Princess of the Dawn

Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum !